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Parole et pouvoir. Tome 1, Le pouvoir en toutes lettres
Schuwer Martine
PU RENNES
18,00 €
Épuisé
EAN :9782868477804
Ce qu'il faut retenir de l'épisode de la Tour de Babel, qui a inscrit dans la mythologie du monde occidental le lien entre Parole et Pouvoir, ce n'est pas le fait que la diversité des langues ait semé la confusion chez les hommes, anéantissant de facto leur projet gigantesque. Ce que met en exergue ce mythe, c'est le pouvoir attribué à la langue, puisqu'il a suffi, pour annihiler le pouvoir des hommes, de les priver de cette langue. Le rapport dialectique qu'entretiennent Parole et Pouvoir est une source constante d'inspiration et de réflexion. La permanence de cette problématique repose sur le caractère éminemment équivoque des liens susceptibles d'être noués entre ces deux modes d'expression : car il est remarquable que l'un comme l'autre puisse servir de support à la conquête de l'autre, et cette instrumentalisation réciproque potentielle explique la complexité des synergies sous-jacentes. En un mot, et en schématisant, la Parole peut s'avérer aussi bien instrument d'aliénation que de libération. Ce thème est universel : il ne connaît pas de frontières, il est insensible au temps. La littérature nous le dit, qu'elle désire parler du réel, de mondes épiques ou imaginaires, et par-delà tous les genres. Ces recherches en témoignent, qui explorent et analysent le discours à travers le prisme des tensions inhérentes au couple " Parole et Pouvoir " Cervantès, Buzzati, Tolkien, Joyce et Pirandello... aucun n'échappe à la question, tous l'ont traitée.
Le Bot Marie-Claude ; Schuwer Martine ; Richard El
Reformuler, c'est formuler à nouveau et ou formuler différemment, peut-on lire dans les dictionnaires: or, si le préfixe re- a bien pour une de ses acceptions celle d'itération, formuler, en revanche, engage toujours une situation d'énonciation singulière, forcément unique et distinctive. La reformulation s'inscrit donc dans un processus particulier qui, dans le même temps qu'il pose un dit nouveau, re-dit un propos antérieur. Ainsi, la reformulation impose-t-elle dans on mieux-dit du déjà-dit, et c'est ce phénomène langagier si partciulier qui a retenu l'attention des recherches présentées dans ce volume. De la paraphrase à la glose méta-énonciative, les études des années quatre-vingt/quatre-vingt-dix sont marquées par l'apport de nouveaux outils de description; et ont vu la diversification des points de vue disciplinaires, ainsi que des champs d'observation du dire lorsqu'il est reformulé. Ainsi, qu'elle altère, corrige ou module le déjà-dit, la reformulation est à l'?uvre dans tous les types de discours, oraux et écrits; signalant un mieux-dire, elle oblige aussi à prendre en considération l'étude de la cohérence des textes et discours. Cet ouvrage veut donc faire le point sur les travaux les plus récents en interrogeant le concept de reformulation sous les deux angles complémentaires des marqueurs linguistiques par lesquels elle se signale et des stratégies énonciatives dans lesquelles elle se déploie.
Prendre des notes : on songe immédiatement aux millions d'élèves et d'étudiants astreints chaque jour à ce travail, le plus souvent sans réelle formation préalable. Pourtant, la prise de notes n'est qu'une technique qu'il est possible d'acquérir et de perfectionner par la pratique : effort de synthèse, de mise en page, utilisation d'abréviations, usage des meilleurs outils... Vous trouverez ici l'ensemble de ces " recettes " afin de construire ou d'affiner votre propre méthode. Au-delà de cet usage " scolaire ", prendre des notes de façon rapide et efficace constitue un atout pour toute la vie, tant professionnelle que personnelle. C'est pourquoi de nombreuses occasions sont évoquées tout au long de cet ouvrage : réunions, journal intime, Internet, notes de lecture...
Tillier Bertrand ; Archambault Fabien ; Schuwer Ol
Résumé : Comment l'essor du sport, ses pratiques individuelles et collectives, ont-ils cristallisé des enjeux sociaux et culturels à une période où les Jeux olympiques symbolisaient la volonté de ranimer l'esprit de l'Antiquité ? De l'époque impressionniste aux avant-gardes du premier quart du XXe siècle, l'ouvrage En jeu ! Les artistes et le sport (1870-1930) met en lumière peintres, sculpteurs, graveurs et photographes qui médiatisèrent les mutations du sport dans leurs oeuvres, la presse ou les affiches illustrées, en y voyant une expression de la modernité. Honoré Daumier, Edgar Degas, Gustave Caillebotte, Thomas Eakins, Ferdinand Gueldry, Paul Signac, Henri de Toulouse-Lautrec, Aristide Maillol ou Robert Delaunay sont quelques-uns des artistes, parfois eux-mêmes sportifs, attentifs à la course, l'équitation, la lutte, l'aviron, la boxe, au cyclisme, au football ou au rugby, qui observèrent les corps en mouvement, traduisirent l'expressivité des attitudes et des gestes et interrogèrent les sportifs en nouveaux héros lancés à la conquête de performances.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.