Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
ContreTemps N° 31, octobre 2016 : Crise de la démocratie
Sitel Francis
SYLLEPSE
13,00 €
Épuisé
EAN :9782849505366
Ceci n'est pas une démocratie ! La démocratie, tout le monde s'en revendique, constate qu'elle est en crise et propose ses remèdes. Limiter le cumul des mandats, déployer le potentiel citoyen des primaires désignant les candidats à la présidentielle, inventer des formes de démocratie participative... Que vaut tout cela à côté de l'usage à répétition de l'article 49.3, du traitement infligé à la Grèce, du despotisme des banques et des multinationales décidant du présent des peuples et de l'avenir de l'humanité ? En fait le capitalisme n'a jamais aimé la démocratie et le néolibéralisme s'évertue à l'en débarrasser pour de bon. Et ce à tous les niveaux, de l'entreprise aux plans national, européen et mondial. Tel est le secret du problème. Pour relever le défi gardons-nous de cultiver les idées simples et ne cédons pas aux séductions d'un certain populisme réputé de gauche. Ce à quoi l'expérience de Podemos doit grandement nous aider. Inventer la démocratie reste sans doute une tentative de l'impossible. Ce pourquoi Magritte a toute sa place dans ce numéro dont le dossier est consacré à la crise démocratique.
Le dossier de ce numéro a pour objet les nécessaires réflexions et débat à propos des bouleversements résultant du choc Covid. Nous avons subi l'épidémie, et aussi les erreurs et pénuries qu'elle a révélées. Contre la tentation de refermer les parenthèses et de tomber les masques, la volonté est de considérer que cet événement doit rester au centre de l'attention. Retour avec Denis Sieffert, éditorialiste de Politis, sur le suivi qu'il fit de ces folles semaines. Au coeur de la situation ? : la santé. Quelle santé voulons-nous ?? , on s'en entretient avec le professeur André Grimaldi (André Grimaldi est professeur émérite au CHU Pitié-Salpêtrière à Paris, auteur de Les Maladies chroniques. Vers la 3e médecine, Odile Jacob, 2017 ? ; L'Hôpital public malade de la rentabilité, Fayard, 2009). D'autres questions aussi. Les femmes furent en première ligne, Sabine Reynosa a mené pour la CGT une enquête à ce sujet (Sabine Reynosa est membre de la commission Femmes-Mixité de la CGT). Où en sont nos droits et libertés ?? Un entretien avec Evelyne Sire Marin (Evelyne Sire-Marin est magistrat, ex-présidente du Syndicat de la magistrature). Grâce à Gérard Pommier, psychanalyste et Gilet jaune, un autre regard sur notre société. A présent que la crise sanitaire a muté en une crise économique d'ampleur dramatique, la parole aux économistes ? : Michel Husson étudie un capitalisme sur le fil du rasoir, Jacques Rigaudiat s'efforce de prendre la mesure de la dette, Pierre Salama se penche sur ce qu'il en est en Amérique latine. Ce numéro n'oublie pas la culture et donne leur part à la musique et à la peinture.
Où s'en va la gauche ? C'était le titre d'un dossier récent de Courrier international. A quelques mois de l'élection présidentielle, dont on ne saurait sous-estimer l'importance, la question se pose de manière pressante. Nous en débattons dans ce numéro avec plusieurs observateurs aussi attentifs qu'engagés, Roger Martelli (Regards), Denis Sieffert (Politis), Philippe Corcuff (La grande confusion, éd. Textuel)... En complément, une analyse éclairante sur la gauche allemande. L'automne 2021 restera marqué pour l'histoire par le basculement que vient de connaître l'Afghanistan. La rubrique internationale est consacrée à ce peuple afghan qui a connu tant de guerres et se voit aujourd'hui menacé par la famine. Côté culture, une étude sur "Paul Klee et ses vérités latentes" , une autre consacrée à Georgia O'Keeffe, "le dépaysement du citadin américain" , et enfin, une autre consacrée à la série corréenne qui cartonne sur Netflix, Squid Game.
En ce deuxième semestre de l'année 2015 le train des réformes s'accélère... Réformes infligées au peuple grec en paiement de ses prétendues dettes. Réformes des collectivités territoriales, avec le reformatage de grandes régions et le processus de métropolisation. La grande réforme de nos modes de développement, appelée par la gravissime menace que le dérèglement climatique fait peser sur l'humanité, elle, attendra. On sait déjà qu'en décembre à Paris, la conférence mondiale sur le climat (COP 21) n'accouchera pas de réelles mesures. Inquiétante inversion des priorités et contresens quant à ce que doit être la politique ! Dans ce numéro sont abordés ces différents thèmes. Avec un fil intérieur : l'impérative nécessité d'une intervention populaire et démocratique pour que la politique aille dans le bon sens.
Le succès du roman d'Hervé Le Tellier n'est pas étranger à son titre : anomalie, le mot entre en résonance avec l'époque. Il pourrait être le fil d'Ariane de ce numéro qui marie une grande diversité de thèmes. D'abord un retour sur la situation politique française à l'heure des élections régionales. Puis le Rwanda, plus précisément le rôle de la France lors du génocide des Tutsis, qui a fait retour dans l'actualité. On lira un entretien avec Etienne Nsanzimana, président de l'association Ibuka France. Des articles à propos de la situation de l'Algérie, du Nicaragua. Et aussi du Royaume-Uni post-Brexit. Une substantielle partie "Idées" . Avec un entretien avec Natacha Chetcuti-Osorovitz, sociologue qui a mené une étude de long cours auprès des femmes emprisonnées. Une réflexion de Philippe Pignarre au sujet des défis de l'anthropocène au regard du marxisme. Enfin, plusieurs comptes rendus de livres, et deux rubriques "Culture" en écho à des expositions que l'on peut visiter actuellement, l'une consacrée à Botticelli, l'autre à Napoléon Bonaparte, le mythe du jour...
