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LE PEDAGOGUE. Livre 3, Edition bilingue français-grec
CLEMENT D'ALEXANDRIE
CERF
32,00 €
Épuisé
EAN :9782204036986
Le vaste traité de vie chrétienne que, d'une façon très consciente, Clément d'Alexandrie a voulu intituler "Le Pédagogue" est divisé en trois livres. Le premier jette les fondements. En fait, il n'y en a qu'un : le "Logos" dans notre chair, Jésus, qui seul peut guérir l'homme de son inhumanité et lui apprendre à honorer jusqu'au bout sa dignité et sa noblesse. Sous sa direction, l'existence chrétienne accomplit pleinement la morale que les sages de la Grèce avaient enseignée. Les livres II et III, se coulant sans raideur dans ce que pouvait être la journée d'un habitant d'une grande ville hellénistique, exposent tous les aspects d'une conduite juste, saine, belle, évangélique. La table et le lit sont particulièrement l'objet du livre II. Clément écrit avec verdeur, et non sans grâce. Clément est exigeant, mais sans rien d'étriqué. Un souffle de jeunesse et d'humanisme conquérant soulève cette diatribe familière qui, à propos de tous les détails de la vie, reste une hymne au Pédagogue.
Clément d'Alexandrie, qui écrit un siècle à peine après la mort du dernier apôtre, n'a pas fini de déconcerter, séduire et donner à penser avec cette oeuvre chatoyante et audacieuse que sont les " Stromates ", rédigés vers l'an 200 dans une métropole de l'Orient grec où les religions et les cultures se côtoient. Clément s'adresse à une élite cultivée, férue de philosophie, qu'il invite à se convertir au Logos, Raison divine incarnée en Jésus-Christ. Le deuxième " Stromate " est écrit à la gloire de la révélation, sans jamais humilier la raison. Au-delà des connaissances, la foi est assentiment à l'invisible, gnose plus vraie que la gnose. Même l'affectivité, décriée par certains au nom d'une superbe impassibilité, trace par la crainte, la confiance et l'amour un chemin vers Dieu. Par et dans la foi, l'intégralité de l'humain, mutilée par la gnose, est réconciliée et rendue à sa vocation.
Dans ce Stromate, qui tente comme les autres de greffer le christianisme sur la culture grecque, Clément réfléchit sur le martyre, sur son sens chrétien à la lumière de l'Ecriture (et notamment des Béatitudes), et plus largement sur le sens d'une mort acceptée, en inscrivant sa réflexion dans la tradition littéraire et philosophique des Grecs sur la souffrance, l'héroïsme, la vertu.
Extraits des oeuvres de Théodote et de l'école dite orientale, à l'époque de Valentin" : tel est le titre du recueil qui s'insère dans les écrits de Clément d'Alexandrie. Tous les essais pour identifier ce Théodote sont restés vains, mais on sait qu'il était un élève de Valentin. Ces Extraits sont une source importante de la gnose valentinienne, l'une des plus puissantes hérésies du IIe siècle. La discussion avec la gnose a formé la doctrine de l'Eglise des premiers siècles.
Ce traité qui relève d'un genre littéraire qui remonte Aristote, celui du protreptique, est une invitation à la conversion, une exhortation à se tourner vers le véritable Logos. Ecrivant dans un style raffiné, n'hésitant pas à recourir à la rhétorique traditionnelle et à une abondante documentation érudite, Clément met toute sa culture au service de la défense du christianisme. Commençant par opposer aux chants erronés de la mythologie païenne le chant véritable du Logos, nouvel Orphée, qui est venu apporter le salut aux hommes, il présente les principaux aspects de la foi chrétienne, de l'économie du salut à la rédemption. Il passe alors à la critique de la religion grecque en attaquant les mystères, notamment ceux d'Eleusis auxquels il a sans doute été initié, l'astrologie, le culte des démons et les sacrifices humains. S'il s'en prend également aux mythes, c'est en admettant qu'ils peuvent traduire des intuitions justes sur la condition humaine même si c'est de façon déformée, et il n'hésite pas reconnaître chez les poètes et les philosophes grecs la présence de lueurs de vérité qui témoignent qu'ils ont été eux-mêmes inspirés par le Logos. Mais désormais, une nouvelle étape est franchie : depuis l'Incarnation, il faut abandonner les coutumes fausses et vaines des ancêtres et faire confiance à Celui qui a toujours manifesté sa bienveillance pour l'humanité. L'ouvrage se clôt sur un appel à fuir l'attrait qu'exercent les sirènes du plaisir pour monter sur le navire piloté par le Christ et retrouver, grâce à lui, sa ressemblance d'origine avec Dieu.
