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Annales de Bretagne et des Pays de l'Ouest Tome 126 N° 2, juin 2019 : La vicomté de Limoges sous les
Coativy Yves ; Massoni Anne
PU RENNES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782753578456
Aux XIIIe et XIVe siècles, à la suite du mariage en 1275 de Marie, vicomtesse de Limoges, avec le duc Arthur II de Bretagne, la vicomté est rattachée à la Bretagne pendant une cinquantaine d'années avant de s'en éloigner petit à petit après la guerre de Succession (1341-1364). Après la publication en 2009 par Vincent Roblin du Recueil des actes des vicomtes de Limoges (Xe-XIVe siècle), chez Droz (volume 95, Ecole pratique des hautes études, Sciences historiques et philologiques, V. Hautes études médiévales et modernes), il a semblé opportun de reprendre ce dossier assez peu étudié pour lui-même au cours de deux journées d'études. La première session s'est tenue à Limoges le 30 janvier 2015 et a tenté d'éclairer les modalités de la mise en place du pouvoir des ducs de Bretagne en Limousin. La seconde session, le 3 novembre 2016, à Brest, a abordé d'autres aspects moins directement politiques des relations entre le duché et la vicomté pour tenter d'évaluer la pérennité des liens créés par la logique des alliances matrimoniales entre deux régions très éloignées.
De la période précédant l'ouverture de la guerre de Succession du duché de Bretagne en 1341, il ne reste que quelques rares documents de nature comptable ou financière. Aussi ce volume entend-il rassembler, pour la première fois, tous les documents de ce type connus aujourd'hui dans une édition conforme aux normes actuelles en la matière. Quelques-uns ont déjà été publiés, principalement aux XVIIIe et XIXe siècles, mais ils sont inédits pour la moitié d'entre eux. L'édition de ces comptes est précédée d'une introduction générale sur les débuts de l'administration financière ducale et sur quelques aspects des carrières des principaux officiers ducaux autour de 1300. Des cartes et des illustrations la complètent, qui témoignent de l'action des ducs de Bretagne de la maison de Dreux, tandis qu'un index des noms propres (lieux et personnes) et un autre des matières facilitent l'accès aux documents.
Aux origines de l'Etat breton. Servir le duc de Bretagne aux XIIIe et XIVe siècles décrit la construction de l'Etat breton à ses débuts. Loin de la doctrine des Montforts, les ducs de la maison de Dreux administrent entre 1213 et 1341 leur principauté en bons pères de famille, efficaces, économes et sans trop de scrupules. Ils achètent, confisquent, volent parfois les terres de leurs vassaux et renforcent leur principauté en la bardant de châteaux forts qui sont autant de centres administratifs et de symboles de leur pouvoir. Entourés et aidés de quelques centaines d'officiers et de fermiers, ils administrent de façon très rigoureuse leur domaine. Cette politique très efficace est remise en cause par la guerre de Succession (1341-1364) qui ouvre une nouvelle époque en Bretagne. Grâce à une étude systématique des sources et à un important travail de prosopographie des serviteurs des ducs, cet ouvrage apporte un éclairage nouveau sur la Bretagne des XIIIe et XIVe siècles.
L?ouvrage constitue l?édition des 120 actes diplomatiques de Pierre de Dreux, duc de Bretagne entre 1213 et 1237, accompagnée de leur traduction française intégrale. L?ensemble est précédé d?une introduction générale présentant le règne de Pierre de Dreux, les actes diplomatiques, les usages de la chancellerie et les conventions éditoriales adoptées pour la présente édition et d?une reconstitution de l?itinéraire de Pierre de Dreux appuyée sur les actes édités et le témoignage des chroniques. L?ouvrage s?achève par un inventaire des sources et une bibliographie de référence. L?édition d?actes anciens permet de mettre à la disposition des amateurs d?histoire de Bretagne et des historiens des sources sérielles plus variées (rentiers, comptes, etc.) et ainsi que des traductions de documents écrits en latin pour afin de pallier au recul progressif de l?enseignement des langues anciennes. L?auteur apporte donc une contribution capitale à la connaissance de l?histoire de la Bretagne du XIIIe siècle.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.