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La modernité littéraire indienne. Perspectives postcoloniales
Castaing Anne ; Guilhamon Lise ; Zecchini Laetitia
PU RENNES
16,00 €
Épuisé
EAN :9782753508989
L'émergence d'une " modernité " littéraire indienne est indissociable à la fois de la rupture coloniale et d'une continuité culturelle avec les traditions préexistantes. Les textes rassemblés ici proposent de réexaminer le sens et la portée de la question postcoloniale, entendue comme exploration critique de l'altérité et de la diversité, à la lumière de cette modernité. Dans ce but, cet ouvrage obéit à une triple visée : faire une large place aux littératures indiennes en langues vernaculaires, des littératures trop souvent méconnues par les études postcoloniales qui tendent à privilégier les textes en anglais ; offrir au lecteur des traductions de plusieurs textes littéraires reflétant la complexité des héritages et des métissages qu'inventent ces littératures ; et enfin proposer des articles critiques écrits par des universitaires français ainsi que par des auteurs et intellectuels indiens revenant sur leur pratique d'écriture et sur les tensions traversant les cultures composites qui ont nourri et façonné cette pratique. Il s'agit ainsi d'explorer dans leur spécificité poétique et sans jamais les réduire à une lecture documentaire ou exotique, les littératures indiennes modernes dans leur ensemble et dans leur diversité en étudiant le dialogue complexe et mouvant qui se développe entre ces littératures, généralement dissociées par la critique, et le processus historique au sein duquel elles émergent.
Cet ouvrage explore les liens intimes entre littérature et performance spectaculaire en Asie du Sud (récitation, théâtre, danse, musique). Récitation poétique, théâtre de rue, danse, performance musicale : quelle que soit son expression, la performance est, en Asie du Sud, indissociable de la littérature, et participe à sa production comme à sa transmission. Des performances du K??iy???am au Kérala à la danse Bharatan??yam, des musha'ira de la tradition persane présente dans le nord du sous-continent indien, à la poésie de cour au Népal ou dans le royaume de Gwalior (Madhya Pradesh), ce volume s'intéresse tant à la valorisation du spectaculaire qu'à la mobilisation du spectateur et aux usages de cette mobilisation, par la représentation théâtrale, la récitation, la danse, la performance musicale et chantée. Ce volume propose d'explorer différents aspects de la performance en Asie du Sud en examinant tant les sources et les procédés verbaux et non-verbaux de la dimension émotionnelle de la performance que ses usages politiques ou esthétiques. Il s'agit de confronter les théories traditionnelles, les concepts récents de la recherche et les pratiques effectives et historiques afin d'éclairer la force émotionnelle de la performance littéraire en Asie du Sud, la nature et l'impact de l'expérience esthétique, mais aussi la façon dont la performance crée et entretient des " cultures émotionnelles " indissociables du contexte historique, social et anthropologique.
A l'heure où se banalisent les discours féministes et, avec eux, une conception universelle de l'émancipation ; à l'heure où les questions de différence et d'intégration deviennent cruciales pour penser les sociétés contemporaines dans le Nord comme dans le Sud, il est urgent de conserver une réflexion dynamique sur la diversité comme sur l'hétérogénéité du genre et de ses formulations. Cet ouvrage propose donc une réflexion sur les corrélations et les négociations entre genre et nation (coloniale comme postcoloniale), sur la représentation fantasmée de l' "Oriental. e" et sur la cristallisation des identités nationales, religieuses et de genre. Il interroge ainsi les singularités culturelles et historiques du genre et de ses formulations, des subalternités et de leurs modes de résistance. Il s'intéresse enfin à la dimension genrée des migrations coloniales et postcoloniales. L'approche plurielle que ce volume propose de l'articulation entre identités de genre et débat postcolonial dérive d'une valorisation de la circulation des disciplines et des méthodes (histoire, anthropologie, histoire littéraire, poétique, esthétique cinématographique, philosophie), toutes préoccupées par des questions de représentations. Elles mobilisent de même des terrains divers, au Nord comme au Sud (Afrique du Sud, Antilles, Inde, Viêtnam, Canada, Nouvelle-Calédonie, Maroc), colonisés comme décolonisés, certains demeurant peu sollicités par la critique postcoloniale.
Le 15 août 1947, au moment où l'Inde obtenait son indépendance, l'Asie du Sud donnait naissance à un nouvel Etat, le Pakistan, disloqué entre l'extrême ouest et l'extrême est du Sous-continent. Cette partition à grande échelle s'accompagna d'un exode massif des deux côtés des nouvelles frontières, donnant lieu entre communautés hindoue, musulmane et sikhe, à des massacres d'une violence inouïe perpétrés par des populations paniquées et désorientées. On parle de près d'un million de morts et de dix à douze millions de personnes déplacées, sans parler des viols, des incendies, des pillages et des dizaines de milliers de femmes kidnappées, qui entachèrent durablement l'histoire du sous-continent indien. Il ne s'agit pas dans cet ouvrage de s'interroger sur les causes des événements tragiques de la Partition, mais plutôt d'en examiner les conséquences à long terme et de percevoir, à travers la production littéraire et artistique massive qui a suivi les années 1947-1948 et continue à la documenter et à la discuter, l'impact majeur suscité par cette fracture historique, culturelle et sociale. Cet ouvrage, composé d'articles critiques, d'entretiens et de textes littéraires en traductions inédites, propose ainsi d'examiner la Partition comme "paradigme esthétique" , en identifiant tant les récurrences de sa représentation, de ses conséquences et de sa mémoire, que la variété des genres et des modes dans laquelle cette mémoire se formule. Enfin, il s'agit d'examiner les enjeux de ces représentations, tant au niveau de la culture qu'au niveau de l'Histoire et de son écriture. Cet ouvrage, de nature inédite en France, fait écho à de nombreux travaux entrepris ces dernières décennies en Inde et dans les universités anglophones, qui visent à reconstruire l'Histoire de l'Inde au regard d'une histoire sociale et culturelle restée longtemps inexplorée.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.