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Le devenir-juif du poème. Double envoi : Celan et Derrida
Cohen-Levinas Danielle
PU MONTREAL
7,00 €
Épuisé
EAN :9782760636156
La poésie de Celan engage un mode de lecture et d'interprétation que Jacques Derrida nomme Schibboleth. Plutôt que dévoiler le sens du poème, Derrida excave le texte jusqu'à toucher les vestiges d'un passé qui ne passe pas, faisant resurgir ce que le poète appelle un Singbarer Rest. Le poème enclenche alors un double envoi : une folie de la langue renonçant à ce qui lui appartient en propre pour donner la parole à un Autre, l'Etranger, le Juif en Celan comme le Juif en tout homme. Comment s'orienter dans cette folie qui tente de surseoir à une bénédiction sans locuteur ? A l'encontre du mal herméneutique qui consiste à élucider le poème, à rechercher le point de rassemblement de l'éclaircie sémantique, la "contre-parole" de Celan porte la trace indélébile d'Auschwitz, de l'Holocauste, de la Shoah, trois mots déclinant l'obscurité du monde et la survie de l'humain. Le devenir juif du poème doit désormais parcourir tant et tant de chemins sans destin pour témoigner, même endeuillé, de la mémoire des noms et des dates.
Ce volume regroupe un ensemble de textes issus d'un colloque international organisé par l'Ensemble Itinéraire, en collaboration avec le Collège International de Philosophie et l'Istituto italiano di cultura. Il s'agissait de réfléchir à la question des " convergences et divergences esthétiques " en abordant l'art par ses dimensions les plus inactuelles, à savoir diachroniques, transhistoriques, non réductibles à l'objet lui-même. Nous avons souhaité revenir à la question posée par Goodman - question qui met l'accent sur la nécessité de faire glisser l'interrogation " qu'est-ce que l'art ? " dans " quand y a-t-il art ? ". La plupart des textes attirent l'attention sur l'importance de renouer avec des modèles théoriques qui tentent de dépasser l'opposition traditionnelle entre le registre cognitif et le registre émotif. Ce volume ne prétend pas répondre de ces différents degrés d'intermittences entre le symbole et le symptôme. En revanche, il contribue à déceler ce qui dans l'art fait événement, au-delà de la polysémie des jeux de langages et de la critique : une manière de supplément d'esthétique.
Résumé : Plus de poésie après Auschwitz disait Adorno. Mais est-ce vrai de la pensée ? L'impardonnable ne crée-t-il pas l'impensable au risque de la répétition ? Pour qu'il n'en soit véritablement plus jamais ainsi, il faut rendre ses droits à la philosophie. Bouleversant et courageux. Le nouvel essai fulgurant de Danielle Cohen-Levinas, posé mais rageur, tente au travers de quelques figures majeures de la philosophie (Jankélévitch, Levinas, Derrida...) d'interroger les limites du pardon face à l'impardonnable, et de réfléchir à l'imprescriptible de la notion même de crime contre l'humanité. En effet, comment la pensée philosophique, passée le seuil du XXIe siècle, aborde-t-elle l'antisémitisme, là où la pensée rencontre précisément un impensé irréductible à notre civilisation ? Expliquer, est-ce justifier ? Pardonner, est-ce absoudre ? Que faire de l'antisémite, quand il ne veut rien avoir à faire avec vous ? (135 x 210, 296 p.)
Tout dialogue est un acte d'immersion. Immersion dans un monde d'idées et d'élaboration à découvrir et à connaître. Toute rencontre précédant ce dialogue est à inventer. On ne peut jamais savoir où nous mène une causerie, qu'elle soit à bâtons rompus, ou qu'elle soit le résultat d'une construction préalable. Ce volume regroupe un ensemble de ces rencontres, dialogues et causeries avec des compositeurs de toutes tendances esthétiques. Transversalité de générations et de préoccupations qui appellent une autre manière d'immersion. Celle-ci, dans la pluralité des objets singuliers que le lecteur sera amené à son tour à rencontrer et à découvrir. On lit ces causeries comme si une partie de nous participait activement au débat ; comme si on pouvait intervenir et répondre à son interlocuteur. Et c'est peut-être là la singularité de cet ouvrage.
