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La reformulation. Marqueurs linguistiques, stratégies énonciatives
Le Bot Marie-Claude ; Schuwer Martine ; Richard El
PU RENNES
18,00 €
Épuisé
EAN :9782753506862
Reformuler, c'est formuler à nouveau et ou formuler différemment, peut-on lire dans les dictionnaires: or, si le préfixe re- a bien pour une de ses acceptions celle d'itération, formuler, en revanche, engage toujours une situation d'énonciation singulière, forcément unique et distinctive. La reformulation s'inscrit donc dans un processus particulier qui, dans le même temps qu'il pose un dit nouveau, re-dit un propos antérieur. Ainsi, la reformulation impose-t-elle dans on mieux-dit du déjà-dit, et c'est ce phénomène langagier si partciulier qui a retenu l'attention des recherches présentées dans ce volume. De la paraphrase à la glose méta-énonciative, les études des années quatre-vingt/quatre-vingt-dix sont marquées par l'apport de nouveaux outils de description; et ont vu la diversification des points de vue disciplinaires, ainsi que des champs d'observation du dire lorsqu'il est reformulé. Ainsi, qu'elle altère, corrige ou module le déjà-dit, la reformulation est à l'?uvre dans tous les types de discours, oraux et écrits; signalant un mieux-dire, elle oblige aussi à prendre en considération l'étude de la cohérence des textes et discours. Cet ouvrage veut donc faire le point sur les travaux les plus récents en interrogeant le concept de reformulation sous les deux angles complémentaires des marqueurs linguistiques par lesquels elle se signale et des stratégies énonciatives dans lesquelles elle se déploie.
L'avènement d'une démocratie électronique apporte avec elle son lot d'innovations. Vote électronique, blogs, forums de discussion... Internet change notre façon de communiquer et de nous exprimer. Il offre, ce faisant, de nouveaux outils à la démocratie. Le citoyen s'en saisit pour accroître sa participation. Les élus l'utilisent pour renforcer leur communication. Le juriste, conformément à son office, s'efforce d'accompagner et de réguler ces évolutions. Avec quel bonheur? Le droit actuel offre-t-il un cadre adapté à l'avènement d'une démocratie électronique? Les concepts de citoyenneté, de droits fondamentaux ou encore de participation doivent-ils être réévalués à l'ère numérique? L'Internet lui-même est-il démocratique? Autant de questions décisives auxquelles les auteurs, universitaires, juristes et politistes, répondent avec la rigueur de l'analyse juridique et les outils éprouvés de la science politique.
Facebook est devenu le réseau social, même pour ceux qui n'y sont pas et, en quinze ans, l'interface élémentaire de notre monde connecté. C'est une communauté inédite dans l'histoire de l'humanité où se côtoient 2,4 milliards d'individus, un capharnaüm insensé où tous les aspects de la vie sont abordés sans hiérarchie, un panoptique effrayant, un bazar polyglotte multiculturel administré par plus de 30 000 employés répartis à travers le monde, un gisement incommensurable et en perpétuelle expansion de données captées, et un empilement insensé d'actifs financiers dont la capitalisation boursière avoisine les 500 milliards de dollars en 2019. Le modèle économique est simple : la plateforme a engendré une immense régie publicitaire qui a su transformer toutes les données personnelles que ses utilisateurs ont vaguement consenti à lui livrer en informations utiles pour tous types d'annonceurs souhaitant atteindre des populations ciblées. Sans oublier "l'aspiration" par des officines de ces mêmes données dans le but d'influer sur des élections. Mais si tout le monde connaît Facebook, qui connaît vraiment Mark Zuckerberg ? Impossible de dissocier l'architecte de son grand oeuvre. Enquêter sur celui qui a été le plus jeune milliardaire de la planète, c'est tenter de cerner ce qui anime l'un des créateurs emblématiques du "capitalisme de surveillance". Avec l'espoir ténu qu'il n'ait pas engendré un monstre capable, au bout du compte, de détruire nos sociétés démocratiques.
Durant le régime de Vichy, les spoliations antisémites ont concerné environ 50 000 biens de toute nature et ont impliqué l'engagement de l'administration française, mais aussi celui de la société. Comment se met en place l'adhésion à une politique d'exclusion ? Comment s'élaborent les mécanismes du rejet de l'autre, qu'il soit juif, étranger, concurrent sur le plan économique ? Plus largement, quelles relations peut-on établir entre crises économiques et crises politiques ? Quel rôle ont exercé les classes moyennes patronales ? Un processus réactionnaire s'élabore, se construit, se fabrique. Pour en décrire les étapes, les contours, les facteurs d'explication, Florent Le Bot prend le parti de s'intéresser au monde du cuir. Il aboutit au constat que l'engagement d'une partie des professionnels dans la spoliation de leurs confrères juifs s'inscrit dans un rejet plus ancien et plus profond des mutations de l'économie, imputées dès les années 1930 à quelques grands groupes désignés comme " juifs " (les Chaussures André), stigmatisés comme étrangers (le groupe Bata), ou aux artisans juifs originaires d'Europe de l'Est. Les revendications protectionnistes, à tonalité xénophobe et antisémite, les postures réactionnaires d'opposition à la modernisation industrielle dessinent ainsi une ligne de continuité, des années 1930 aux années 1950, et ce malgré la réalité des restitutions de biens spoliés après guerre. En mêlant histoire politique, économique et sociale, ce livre permet de comprendre les mouvements de fond de la société française à la veille des Trente Glorieuses.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.