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Annales de Bretagne et des Pays de l'Ouest Tome 130 N° 2, juin 2023 : Bretons du Moyen Age, entre gu
Coativy Yves ; Curry Anne ; Lachaud Frédérique
PU RENNES
24,99 €
Épuisé
EAN :9782753593565
Les travaux de Michael Jones sur la Bretagne et sur l'histoire de la guerre et des pouvoirs en Europe à la fin du Moyen Age ont tracé des voies nouvelles pour de nombreux historiens. La vingtaine d'études réunies dans ce volume d'hommage reflète l'originalité et la profondeur de sa contribution : les grandes rencontres militaires de la période (Azincourt, Nicopolis) sont évaluées sous des angles inédits, tout comme d'autres événements guerriers (la prise de Fougères de 1449). L'action et l'image des princes et des princesses (Jean de Montfort, Charles de Blois, Charles de Navarre, Marie duchesse d'Anjou, Anne de Bretagne), les carrières des ambassadeurs et des administrateurs (Rainaud, évêque de Quimper) comme des capitaines de guerre et des seigneurs de moindre envergure (Bernhard von Zedlitz, Philippe de Ternant, les sires de Rieux) font l'objet de plusieurs études. Le volume offre enfin des perspectives nouvelles sur l'encadrement des hommes et les fortifications en Bretagne (Guérande-Le Croisic, la châtellenie de Guémené, l'enceinte urbaine de Vitré...). Autant de travaux qui s'inscrivent, nous l'espérons, dans le sillon tracé par le professeur Michael Jones.
Aux origines de l'Etat breton. Servir le duc de Bretagne aux XIIIe et XIVe siècles décrit la construction de l'Etat breton à ses débuts. Loin de la doctrine des Montforts, les ducs de la maison de Dreux administrent entre 1213 et 1341 leur principauté en bons pères de famille, efficaces, économes et sans trop de scrupules. Ils achètent, confisquent, volent parfois les terres de leurs vassaux et renforcent leur principauté en la bardant de châteaux forts qui sont autant de centres administratifs et de symboles de leur pouvoir. Entourés et aidés de quelques centaines d'officiers et de fermiers, ils administrent de façon très rigoureuse leur domaine. Cette politique très efficace est remise en cause par la guerre de Succession (1341-1364) qui ouvre une nouvelle époque en Bretagne. Grâce à une étude systématique des sources et à un important travail de prosopographie des serviteurs des ducs, cet ouvrage apporte un éclairage nouveau sur la Bretagne des XIIIe et XIVe siècles.
L?ouvrage constitue l?édition des 120 actes diplomatiques de Pierre de Dreux, duc de Bretagne entre 1213 et 1237, accompagnée de leur traduction française intégrale. L?ensemble est précédé d?une introduction générale présentant le règne de Pierre de Dreux, les actes diplomatiques, les usages de la chancellerie et les conventions éditoriales adoptées pour la présente édition et d?une reconstitution de l?itinéraire de Pierre de Dreux appuyée sur les actes édités et le témoignage des chroniques. L?ouvrage s?achève par un inventaire des sources et une bibliographie de référence. L?édition d?actes anciens permet de mettre à la disposition des amateurs d?histoire de Bretagne et des historiens des sources sérielles plus variées (rentiers, comptes, etc.) et ainsi que des traductions de documents écrits en latin pour afin de pallier au recul progressif de l?enseignement des langues anciennes. L?auteur apporte donc une contribution capitale à la connaissance de l?histoire de la Bretagne du XIIIe siècle.
De la période précédant l'ouverture de la guerre de Succession du duché de Bretagne en 1341, il ne reste que quelques rares documents de nature comptable ou financière. Aussi ce volume entend-il rassembler, pour la première fois, tous les documents de ce type connus aujourd'hui dans une édition conforme aux normes actuelles en la matière. Quelques-uns ont déjà été publiés, principalement aux XVIIIe et XIXe siècles, mais ils sont inédits pour la moitié d'entre eux. L'édition de ces comptes est précédée d'une introduction générale sur les débuts de l'administration financière ducale et sur quelques aspects des carrières des principaux officiers ducaux autour de 1300. Des cartes et des illustrations la complètent, qui témoignent de l'action des ducs de Bretagne de la maison de Dreux, tandis qu'un index des noms propres (lieux et personnes) et un autre des matières facilitent l'accès aux documents.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?