En 2010, Lula quittait la présidence du Brésil avec 80% d'approbation et des indicateurs économiques au beau fixe. Moins d'une décennie plus tard, Dilma Rousseff qui lui a succédé est destituée par un coup d'Etat parlementaire et Lula est emprisonné à la suite d'un procès politique. Pire, l'élection présidentielle de 2018 a livré le pays à un militaire d'extrême droite. Que s'est-il donc passé? ? fabio luis barbosa dos santos tente d'y répondre en brossant le portrait des mandats du Parti des travailleurs à la tête du pays. Il montre la dérive d'un parti qui fut le centre de gravité des luttes sociales au début des années 1980 pour finir par devenir le "bras gauche" de l'ordre en vigueur au cours des années 2000. Essai sur l'histoire récente du Brésil, ce livre revient aussi sur l'arrivée au pouvoir de Jair Bolsonaro et scrute le chapitre brésilien du glissement mondial vers un néolibéralisme toujours plus violent, autoritaire et inégalitaire.
Rudder Véronique de ; Cognet Marguerite ; Eberhard
Résumé : Le racisme et les discriminations sont un système. Véronique De Rudder nous en dévoile ici les mécanismes et passe au crible les relations inter-ethniques qui en découlent. Elle explore la place de l'immigration et de sa descendance dans la société française. Ses textes s'avèrent d'une étonnante actualité, alors même que les enfants d'immigrés, désormais adultes, sont porteurs de revendications d'égalité. Elle nous propose une analyse critique du républicanisme français dont l'universalisme, inscrit en lettres d'or dans les textes constitutionnels, coïncide en pratique avec un système de discriminations tolérées, voire, à l'occasion, codifiées. Les victimes du racisme sont massivement les immigrés originaires des anciennes colonies et leurs enfants, citoyens français de plein droit, et pourtant de seconde zone, renvoyés à leurs origines comme à une marque d'indignité. Se réclamant d'un universalisme en actes, l'auteure souligne la nécessité de changer les politiques qui malmènent les valeurs démocratiques.
Concluant sa somme sur le premier âge du capitalisme, Alain Bihr explore dans les deux volumes du troisième tome la constitution d'un premier monde capitaliste. Sont ainsi examinées en premier lieu les différentes formations d'Europe occidentale qui ont été, tour à tour, motrices de l'expansion outre-mer. Les avantages respectifs dont ces formations en ont tiré parti renvoient à leurs relations conflictuelles et aux rapports de force entre les ordres et classes qui les constituent. La Grande-Bretagne, s'appuyant sur les Provinces-Unies et les acquis de sa révolution bourgeoise, finit par en sortir victorieuse, au détriment de la France. Sont ensuite mis en relief le statut semi-périphérique et la forte hétérogénéité des formations d'Europe baltique, centrale, orientale et méditerranéenne. Toutefois, certaines d'entre elles (la Savoie, la Prusse, la Russie) pourront réunir des conditions leur permettant, par la suite, de jouer dans la "cour des grands". L'ouvrage examine enfin les principales formations sociales marginales, affectées par l'expansion européenne mais encore capables d'y résister et de se développer selon leur logique propre. Ce qui explique à la fois pourquoi le capitalisme n'a pas pu naître dans la Chine des Ming et des Qing, en dépit d'atouts évidents, et pourquoi, en se fermant, le Japon féodal a au contraire préparé les conditions de son rapide rattrapage capitaliste à l'époque Meiji.
Que peut-il bien y avoir de commun entre Mai 68 et le mouvement des Gilets jaunes ? Cinquante ans après, l'"événement" parle encore, et les objectifs portés par les mouvements de contestation trouvent un écho avec les Gilets jaunes ? : les salaires, la reconnaissance sociale, la démocratie. La recherche d'une démocratie active, réelle et à tous les échelons de la société trace un fil entre les deux moments. Ce livre propose de retisser une analyse replaçant le mouvement des Gilets jaunes dans la longue chaîne de mouvements populaires porteurs d'aspirations démocratiques radicales qui se sont manifestés à l'échelle internationale depuis les années 1960. De longue date, la protestation sociale est porteuse des préoccupations écologiques, de la demande de transformation radicale du travail, d'une volonté d'organisation démocratique et collective des entreprises et des services publics, ainsi que d'une démocratie sous le contrôle direct du plus grand nombre pour développer ce qui peut et doit être commun. Ce que disent les mouvements populaires et les contestations radicales compose une sorte de projet, un espoir autant qu'un programme qui reste à écrire ? : Mai 68 est un arbre de la liberté comme le furent ceux plantés en 1793 en France. Pour renouer ce fil, l'auteur étudie avec précision ce qui s'est passé, dans les entreprises, les services, les villes et les universités, ce qu'ont fait les divers partis et organisations afin de tenter d'élucider pourquoi il s'agissait alors d'une "révolution sans révolution". Un livre qui permet de comprendre comment nous en sommes arrivés à la situation actuelle qui appelle à reconstruire un espoir en confrontant ces réflexions aux questions posées par les Gilets jaunes.