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Des notations musicales. Frontières et singularités
Cohen-Levinas Danielle
L'HARMATTAN
29,50 €
Épuisé
EAN :9782738443571
Quatrième de couverture Ce livre est l'histoire d'un parcours à l'intérieur de configurations musicales à la fois hétérogènes et singulières, prenant pour modèle des figures telles que le rhizome, le fragment, la trace, la rature ou l'accident. Il s'agit de montrer comment, d'un concept à l'autre, le parler de la musique, ainsi que l'écoute, répondent à une perpétuelle hétérogenèse, toujours immanente et faisant l'expérience d'une limite. Les frontières et singularités tour à tour déclinées sont comme des cartographies musicales mettant en branle des relations complexes de la musique face à ses propres configurations, ou prises dans l'ellipse d'arborescences qui sont à priori étrangères à son autonomie : la philosophie, la poésie, les arts plastiques, la dramaturgie ou la représentation. De configuration en configuration, on parvient ainsi à reconstituer le mouvement interne et fragmenté de ces notations ; mouvement n'atteignant jamais son but car toujours décalé ou ajourné, tel le parcours que nous inspire Gilles Deleuze commentant un texte d'Emmanuel Kant, où se trouve nommé un marin étrange et clandestin errant dans les marges de la Critique de la raison pure, vers une déterritorialisation critique et clinique des multiples variations de la pensée.
Résumé : L'année 1961 constitue un tournant important dans la philosophie française. Elle est marquée par la disparition de Maurice Merleau-Ponty, et par la parution de Totalité et infini d'Emmanuel Levinas, véritable pavé dans la mare des recherches phénoménologiques post-husserliennes et post-heideggeriennes. Si les grands travaux sur Lévinas, ayant fait date, se sont principalement focalisés sur Autrement qu'être ou au-delà de l'essence (paru en 1974), il est opportun de profiter des cinquante ans de sa parution pour ne pas simplement "commémorer" cet événement, mais aussi et surtout pour attirer une nouvelle fois, après Violence et métaphysique de Derrida, le regard analytique et critique sur ce premier chef d'oeuvre de Levinas. Au terme de ce demi-siècle, qui fut témoin d'une réception de plus en plus diversifiée, au-delà des limites de la philosophie académique, et au-delà aussi de la seule sphère francophone, il s'agit de replacer cet ouvrage dans son contexte, dans ses sources phénoménologiques. Aussi ce volume rassemble-t-il des spécialistes de la phénoménologie ou des auteurs qui se sont inspirés des mêmes sources "phénoménologiques ou non phénoménologiques" que Levinas. Il s'agira à la fois de revenir sur les contributions fondamentales de cet ouvrage difficile de la philosophie française de la seconde moitié du vingtième siècle et d'inscrire ces contributions dans le débat contemporain.
J'allais vers les mots et je rencontrais une limite. Celle-ci me dit : "Ecoute, la part d'absence et de silence que je ne peux te donner". J'écoutais, j'écoutais encore. La page blanche se met alors à accueillir des bruits que je ne pus immédiatement identifier, tant il semblait appartenir à une autre langue. Je compris alors le sens de la limite. Les mots n'avaient pas trahi ma pensée, pas plus qu'ils ne l'avaient désertée. Mais la musique les avait précédés comme pour m'indiquer que le geste poétique auquel je me livrais en était le prolongement absolu". Danielle Cohen-Levinas.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.