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ContreTemps N° 42 : Le médicament, un bien commun !
Sitel Francis
SYLLEPSE
13,00 €
Épuisé
EAN :9782849507902
Bien commun ou marchandise ? Le médicament est au coeur de l'affrontement avec les multinationales Pour ces " maîtres du monde ", les mots n'ont pas le même sens que pour nous : s'ils s'intéressent à la santé des humains, c'est pour la leur faire payer le plus cher possible ! Pour eux, la santé n'est pas une cause, mais une affaire, le médicament non un bien commun, mais une marchandise... En 2016, le chiffre d'affaires de l'industrie pharmaceutique mondiale s'est élevé à environ 1 000 milliards d'euros, dont près de 40 % ont été réalisés par 10 firmes de dimensions mondiales. Donner leur vrai sens aux mots, imposer le droit à la santé pour toutes et tous, et partout, nécessite de s'attaquer aux mécanismes capitalistes du Big Pharma, aux intérêts de ceux qui les meuvent à leur profit. Dans cette bataille le médicament occupe en effet une place déterminante. Et pour changer son statut et son usage, en faire un bien commun, la question du brevet s'avère être une clé. La santé est donc un champ de bataille et les professionnels de la santé en colère contre la situation faite à l'hôpital public en est une des illustrations.
Le dossier de ce numéro a pour objet les nécessaires réflexions et débat à propos des bouleversements résultant du choc Covid. Nous avons subi l'épidémie, et aussi les erreurs et pénuries qu'elle a révélées. Contre la tentation de refermer les parenthèses et de tomber les masques, la volonté est de considérer que cet événement doit rester au centre de l'attention. Retour avec Denis Sieffert, éditorialiste de Politis, sur le suivi qu'il fit de ces folles semaines. Au coeur de la situation ? : la santé. Quelle santé voulons-nous ?? , on s'en entretient avec le professeur André Grimaldi (André Grimaldi est professeur émérite au CHU Pitié-Salpêtrière à Paris, auteur de Les Maladies chroniques. Vers la 3e médecine, Odile Jacob, 2017 ? ; L'Hôpital public malade de la rentabilité, Fayard, 2009). D'autres questions aussi. Les femmes furent en première ligne, Sabine Reynosa a mené pour la CGT une enquête à ce sujet (Sabine Reynosa est membre de la commission Femmes-Mixité de la CGT). Où en sont nos droits et libertés ?? Un entretien avec Evelyne Sire Marin (Evelyne Sire-Marin est magistrat, ex-présidente du Syndicat de la magistrature). Grâce à Gérard Pommier, psychanalyste et Gilet jaune, un autre regard sur notre société. A présent que la crise sanitaire a muté en une crise économique d'ampleur dramatique, la parole aux économistes ? : Michel Husson étudie un capitalisme sur le fil du rasoir, Jacques Rigaudiat s'efforce de prendre la mesure de la dette, Pierre Salama se penche sur ce qu'il en est en Amérique latine. Ce numéro n'oublie pas la culture et donne leur part à la musique et à la peinture.
En ce deuxième semestre de l'année 2015 le train des réformes s'accélère... Réformes infligées au peuple grec en paiement de ses prétendues dettes. Réformes des collectivités territoriales, avec le reformatage de grandes régions et le processus de métropolisation. La grande réforme de nos modes de développement, appelée par la gravissime menace que le dérèglement climatique fait peser sur l'humanité, elle, attendra. On sait déjà qu'en décembre à Paris, la conférence mondiale sur le climat (COP 21) n'accouchera pas de réelles mesures. Inquiétante inversion des priorités et contresens quant à ce que doit être la politique ! Dans ce numéro sont abordés ces différents thèmes. Avec un fil intérieur : l'impérative nécessité d'une intervention populaire et démocratique pour que la politique aille dans le bon sens.
