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Sociologie politique
Colas Dominique
PUF
16,23 €
Épuisé
EAN :9782130529675
Etayée par la sociologie, classique (Marx, Tocqueville, Durkheim, Weber) ou plus récente (Boudon, Bourdieu), mais aussi par l'anthropologie (Lévi-Strauss, Geertz, Gellner, Goody), la psychanalyse (Freud, Lacan), la philosophie (Aristote, Hegel, Sartre) et, bien sûr, par la science politique (Michels, Lavau, Rokkan, Duverger), la sociologie politique est, dans cet ouvrage, située à l'intersection des différentes sciences sociales et humaines. Elle permet de déchiffrer les logiques et les institutions de la "vie politique", notamment les élections et l'organisation des partis politiques, ou d'éclairer certaines des transformations du monde actuel après la fin de l'URSS et le développement des nationalismes. Ce livre, qui concerne tous ceux qui veulent penser la politique sans être prisonnier de sa médiatisation, est né des travaux de l'auteur - sur le communisme, sur la généalogie du fanatisme et de la société civile, sur le nationalisme - et de son expérience de professeur à l'Institut d'études politiques de Paris.
La démocratie française, fière de sa fondation par une "Déclaration des droits de l'homme et du citoyen", n'a eu de cesse, au long de son histoire - notamment coloniale -, de manquer à sa parole et de soigneusement distinguer les deux: l'homme, le citoyen. Au prétexte que la citoyenneté procurerait, ou exigerait, une élévation et une grandeur, dont seuls les Français seraient les détenteurs. Or la citoyenneté ne peut être démocratique que si elle trouve son appui et sa régulation dans la croyance que l'identité des hommes réside dans la possession partagée de la raison et du langage, et non dans leur appartenance à une partie spécifiée du genre humain. Dans cette ample réflexion, Dominique Colas montre les impasses historiques de la conception française de la citoyenneté, et par là il réfléchit aux limites effectives de la démocratie républicaine.
Des milliers de statues de Lénine érigées en Ukraine, il n'en reste plus une, sauf dans les régions annexées par la Russie. Ces symboles communistes ont été systématiquement mis à bas depuis 2014. Les Ukrainiens ont même donné un nom à ce geste libératoire : le leninopad. Pendant ce temps, en Russie, Vladimir Poutine réécrit l'histoire, allant jusqu'à réhabiliter l'expansionnisme tsariste et soviétique par une statuaire ethno-nationaliste, militaire et religieuse ostentatoire.
Où, quand, comment un homme devient-il un fanatique ? Dans quel type de raisonnement se forgent les certitudes qui autorisent un individu à devenir intolérant ? Pour Dominique Colas, cette longue histoire commence avec saint Augustin, se poursuit à travers le thomisme médiéval, s'épanouit avec les penseurs de la Réforme et, bien sûr, triomphe avec les idéologies totalitaires du XXe siècle. Cette histoire de l'intolérance intellectuelle - des origines à Khomeyni - est ici analysée avec un grand sens de la pédagogie : exemples, analyses de textes, citations. Précisons enfin qu'une large place est faite, ici, à l'étude du fanatisme dans l'islam : celui-ci est une partie d'un délire plus général dont la "rationalité" occidentale n'est pas exclue. Mieux : ce livre veut démontrer que le fanatisme n'est pas un oubli de la raison mais, au contraire, qu'il est dû à un "excès de raison".
Cet ouvrage présente les textes constitutionnels soviétiques dans une perspective à la fois historique et de science politique. Il permet de saisir les grandes transformations de la Russie et de mieux comprendre les difficultés de la période post-communiste.
Publié dans une version reliée en 1991, puis réédité dans un format poche, ce dictionnaire est un « outil culturel » passionnant et indispensable, non seulement pour connaître les grands noms de la discipline (94 ethnologues sont présentés) mais aussi pour comprendre leur langage et leurs concepts, car « c'est avec cet instrument analytique qu'ils affrontent la réalité sociale, organisent leur savoir et définissent les orientations de leur réflexion et c'est à travers leur langage que, de l'extérieur, la discipline est identifiée » (P. Bonte et M. Izard).
Dans ce volume, le premier d'une trilogie, John Bowlby examine à la lumière de travaux récents les processus qui sous-tendent la relation de l'enfant à sa mère. L'attachement chez le petit de l'homme est considéré comme un schème de comportement instinctif, ayant pour fonction de protéger l'enfant des dangers, en particulier des prédateurs. Son importance est donc équivalente à celle des schèmes aboutissant à la nutrition ou à la reproduction. Biographie de l'auteur De 1946 à 1972, Le Dr Bowlby travailla à plein temps comme psychiatre consultant à la Tavistock Clinic et au Tavistock Institute of Human Relations - pour une grande part sous les auspices du National Health Service joint au Medical Research Council. Il poursuit son oeuvre dans les deux institutions, à la fois comme chercheur et comme enseignant. Il a été président de la Société britannique de Psychanalyse et de l'Association internationale de Psychiatrie infantile et des Professions associées.
L'ouvrage aborde des situations cliniques diverses (victimes d'agressions violentes, de viol et d'inceste, réfugiés du Kosovo ou du Rwanda) rencontrées lors de prises en charge individuelles ou de groupe. Il décrit le travail de survivance grâce auquel le psychisme mobilise des défenses actives contre les expériences d'anéantissement et contre leur fascination. Il analyse les processus psychiques comme la subjectivation de la mort et sa liaison à la vie qui permettent aux personnes de se remettre à vivre. Il souligne également le travail de reliance par lequel la personne violentée parvient à se relier à la communauté humaine et à restaurer un sentiment d'appartenance à l'humanité qui avait été détruit.
La perte d'une personne aimée est toujours éprouvante et trop souvent aboutit à des perturbations émotionnelles durables et profondes, en particulier à de l'angoisse et de la dépression. Ce livre, troisième et dernier de l'oeuvre que John Bowlby a consacré au concept de l'attachement, décrit les réactions des enfants et des adolescents à la perte d'un parent en les comparant aux réactions des adultes à la perte d'un conjoint ou d'un enfant Une attention toute particulière est accordée aux perturbations du deuil aux différents âges et aux événements récents ou anciens qui les favorisent Les différents types de réactions ainsi que les circonstances qui aboutissent à des évolutions favorables ou perturbées s'avèrent être semblables à tous les âges. John Bowlby intègre à la théorie psychanalytique les notions les plus récentes tirées de l'éthologie, de la cybernétique et de la psychologie cognitive. Sa pensée stimulante est parfois controversée, mais elle a le mérite de conduire les cliniciens à une réflexion renouvelée sur les notions de perte, de deuil, de dépression, permettant des approches thérapeutiques nouvelles.