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Les avatars de la preuve cosmologique. Essai sur l'argument de la contingence
Clavier Paul
ELIOTT EDITIONS
21,00 €
Épuisé
EAN :9782493117182
L'argument de la contingence, rebaptisé par Kant preuve cosmologique, prend comme point de départ le monde, ou la réalité en général. Ce monde, dit-on, aurait pu ne pas exister : il est contingent. Il faut donc remonter à un être nécessaire par soi, qui est la cause première, la raison ou l'explication ultime de ce monde. Mais d'abord, il faut s'assurer que la notion de contingence s'applique aux objets ou aux événements, et pas seulement à des propositions. Il faut ensuite déterminer si la conjonction, simultanée ou successive, de tous les êtres contingents est elle-même contingente. Et surtout, est-il certain que ce qui est contingent doive avoir une cause ou raison de son existence, distincte de soi ? Pourquoi pas, d'ailleurs, une régression de causes à l'infini ? Pourquoi, dans la chaîne des causes, devrait-on s'arrêter à une cause première ? Et, le cas échéant, pourquoi l'explication de la contingence du monde aboutirait-elle à un être premier, et non à une multitude de facteurs ou d'ancêtres ? La cosmologie du Big Bang éclaire-t-elle la question ? On devine que l'argument de la contingence n'est pas un long fleuve tranquille. Paul Clavier revisite, de Platon à Russel, les principales occurrences de l'argument, les débats conceptuels qu'il soulève, les perspectives qu'il ouvre.
Résumé : Depuis la fatwa à l'encontre de Salman Rushdie, l'exécution des caricaturistes de Charlie Hebdo ou les tragiques attentats parisiens du 13 novembre 2015, la religion fait un retour violent dans l'espace public. D'aucuns font alors "l'éloge du blasphème" et revendiquent un droit absolu d'expression. Chacun bannit son contradicteur à coup d'anathèmes. Tout religieux serait un fanatique en puissance, tout athée un ennemi acharné de la liberté religieuse. Dès lors, comment continuer à envisager de vivre ensemble ? Quelle est la portée de l'outrage envers Dieu ou une communauté religieuse ? Qu'est-ce qu'une liberté d'expression sans bornes ? Paul Clavier redistribue les cartes et offre ainsi des outils affutés par notre tradition pour comprendre le monde dans lequel nous vivons. Il montre, en philosophe, comment l'obéissance aveugle ne rend pas justice au respect inconditionnel dont l'homme entend témoigner par son engagement religieux. Il démonte l'apparente cohérence d'un commandement de tuer l'impie. Parallèlement, il souligne que quiconque admet qu'il y a des droits et des obligations imprescriptibles, reconnaît implicitement l'existence d'une source absolue d'obligation. Qu'on la nomme Dieu ou d'un autre nom, l'essentiel reste de ne pas l'invoquer en vain. Athées et croyants, également concernés, sont peut-être plus proches qu'ils ne veulent bien l'avouer.
Après avoir fait couler beaucoup d'encre, de larmes et de sang, l'existence de Dieu est devenue un sujet qui ennuie.C'est encore un sujet qui divise. Pour apaiser l'atmosphère, on a cru pouvoir trouver un arrangement: "Si tu crois en lui, il existe; si tu n'y crois pas, il n'existe pas." L'existence de Dieu serait une affaire strictement personnelle. Mais cela ne règle pas la question.Car si Dieu n'existe pas, la croyance n'est qu'un pieux mensonge, une illusion douce ou nocive. Et si Dieu existe, l'athée passe bel et bien à côté de quelque chose, ou de quelqu'un. Il faut, si c'est possible, en avoir le c?ur net. Comment?En affrontant les objections, en accueillant les résistances, en partageant les difficultés. En examinant les raisons d'admettre et celles de refuser. C'est ce que font ici deux loyaux interlocuteurs, qui, sous les noms d'Athésouhaits et de Théopoil, discutent joyeusement de ce grave sujet.Renouer le dialogue, sans s'abriter systématiquement derrière la foi ou l'incroyance, les convictions athées ou les appartenances confessionnelles. Reparler de Dieu. Sans barbe.
Résumé : Il faut, dit-on, de tout pour faire un monde. Mais à force de tout comprendre, ce concept de monde ne recouvre plus rien de précis. Il désigne une somme de parties hétérogènes, comprenant pêle-mêle : constituants matériels, propriétés physiques, événements, personnes, actions... Ces fragments du monde, nous ne les connaissons qu'à travers le prisme de nos besoins ou de nos habitudes linguistiques et culturelles. Faudra-t-il renoncer à définir un concept de monde, au profit d'une multiplicité de perceptions du monde ? Ce livre propose d'examiner les principales tentatives, classiques ou contemporaines, de déterminer le concept de monde. Il évalue les grandes thèses métaphysiques sur la réalité du monde par rapport à nos représentations. Il discute les constructions esthétique, morale ou religieuse d'autres mondes possibles. Il affronte la question d'une science de l'univers. Habiter le monde pourrait nous interdire d'en être le spectateur impartial. Avons-nous, en définitive, affaire à un monde commun ?