Ceci n'est pas une démocratie ! La démocratie, tout le monde s'en revendique, constate qu'elle est en crise et propose ses remèdes. Limiter le cumul des mandats, déployer le potentiel citoyen des primaires désignant les candidats à la présidentielle, inventer des formes de démocratie participative... Que vaut tout cela à côté de l'usage à répétition de l'article 49.3, du traitement infligé à la Grèce, du despotisme des banques et des multinationales décidant du présent des peuples et de l'avenir de l'humanité ? En fait le capitalisme n'a jamais aimé la démocratie et le néolibéralisme s'évertue à l'en débarrasser pour de bon. Et ce à tous les niveaux, de l'entreprise aux plans national, européen et mondial. Tel est le secret du problème. Pour relever le défi gardons-nous de cultiver les idées simples et ne cédons pas aux séductions d'un certain populisme réputé de gauche. Ce à quoi l'expérience de Podemos doit grandement nous aider. Inventer la démocratie reste sans doute une tentative de l'impossible. Ce pourquoi Magritte a toute sa place dans ce numéro dont le dossier est consacré à la crise démocratique.
On les désigne comme migrants. Parce que réfugiés, on serait censé reconnaître leurs droits. Parce qu'immigrés, il faudrait leur concéder ceux de décider où ils vont et de rassembler leur famille. Migrants, on s'autorise à les maintenir au-delà de frontières closes, à les confiner derrière des barbelés, à les enfermer dans des camps. Et à tolérer que beaucoup disparaissent... Migrants et migrantes, femmes, hommes et enfants, ils fuient guerre, tyrannie et misère. Et les voici qui placent l'Union européenne devant un défi qu'elle récuse : assumer les responsabilités qui sont les siennes, accueillir dignement réfugiés et migrants, mobiliser les moyens nécessaires pour leur offrir l'hospitalité. Pour ce déni, l'Union européenne se voit menacée de dislocation. Et de déshonneur. Dans ce numéro, une première série d'articles sur ce sujet décisif. Et la deuxième partie de notre dossier "Syndicalisme et Politique". Une étude sur les enseignements qui nous viennent du Portugal. Et pour conclure un entretien avec Nadia Benchallal, photoreporter, à propos d'un "océan d'images"...
Concluant sa somme sur le premier âge du capitalisme, Alain Bihr explore dans les deux volumes du troisième tome la constitution d'un premier monde capitaliste. Sont ainsi examinées en premier lieu les différentes formations d'Europe occidentale qui ont été, tour à tour, motrices de l'expansion outre-mer. Les avantages respectifs dont ces formations en ont tiré parti renvoient à leurs relations conflictuelles et aux rapports de force entre les ordres et classes qui les constituent. La Grande-Bretagne, s'appuyant sur les Provinces-Unies et les acquis de sa révolution bourgeoise, finit par en sortir victorieuse, au détriment de la France. Sont ensuite mis en relief le statut semi-périphérique et la forte hétérogénéité des formations d'Europe baltique, centrale, orientale et méditerranéenne. Toutefois, certaines d'entre elles (la Savoie, la Prusse, la Russie) pourront réunir des conditions leur permettant, par la suite, de jouer dans la "cour des grands". L'ouvrage examine enfin les principales formations sociales marginales, affectées par l'expansion européenne mais encore capables d'y résister et de se développer selon leur logique propre. Ce qui explique à la fois pourquoi le capitalisme n'a pas pu naître dans la Chine des Ming et des Qing, en dépit d'atouts évidents, et pourquoi, en se fermant, le Japon féodal a au contraire préparé les conditions de son rapide rattrapage capitaliste à l'époque Meiji.
