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Actes de Pierre de Dreux. Duc de Bretagne (1213-1237)
Lémeillat Marjolaine ; Coativy Yves
PU RENNES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782753526662
L?ouvrage constitue l?édition des 120 actes diplomatiques de Pierre de Dreux, duc de Bretagne entre 1213 et 1237, accompagnée de leur traduction française intégrale. L?ensemble est précédé d?une introduction générale présentant le règne de Pierre de Dreux, les actes diplomatiques, les usages de la chancellerie et les conventions éditoriales adoptées pour la présente édition et d?une reconstitution de l?itinéraire de Pierre de Dreux appuyée sur les actes édités et le témoignage des chroniques. L?ouvrage s?achève par un inventaire des sources et une bibliographie de référence. L?édition d?actes anciens permet de mettre à la disposition des amateurs d?histoire de Bretagne et des historiens des sources sérielles plus variées (rentiers, comptes, etc.) et ainsi que des traductions de documents écrits en latin pour afin de pallier au recul progressif de l?enseignement des langues anciennes. L?auteur apporte donc une contribution capitale à la connaissance de l?histoire de la Bretagne du XIIIe siècle.
Jean Ier (1237-1286), dit " Jean le Roux ", est le duc dont le règne sur la Bretagne médiévale est le plus long. Fils de Pierre de Dreux et d'Alix de Thouars, il a laissé le souvenir d'un règne relativement calme. En vassal fidèle au roi de France, il s'abstient de tout conflit avec son seigneur, qu'il sert à l'occasion, tout en veillant à ce que cela ne constitue pas pour lui un fardeau. Cependant, l'autre facette du personnage est celle d'un duc redoutablement efficace dès lors qu'il s'agit d'imposer l'autorité ducale aux seigneurs bretons ou d'agrandir le domaine ducal aux dépens de ses vassaux, ainsi qu'Henri d'Avaugour, Hervé de Léon, Jeanne de la Roche-Derrien ou Alain de Lanvaux en ont fait l'expérience. Les armes ducales sont la ruse, la mauvaise foi, l'absence de tout scrupule, la chicane procédurale. Tous les moyens sont bons afin d'épuiser l'adversaire et de le réduire à merci. Aucune étude ne porte spécifiquement sur ce personnage et aucun travail de recherches systématique de ses actes n'avait jamais été entrepris. Cet ouvrage, qui constitue la publication d'un mémoire universitaire de Master 2, comprend la transcription, l'édition et, pour ceux en latin, la traduction des actes émis par le duc Jean, ou le concernant de près. Le but est de mettre à disposition des chercheurs les outils nécessaires à la connaissance et à la compréhension du pouvoir ducal sous ce règne longtemps laissé de côté.
Les trois derniers siècles du Moyen Age voient le déploiement, au sein du duché de Bretagne, de multiples "gens de savoir" . Personnages ayant bénéficié d'un enseignement supérieur ou d'une formation sur le terrain, ils déploient, parfois en les cumulant, leurs compétences dans divers domaines : l'Eglise, l'Etat ducal, l'administration judiciaire, le notariat, etc. Le présent ouvrage en est l'analyse, réalisée à partir d'un corpus de données prosopographiques constitué de 5599 individus (Bretons ou étrangers venus en Bretagne), mis au jour grâce aux sources publiées, mais surtout au dépouillement de 5238 cartons et registres d'archives. Les parcours universitaires et professionnels, les stratégies, les réussites et les échecs, les réseaux, les biens des gens de savoir ont ainsi été mis en exergue.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.