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Le genre humain N° 56 : L'antijudaïsme à l'épreuve de la philosophie et de la théologie
Cohen-Levinas Danielle ; Guggenheim Antoine
SEUIL
32,00 €
Épuisé
EAN :9782021295481
Innombrables ont été les diverses formes d'antijudaïsme qui ont pu alimenter les fictions savantes véhiculées par les théologiens et les philosophes. L'Europe est dotée d'une histoire dynamique et plurielle, passant régulièrement de la commémoration à l'amnésie. Il n'est donc pas étrange de voir combien varient les récits de sa fondation décrivant les relations de parenté entre judaïsme et christianisme. On a pu ainsi, entre ignorance et exaltation ambiguë, attribuer au " peuple juif " des rôles et des fonctions répondant aux nécessités du moment. Dans ce numéro double du Genre humain, le choix a été fait de privilégier les réflexions sur l'antijudaïsme ou le philojudaïsme qui font partie de la théologie et de la philosophie européennes. Antijudaïsme, philosophie, théologie : les trois thèmes qui composent le titre de ce volume en cachent un quatrième, l'antisémitisme. Car, comme l'écrit Jean-Luc Nancy, le mot " antijudaïsme [...] semble destiné à limiter les dégâts en prétendant qu'il s'agit d'une opposition à la religion juive, et non au peuple. Le problème est qu'on ne sépare pas aussi facilement les deux, même lorsqu'il s'agit de Juifs sortis entièrement de la religion. [...] Quoi qu'il en soit, l'antisémitisme n'a été qu'un mot pour baptiser - si j'ose ironiser - ce qu'était depuis longtemps l'hostilité chrétienne envers les Juifs. "
Quatrième de couverture Ce livre est l'histoire d'un parcours à l'intérieur de configurations musicales à la fois hétérogènes et singulières, prenant pour modèle des figures telles que le rhizome, le fragment, la trace, la rature ou l'accident. Il s'agit de montrer comment, d'un concept à l'autre, le parler de la musique, ainsi que l'écoute, répondent à une perpétuelle hétérogenèse, toujours immanente et faisant l'expérience d'une limite. Les frontières et singularités tour à tour déclinées sont comme des cartographies musicales mettant en branle des relations complexes de la musique face à ses propres configurations, ou prises dans l'ellipse d'arborescences qui sont à priori étrangères à son autonomie : la philosophie, la poésie, les arts plastiques, la dramaturgie ou la représentation. De configuration en configuration, on parvient ainsi à reconstituer le mouvement interne et fragmenté de ces notations ; mouvement n'atteignant jamais son but car toujours décalé ou ajourné, tel le parcours que nous inspire Gilles Deleuze commentant un texte d'Emmanuel Kant, où se trouve nommé un marin étrange et clandestin errant dans les marges de la Critique de la raison pure, vers une déterritorialisation critique et clinique des multiples variations de la pensée.
La poésie de Celan engage un mode de lecture et d'interprétation que Jacques Derrida nomme Schibboleth. Plutôt que dévoiler le sens du poème, Derrida excave le texte jusqu'à toucher les vestiges d'un passé qui ne passe pas, faisant resurgir ce que le poète appelle un Singbarer Rest. Le poème enclenche alors un double envoi : une folie de la langue renonçant à ce qui lui appartient en propre pour donner la parole à un Autre, l'Etranger, le Juif en Celan comme le Juif en tout homme. Comment s'orienter dans cette folie qui tente de surseoir à une bénédiction sans locuteur ? A l'encontre du mal herméneutique qui consiste à élucider le poème, à rechercher le point de rassemblement de l'éclaircie sémantique, la "contre-parole" de Celan porte la trace indélébile d'Auschwitz, de l'Holocauste, de la Shoah, trois mots déclinant l'obscurité du monde et la survie de l'humain. Le devenir juif du poème doit désormais parcourir tant et tant de chemins sans destin pour témoigner, même endeuillé, de la mémoire des noms et des dates.