A force d'entendre dire que les Québécois parlent un français dégénéré, nous avons fini par le croire. Comme nous croyons que le français du XVIIIe siècle était plus pur que celui d'aujourd'hui et qu'on n'a plus d'identité lorsqu'on dit chu au lieu de je suis. Nous sommes aussi convaincus que ceux qui n'utilisent pas de grandes phrases n'ont pas de grandes pensées. Ces croyances et quelques autres sont fermement ancrées dans les esprits et n'ont jamais cessé d'alimenter les débats sur la langue au Québec. Mais sont-elles fondées ? Et sur quoi ? Relèvent-elles des états d'âme ou des états de langue, de l'opinion ou du savoir ? On se pose rarement la question. On devrait. Cela nous permettrait peut-être d'entendre un jour autre chose que le concert des lamentations qu'on nous sert depuis des lustres sur la syntaxe déficiente et la prononciation relâchée des Québécois. Cela nous permettrait d'avoir une vision plus juste, moins réductrice de notre réalité linguistique, et d'échapper enfin tant à la glorification du français parisien qu'à celle du joual.
L'étendue des expérimentations locales dans le domaine de l'intervention psychosociale auprès des jeunes et de leur famille est largement méconnue. Pourtant, si l'on innove, c'est pour répondre à la nécessité souvent criante de s'adapter à l'environnement de travail et à la clientèle. Or, lorsque les pratiques originales restent dans l'ombre, les intervenants courent le risque de passer à côté de trouvailles utiles et de reproduire les erreurs du passé. Ce livre décrit une trentaine d'initiatives en cours dans le réseau des centres jeunesse du Québec. Les auteurs sont des praticiens et des universitaires dont la collaboration a permis de trouver des solutions prometteuses pour offrir aux jeunes en difficulté un soutien individuel et familial adéquat.
Que se passe-t-il dans l'esprit d'un homme qui agresse sa conjointe, qui en tue un autre ou qui s'adonne au vol comme mode habituel de vie? Qu'est-ce qui motive ou qui pousse cet homme à agir d'une façon qui non seulement contrevient aux lois, mais qui est aussi considérée comme inacceptable et immorale par la majorité de la population? Il n'existe certes pas d'explication unique et encore moins de réponses simples à ces questions; néanmoins, ce livre sur la psychocriminologie psychanalytique explore quelques hypothèses qui permettront au lecteur de mieux saisir ce qui, au plan psychique, sous-tend la délinquance. Cet ouvrage regroupe l'essentiel des contributions théoriques psychanalytiques utiles pour la compréhension du fonctionnement psychique du délinquant. Il explique les notions fondamentales en même temps qu'il permet de saisir le cheminement développemental qui mène à la délinquance à partir de propositions et de cas précis. En présentant de façon concrète la dynamique complexe des relations passionnelles et de la violence conjugale, ainsi que des portraits cliniques éclairants sur les personnes qui ont commis des délits, Dianne Casoni et Louis Brunet ouvrent la voie à l'intégration des connaissances théoriques à la réalité clinique.
Les lecteurs d'essais qui n'ont pas peur de la théorie littéraire pointue se plairont à la lecture d'Approches de l'essai, une anthologie de textes théoriques qui se penchent sur ce "genre ambigu où l'analyse rivalise avec l'écriture"." Roland Barthes. "Rassemblées par le professeur François Dumont, ces études tentent de cerner la nature de l'essai, de faire la part de l'art et de la science, de la subjectivité et de la connaissance, dans cette pose d'idées polymorphe, et proposent des définitions et des typologies de ce genre dont la mission consisterait, selon le critique américain R. Lane Kauffmann, à poursuivre "la discussion critique de la culture sur la place publique". Pour les étudiants en littérature, en philosophie et en sciences humaines, pour tous ceux qui se nourrissent de prose d'idées et qui souhaitent le faire en toute lucidité, Approches de l'essai est à mettre au programme." Louis Cornellier, Le Devoir.