Que peut-il bien y avoir de commun entre Mai 68 et le mouvement des Gilets jaunes ? Cinquante ans après, l'"événement" parle encore, et les objectifs portés par les mouvements de contestation trouvent un écho avec les Gilets jaunes ? : les salaires, la reconnaissance sociale, la démocratie. La recherche d'une démocratie active, réelle et à tous les échelons de la société trace un fil entre les deux moments. Ce livre propose de retisser une analyse replaçant le mouvement des Gilets jaunes dans la longue chaîne de mouvements populaires porteurs d'aspirations démocratiques radicales qui se sont manifestés à l'échelle internationale depuis les années 1960. De longue date, la protestation sociale est porteuse des préoccupations écologiques, de la demande de transformation radicale du travail, d'une volonté d'organisation démocratique et collective des entreprises et des services publics, ainsi que d'une démocratie sous le contrôle direct du plus grand nombre pour développer ce qui peut et doit être commun. Ce que disent les mouvements populaires et les contestations radicales compose une sorte de projet, un espoir autant qu'un programme qui reste à écrire ? : Mai 68 est un arbre de la liberté comme le furent ceux plantés en 1793 en France. Pour renouer ce fil, l'auteur étudie avec précision ce qui s'est passé, dans les entreprises, les services, les villes et les universités, ce qu'ont fait les divers partis et organisations afin de tenter d'élucider pourquoi il s'agissait alors d'une "révolution sans révolution". Un livre qui permet de comprendre comment nous en sommes arrivés à la situation actuelle qui appelle à reconstruire un espoir en confrontant ces réflexions aux questions posées par les Gilets jaunes.
Le Mexique de l'épopée révolutionnaire des compagnons d'Emiliano Zapata et de Pancho Villa, le Mexique des paysans en armes en quête de justice, de terre et de liberté, le Mexique mythique sont conviés dans ce formidable livre d'histoire qui donne âme, chair et sang à ceux qui ont donné sa turbulence, sa dynamique, ses rêves et sa substance à cette révolution, cette guerre paysanne pour la terre et le pouvoir. Pendant dix ans (1910-1920), les révolutionnaires Emiliano Zapata, Pancho Villa et des milliers de chefs régionaux se battent tout à la fois contre un régime militaire corrompu et une bourgeoisie libérale qui tente de prendre le pouvoir. Zapata et Villa sont restés dans la mémoire des humbles du Mexique comme des figures que l'on invoque à chaque fois que l'on proteste contre les possédants et contre les gouvernants. C'est ainsi que les Indiens du Chiapas, éternels oubliés d'une "modernité" barbare qui ravage périodiquement le pays, ont brandi à leur tour la bannière du zapatisme. Adolfo Gilly nous invite à comprendre le Mexique d'aujourd'hui et les aspirations de son peuple à travers l'épopée et la réalité d'une révolution dont le souvenir et les idéaux hantent et enchantent encore ce pays. Voici la seconde édition en français de ce livre qui n'a cessé, depuis sa parution au Mexique en 1971, d'être réédité aussi bien en espagnol qu'en anglais.
Le capitalisme triomphant des années 1990 a perdu de sa superbe. Après avoir promis monts et merveilles, il s'est mué en une machine infernale produisant de la régression sociale et des inégalités, incapable de faire face au changement climatique, et sécrétant une montée générale de l'autoritarisme en lieu et place de la démocratie promise. Face à cela, les programmes de la gauche institutionnelle estiment qu'il faut repartager les richesses et orienter le capitalisme dans le sens de l'intérêt général. Si les profits des entreprises n'ont jamais été aussi imposants, ne pourrait-on pas les réduire pour faire place à plus de social et d'écologie, se demandent-ils ?? Mais ce n'est guère possible car la valeur de l'entreprise est spéculative et déterminée par les anticipations des dividendes. Si les profits sont moindres, les valorisations baisseront et les actionnaires cesseront d'investir même si l'entreprise gagne de l'argent. Une politique sociale et écologique sérieuse doit donc exproprier les actionnaires pour laisser place à des entreprises autogérées par leurs salariés, les usagers et les citoyens. Une nouvelle définition de la démocratie se dessine : une rencontre permanente entre des travailleurs et des usagers ou citoyens pour décider et réaliser ensemble. Le livre se conclut sur l'amorce d'un programme de transformation qui conjugue des mesures sociales et écologiques avec une stratégie d'éviction des actionnaires. Afin de faciliter la compréhension des mécanismes économiques ou de compléter ses connaissances, le livre renvoie à des "tutoriels" en ligne (economie.org) où l'auteur décrypte le fonctionnement de la finance, de l'argent ou encore de la macro-économie. Outil pédagogique, le livre est articulé avec les apports aujourd'hui indispensables de l'apprentissage et de l'acquisition des connaissances en ligne. L'ouvrage engage une réflexion sur le dépassement de la notion même de propriété des moyens de production et trace une voie de transition pour en sortir.