La Critique de la raison pure est un des plus célèbres monuments de la philosophie. Qu'on partage ou non ses thèses, on s'incline avec révérence devant la statue de Kant. On célèbre l'homme des Lumières qui met fin aux luttes stériles du dogmatisme et du scepticisme. On admire sa leçon de modestie, nous ne connaissons pas les choses en soi, mais seulement les phénomènes. Qui oserait mettre en doute la rigueur et la cohérence du philosophe de Koenigsberg ? Pourtant, les premiers lecteurs de Kant ont mis à jour des contradictions fatales. Par suite, les commentateurs ont oscillé entre deux interprétations également étayées : l'idéalisme intégral (selon lequel nous n'avons affaire qu'à des représentations) ; le réalisme (dans lequel la justification de la connaissance repose en définitive sur un monde de choses en soi). Or il y a une autre voie qui n'est ni le réalisme, ni l'idéalisme : c'est la bipolarité. C'est la voie ouverte en 1918 par Norman Kemp Smith, célèbre traducteur de la Critique en anglais, qui décèle chez Kant un conflit de tendances. L'ouvrage de Paul Clavier explore cette féconde bipolarité de la pensée kantienne, tiraillée entre une humeur idéaliste où le sujet fabrique de toutes pièces une nature soumise à des lois universelles et nécessaires, et une humeur réaliste où les conditions de la connaissance sont dictées par la structure matérielle du monde. On découvre alors un Kant rusé, astucieux, parfaitement conscient des impasses dans lesquels il s'est fourré...
Ouvrage majeur de la philosophie du XXe siècle, le Tractatus logico-philosophicus du philosophe autrichien Ludwig Wittgenstein a donné lieu, dès sa parution en 1921, à de très nombreuses interprétations parfois tout à fait inconciliables. Alors que Wittgenstein a lui-même présenté la distinction entre dire et montrer comme constituant à la fois son "idée principale" et le "problème cardinal de la philosophie" , il n'existe à ce jour aucun consensus parmi les spécialistes à propos de sa nature exacte. Dans cet essai, Guillaume Decauwert s'attache à élucider la portée de cette distinction à l'oeuvre dans le Tractatus pour en souligner les enjeux philosophiques, en la rattachant à la question du fondement des connaissances et aux paradoxes que suscitent les notions de réflexivité ou d'autoréférence.
Le Poidevin Robin ; Dang Van Antoine ; Dunand Stép
Résumé : Peut-on décider de ne pas croire ? Est-il légitime, d'un point de vue philosophique, de s'abstenir de toute croyance ? L'agnosticisme n'est-il, comme le disent ses détracteurs, qu'une solution de facilité ? La question de l'existence de Dieu a longtemps opposé les théistes et les athées. Il existe pourtant une troisième voie, tout aussi importante : la suspension raisonnée du jugement, ou agnosticisme. Cette position philosophique, qui considère la question de l'existence de Dieu comme indécidable, est bien plus riche intellectuellement qu'une simple hésitation ou indécision : elle implique de s'interroger sur la nature et les limites de la connaissance, et soulève des questions d'ordre pratique et éthique. Clair et accessible, cet essai du philosophe et métaphysicien Robin Le Poidevin, s'efforce de définir et de défendre l'agnosticisme, et constitue à ce titre une excellente introduction à la philosophie de la religion contemporaine.
Résumé : Les tueurs ont-ils un penchant inné pour le meurtre ?? N'importe qui peut-il commettre un crime au gré des circonstances ?? Inversement, certains individus sont-ils par nature des génies ? In fine, nos compétences langagière, perceptive, cognitive, sont-elles prédéterminées par notre ADN ? Notre conduite morale est-elle inscrite dans la nature humaine ?? Sommes-nous destinés à être les individus que nous sommes ?? Et le comportement animal est-il, plus encore que le nôtre, biologiquement programmé ? Abordant tour à tour ces questions familières, Valentine Reynaud fait voler en éclats les distinctions du langage courant, traquant les différents préjugés associés à l'inné, notion commune dont l'usage est tiraillé entre idéologie et science, entre glorification de la singularité et acceptation de la diversité, entre prédétermination et ouverture au possible. Ce livre plaide pour une pratique éclairée du terme inné qui rende justice à la richesse des potentiels humains.
Résumé : A la question "Que devons-nous faire ? ", au coeur des réflexions éthique et politique, l'utilitarisme apporte une réponse étonnamment simple : ce qu'il est juste de faire, c'est agir en vue des conséquences les meilleures, soit le plus de bonheur ou bien être possible, pour le plus grand nombre. Les premiers penseurs utilitaristes luttèrent sans relâche pour la justice, réclamant des droits égaux pour les femmes, dénonçant l'esclavage, et militant en faveur du respect des animaux, contre les souffrances et la cruauté dont ils continuent à être les victimes. En nous exhortant à prendre en compte les intérêts de ceux que nous ignorons le plus souvent, l'utilitarisme constitue une puissante doctrine éthique, qui nous invite à interroger les principes de notre réflexion morale.