Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La monnaie des ducs de Bretagne. De l'an mil à 1499
Coativy Yves ; Kerhervé Jean
PU RENNES
22,00 €
Épuisé
EAN :9782753502888
De l'an mil à la fin du Moyen Age, la monnaie reflète parfaitement l'évolution du duché de Bretagne. Les pièces sortent de l'anonymat au début du deuxième millénaire et s'imposentrapidement comme un moyen d'échange primordial. Leur diffusion montre la monétarisation de plus en plus forte de la société, l'élargissement de la sphère économique du duché et l'intégration de laBretagne dans l'économie de l'Occident. Après la guerre de Succession (1341-1364), la dynastie des Montforts fait de cet outil économique un élément primordial de sa politique. La frappe de l'or, l'exclusion des autres monnaies et le message politique très net que reflètent les types et les légendes monétaires, associés audéveloppement d'une administration efficace et compétente, permettent aux ducs d'affirmer leur indépendance. Cet ensemble ne survit pas aux défaites militaires des années 1487-1491, à l'exception d'une série de monnaies d'or et d'argent émises pendant le veuvage de la duchesse et reine Anne (1498-1499), apogée et chant du cygne de la numismatique ducale. Pour pouvoir dresser un tableau le plus complet possible, l'auteur a bien sûr étudié les pièces mais aussi les archives et les chroniques sans oublier les trésors. Il s'est efforcé de ne négliger aucun aspect du sujet ce livre aborde aussi bien la circulation monétaire que la vie des monnayeurs, sans oublier la façon de compter et même de cacher ses économies.
Aux XIIIe et XIVe siècles, à la suite du mariage en 1275 de Marie, vicomtesse de Limoges, avec le duc Arthur II de Bretagne, la vicomté est rattachée à la Bretagne pendant une cinquantaine d'années avant de s'en éloigner petit à petit après la guerre de Succession (1341-1364). Après la publication en 2009 par Vincent Roblin du Recueil des actes des vicomtes de Limoges (Xe-XIVe siècle), chez Droz (volume 95, Ecole pratique des hautes études, Sciences historiques et philologiques, V. Hautes études médiévales et modernes), il a semblé opportun de reprendre ce dossier assez peu étudié pour lui-même au cours de deux journées d'études. La première session s'est tenue à Limoges le 30 janvier 2015 et a tenté d'éclairer les modalités de la mise en place du pouvoir des ducs de Bretagne en Limousin. La seconde session, le 3 novembre 2016, à Brest, a abordé d'autres aspects moins directement politiques des relations entre le duché et la vicomté pour tenter d'évaluer la pérennité des liens créés par la logique des alliances matrimoniales entre deux régions très éloignées.
Aux origines de l'Etat breton. Servir le duc de Bretagne aux XIIIe et XIVe siècles décrit la construction de l'Etat breton à ses débuts. Loin de la doctrine des Montforts, les ducs de la maison de Dreux administrent entre 1213 et 1341 leur principauté en bons pères de famille, efficaces, économes et sans trop de scrupules. Ils achètent, confisquent, volent parfois les terres de leurs vassaux et renforcent leur principauté en la bardant de châteaux forts qui sont autant de centres administratifs et de symboles de leur pouvoir. Entourés et aidés de quelques centaines d'officiers et de fermiers, ils administrent de façon très rigoureuse leur domaine. Cette politique très efficace est remise en cause par la guerre de Succession (1341-1364) qui ouvre une nouvelle époque en Bretagne. Grâce à une étude systématique des sources et à un important travail de prosopographie des serviteurs des ducs, cet ouvrage apporte un éclairage nouveau sur la Bretagne des XIIIe et XIVe siècles.
L?ouvrage constitue l?édition des 120 actes diplomatiques de Pierre de Dreux, duc de Bretagne entre 1213 et 1237, accompagnée de leur traduction française intégrale. L?ensemble est précédé d?une introduction générale présentant le règne de Pierre de Dreux, les actes diplomatiques, les usages de la chancellerie et les conventions éditoriales adoptées pour la présente édition et d?une reconstitution de l?itinéraire de Pierre de Dreux appuyée sur les actes édités et le témoignage des chroniques. L?ouvrage s?achève par un inventaire des sources et une bibliographie de référence. L?édition d?actes anciens permet de mettre à la disposition des amateurs d?histoire de Bretagne et des historiens des sources sérielles plus variées (rentiers, comptes, etc.) et ainsi que des traductions de documents écrits en latin pour afin de pallier au recul progressif de l?enseignement des langues anciennes. L?auteur apporte donc une contribution capitale à la connaissance de l?histoire de la Bretagne du XIIIe siècle.
Les travaux de Michael Jones sur la Bretagne et sur l'histoire de la guerre et des pouvoirs en Europe à la fin du Moyen Age ont tracé des voies nouvelles pour de nombreux historiens. La vingtaine d'études réunies dans ce volume d'hommage reflète l'originalité et la profondeur de sa contribution : les grandes rencontres militaires de la période (Azincourt, Nicopolis) sont évaluées sous des angles inédits, tout comme d'autres événements guerriers (la prise de Fougères de 1449). L'action et l'image des princes et des princesses (Jean de Montfort, Charles de Blois, Charles de Navarre, Marie duchesse d'Anjou, Anne de Bretagne), les carrières des ambassadeurs et des administrateurs (Rainaud, évêque de Quimper) comme des capitaines de guerre et des seigneurs de moindre envergure (Bernhard von Zedlitz, Philippe de Ternant, les sires de Rieux) font l'objet de plusieurs études. Le volume offre enfin des perspectives nouvelles sur l'encadrement des hommes et les fortifications en Bretagne (Guérande-Le Croisic, la châtellenie de Guémené, l'enceinte urbaine de Vitré...). Autant de travaux qui s'inscrivent, nous l'espérons, dans le sillon tracé par le professeur Michael Jones.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.