Tout dialogue est un acte d'immersion. Immersion dans un monde d'idées et d'élaboration à découvrir et à connaître. Toute rencontre précédant ce dialogue est à inventer. On ne peut jamais savoir où nous mène une causerie, qu'elle soit à bâtons rompus, ou qu'elle soit le résultat d'une construction préalable. Ce volume regroupe un ensemble de ces rencontres, dialogues et causeries avec des compositeurs de toutes tendances esthétiques. Transversalité de générations et de préoccupations qui appellent une autre manière d'immersion. Celle-ci, dans la pluralité des objets singuliers que le lecteur sera amené à son tour à rencontrer et à découvrir. On lit ces causeries comme si une partie de nous participait activement au débat ; comme si on pouvait intervenir et répondre à son interlocuteur. Et c'est peut-être là la singularité de cet ouvrage.
1 450 000 morts, 3 à 4 millions de blessés, 600 000 veuves, 760 000 orphelins : c'est le bilan, rien que pour la France, de la guerre de 1914-1918, celle que l'on appelle la Grande Guerre.Pour expliquer à un enfant de huit ans ce terrible massacre, un historien reconnu répond aux questions de son petit-fils : qu'est-ce que la mobilisation ? Qu'est-ce qu'une tranchée ? Comment vivaient - et mouraient - les poilus ? Comment fonctionnaient les usines pendant la guerre ? Qu'est-ce qu'ont fait les femmes ? Pourquoi les Etats-Unis sont-ils entrés dans la guerre en 1917 ?... Et enfin : comment est-on parvenu à la paix ?
Résumé : Il s'agit de la réédition en un volume des trois tomes de l'ouvrage Soulages, L'Ouvre complet, Peintures ; t. 1 (1946-195) ; t. 2 (1959-1978) ; t. 3 (1979-1997), de Pierre Encrevé. Le volume reprend intégralement le texte qui accompagnait les reproductions des 1 174 toiles référencées du catalogue raisonné des peintures sur toile de Pierre Soulages. Cette édition est augmentée d'un nouveau chapitre consacré à la période 1997-2006, années durant lesquelles Soulages a peint plus de 130 nouvelles toiles dans un renouvellement continu de son travail. Ce texte retrace l'oeuvre de Soulages : l'analyse des toiles produites, les différentes techniques développées et leur évolution, ainsi que sa réception critique et sa diffusion nationale et internationale. Le texte est accompagné de 120 reproductions choisies pour illustrer les analyses proposées et offrir un panorama complet des peintures de Soulages. C'est l'étude la plus complète sur l'oeuvre de ce peintre majeur. Pierre Encrevé, professeur de linguistique à l'Ecole des hautes études en sciences sociales, est aussi le spécialiste incontesté de l'oeuvre de Soulages. Il publiera à l'automne 2007, au Seuil, des Entretiens avec le peintre dont il est un ami proche depuis trente ans.
Résumé : La petite maison n'est plus synonyme de maison en carton-pâte, mais symbolise au contraire toute une gamme de valeurs : compacité, efficacité, précision, discrétion, minimalisme. Contrairement à l'architecture dans la tradition bourgeoise, la petite maison sous-entend une vision austère et ascétique de la vie, pour laquelle tout "excès" est considéré comme négatif. Dans son introduction, cet ouvrage explore en détail le contexte historique et social qui a vu naître le logement compact au XXe siècle. Puis sont étudiés 37 exemples illustrés choisis parmi les plus intéressants construits dans le monde au cours des cinq dernières années. La surface habitable y dépasse rarement 100 m2, et chaque projet incarne une approche architecturale particulière des aménagements compacts. Les exemples sont divisés en trois sections : retraites rurales, unités urbaines et banlieusardes, petits regroupements et multiplex. On retrouve ici des noms prestigieux comme Toyo Ito, Lacaton et Vassal, Herzog & de Meuron, LOT/EK.