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Pragmatique de la reformulation. Types de discours, interactions didactiques
Schuwer Martine ; Le Bot Marie-Claude ; Richard El
PU RENNES
18,00 €
Épuisé
EAN :9782753507487
Les "philosophes du langage ordinaire", parmi lesquels Austin et Grice, doivent, paradoxalement, être comptés parmi les fondateurs de la pragmatique linguistique. Alors qu'ils ne se disaient pas linguistes, ils se sont intéressés aux fonctions du langage, et plus particulièrement aux actes que le langage permet d'accomplir. Leurs contemporains linguistes quant à eux, ont - étonnamment - tardé à s'intéresser à cette dimension de l'activité langagière que délaissaient les domaines plus classiques de Ia syntaxe et la sémantique. Dans les années 1960, les travaux de Jakobson et Benveniste ont de façon décisive contribué à décentrer l'attention des linguistes vers les différentes fonctions du langage et les conditions de l'énonciation, puis les recherches de Ducrot ont conduit à distinguer clairement contenu informatif et visée pragmatique. La prise en compte de l'énonciation et de l'interaction verbale a ainsi marqué les fondements de la pragmatique linguistique. Si l'on veut bien considérer la reformulation comme un véritable "acte de parole", on comprendra qu'elle s'avère être un des modes de structuration des discours. L'appel à la reformulation est incontournable en effet lorsqu'il s'agit, par exemple, de traiter d'un même thème sur différents registres, lors de la vulgarisation de découvertes scientifiques ou de la présentation orale d'un discours écrit. Le contexte didactique se prête lui aussi, tout naturellement à l'exercice de la reformulation, et l'analyse des opérations qu'elle engage informe sur les stratégies développées tant par les apprenants que par les enseignants. Ce que révèlent les travaux de ce volume, c'est que la reformulation constitue un acte de langage à visées multiples directement liées à ses conditions d'énonciation; au gré de l'énonciateur, elle peut servir divers propos, construire de subtiles interactions, témoigner selon les cas de visées polémiques ou bien réparatrices: elle participe dans tous les cas à la dynamique du discours.
Ecrire de façon efficace constitue un atout pour la vie personnelle et professionnelle. Effort de synthèse, de mise en page, utilisation d'abréviations, usage des meilleurs outils...: l'écriture sous forme de notes n'est qu'une technique qu'il est possible d "acquérir et de perfectionner par la pratique. Vous trouverez ici l'ensemble de ces méthodes pour construire ou affiner vos acquis."
Le Bot Marie-Claude ; Schuwer Martine ; Richard El
Reformuler, c'est formuler à nouveau et ou formuler différemment, peut-on lire dans les dictionnaires: or, si le préfixe re- a bien pour une de ses acceptions celle d'itération, formuler, en revanche, engage toujours une situation d'énonciation singulière, forcément unique et distinctive. La reformulation s'inscrit donc dans un processus particulier qui, dans le même temps qu'il pose un dit nouveau, re-dit un propos antérieur. Ainsi, la reformulation impose-t-elle dans on mieux-dit du déjà-dit, et c'est ce phénomène langagier si partciulier qui a retenu l'attention des recherches présentées dans ce volume. De la paraphrase à la glose méta-énonciative, les études des années quatre-vingt/quatre-vingt-dix sont marquées par l'apport de nouveaux outils de description; et ont vu la diversification des points de vue disciplinaires, ainsi que des champs d'observation du dire lorsqu'il est reformulé. Ainsi, qu'elle altère, corrige ou module le déjà-dit, la reformulation est à l'?uvre dans tous les types de discours, oraux et écrits; signalant un mieux-dire, elle oblige aussi à prendre en considération l'étude de la cohérence des textes et discours. Cet ouvrage veut donc faire le point sur les travaux les plus récents en interrogeant le concept de reformulation sous les deux angles complémentaires des marqueurs linguistiques par lesquels elle se signale et des stratégies énonciatives dans lesquelles elle se déploie.
Tillier Bertrand ; Archambault Fabien ; Schuwer Ol
Résumé : Comment l'essor du sport, ses pratiques individuelles et collectives, ont-ils cristallisé des enjeux sociaux et culturels à une période où les Jeux olympiques symbolisaient la volonté de ranimer l'esprit de l'Antiquité ? De l'époque impressionniste aux avant-gardes du premier quart du XXe siècle, l'ouvrage En jeu ! Les artistes et le sport (1870-1930) met en lumière peintres, sculpteurs, graveurs et photographes qui médiatisèrent les mutations du sport dans leurs oeuvres, la presse ou les affiches illustrées, en y voyant une expression de la modernité. Honoré Daumier, Edgar Degas, Gustave Caillebotte, Thomas Eakins, Ferdinand Gueldry, Paul Signac, Henri de Toulouse-Lautrec, Aristide Maillol ou Robert Delaunay sont quelques-uns des artistes, parfois eux-mêmes sportifs, attentifs à la course, l'équitation, la lutte, l'aviron, la boxe, au cyclisme, au football ou au rugby, qui observèrent les corps en mouvement, traduisirent l'expressivité des attitudes et des gestes et interrogèrent les sportifs en nouveaux héros lancés à la conquête de performances.
Ce qu'il faut retenir de l'épisode de la Tour de Babel, qui a inscrit dans la mythologie du monde occidental le lien entre Parole et Pouvoir, ce n'est pas le fait que la diversité des langues ait semé la confusion chez les hommes, anéantissant de facto leur projet gigantesque. Ce que met en exergue ce mythe, c'est le pouvoir attribué à la langue, puisqu'il a suffi, pour annihiler le pouvoir des hommes, de les priver de cette langue. Le rapport dialectique qu'entretiennent Parole et Pouvoir est une source constante d'inspiration et de réflexion. La permanence de cette problématique repose sur le caractère éminemment équivoque des liens susceptibles d'être noués entre ces deux modes d'expression : car il est remarquable que l'un comme l'autre puisse servir de support à la conquête de l'autre, et cette instrumentalisation réciproque potentielle explique la complexité des synergies sous-jacentes. En un mot, et en schématisant, la Parole peut s'avérer aussi bien instrument d'aliénation que de libération. Ce thème est universel : il ne connaît pas de frontières, il est insensible au temps. La littérature nous le dit, qu'elle désire parler du réel, de mondes épiques ou imaginaires, et par-delà tous les genres. Ces recherches en témoignent, qui explorent et analysent le discours à travers le prisme des tensions inhérentes au couple " Parole et Pouvoir " Cervantès, Buzzati, Tolkien, Joyce et Pirandello... aucun n'échappe à la question, tous l'ont traitée.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.