Dans notre société laïque, la chrétienté constitue-t-elle encore un sujet pertinent pour l'histoire ? Plus que jamais, répond Françoise Hildesheimer. En explorant celle de l'Eglise sur le temps long, l'historienne retrace les origines et les développements du conflit d'influence entre religion et Etat qui a enfiévré l'Occident des siècles durant. Or c'est en France qu'il a connu son paroxysme. Doctrine politique originale, le gallicanisme a prôné dès le XIIIe siècle l'indépendance temporelle de l'Eglise de France vis-à-vis du pape ; une spécificité qui, via la rupture de la Séparation, a durablement marqué notre histoire. La France, fille aînée de l'Eglise ? De Clovis à Aristide Briand en passant par Charlemagne, Charles VII et Jeanne d'Arc, Louis XIV et Bossuet ou Napoléon, ce parcours passionnant entrecroise théologie, politique, récit historique et débats d'idées pour proposer une vision inédite de l'histoire de l'Eglise catholique en France.
En ces temps de crise profonde, la relation entre les hommes et les femmes à l'intérieur de l'institution ecclésiale impose plus que jamais son actualité. Certes, le magistère entend, depuis quelques décennies, valoriser la part féminine de l'Eglise. Mais le constat s'impose : stéréotypes et préjugés sont demeurés intacts, tout comme des pratiques de gouvernance qui maintiennent les femmes sous le pouvoir d'hommes - des clercs en l'occurrence. Sortant de ces ornières, il s'agit d'éprouver ce que le " temps des femmes " qui cherche à advenir peut apporter de renouvellement dans l'intelligence des textes scripturaires qui ont modelé l'imaginaire en monde chrétien. Il s'agit aussi de montrer combien la prise en compte des femmes questionne à frais nouveaux l'identité de l'Eglise, l'économie en son sein du sacerdoce des baptisés et du ministère presbytéral, donc également les modalités de sa gouvernance. Un livre qui nous montre une série d'" éclats de féminin " pour suggérer les gains qui seraient ceux de cette ouverture. Et si, la femme était l'avenir de... l'église !
Résumé : Abus sexuels, concentration de la parole et du pouvoir, exclusion des femmes : comment ces faits ont-ils été rendus possibles au sein d'une institution née pour incarner la parole de Jésus ? Avec toute la vigueur de la colère et d'un attachement authentique au message évangélique, Loïc de Kerimel va à la racine du mal : l'Eglise ne produit pas privilèges et abus comme n'importe quelle institution de pouvoir le fait ; elle est fondée sur l'affirmation d'une différence essentielle entre une caste sacerdotale, sacrée, et le peuple des fidèles. Alors que Jésus dénonce le monopole des prêtres et de la hiérarchie lévitique du Temple dans l'accès au salut, l'Eglise chrétienne naissante se dote d'une organisation similaire. Alors même que le judaïsme naissant se convertit à une spiritualité sans prêtres ni sacrifices, l'Eglise donne au repas du Seigneur, l'eucharistie, une tournure sacrificielle. Or, c'est précisément autour du monopole sacerdotal, et masculin, de cette célébration que le cléricalisme a fait système et s'est installé dans l'histoire. Tenu à l'écart des réformes, il a généré les abus de pouvoir qui gangrènent l'Eglise aujourd'hui. Un livre passionnant et nécessaire. Loïc de Kerimel est agrégé de philosophie. Il a un rôle actif dans l'Amitié judéo-chrétienne de France et au sein de la Conférence catholique des Baptisé-e-s francophones
Résumé : Cette synthèse, remarquable et accessible, sur les débuts du christianisme nous conduit des années de prédication de Jésus en Galilée et en Judée, de sa mort ignominieuse, et de la diffusion complexe et diverse de son souvenir et de son héritage dans l'Empire romain, jusqu'à la constitution d'une "mémoire officielle" et institutionnelle qui donnera un corpus canonique d'écritures. Pour quelles raisons la mort infamante de Jésus n'a-t-elle pas mis fin à ce mouvement à l'intérieur du judaïsme de l'époque ni arrêté la diffusion de son message aux frontières d'Israël ? Comment, à partir du second siècle, s'est constitué un système doctrinal et spirituel qui a pu s'imposer à l'Empire romain ? Enrico Norelli montre la diversité étonnante des modèles de foi qui aura permis la naissance et surtout le développement de la doctrine chrétienne. Il explique pourquoi certains de ces modèles se sont imposés au détriment d'autres. Il aborde de nombreuses questions relatives à cette construction : la lecture de la Bible, la constitution de l'Eglise, Marcion, le judéo-christianisme, l'influence et le rôle de Paul, la constitution d'un canon écrit à la confluence de mémoires plurielles...