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Kant bipolaire. Kemp Smith, lecteur de la Critique
CLAVIER PAUL
ELIOTT EDITIONS
19,00 €
Épuisé
EAN :9782493117700
La Critique de la raison pure est un des plus célèbres monuments de la philosophie. Qu'on partage ou non ses thèses, on s'incline avec révérence devant la statue de Kant. On célèbre l'homme des Lumières qui met fin aux luttes stériles du dogmatisme et du scepticisme. On admire sa leçon de modestie, nous ne connaissons pas les choses en soi, mais seulement les phénomènes. Qui oserait mettre en doute la rigueur et la cohérence du philosophe de Koenigsberg ? Pourtant, les premiers lecteurs de Kant ont mis à jour des contradictions fatales. Par suite, les commentateurs ont oscillé entre deux interprétations également étayées : l'idéalisme intégral (selon lequel nous n'avons affaire qu'à des représentations) ; le réalisme (dans lequel la justification de la connaissance repose en définitive sur un monde de choses en soi). Or il y a une autre voie qui n'est ni le réalisme, ni l'idéalisme : c'est la bipolarité. C'est la voie ouverte en 1918 par Norman Kemp Smith, célèbre traducteur de la Critique en anglais, qui décèle chez Kant un conflit de tendances. L'ouvrage de Paul Clavier explore cette féconde bipolarité de la pensée kantienne, tiraillée entre une humeur idéaliste où le sujet fabrique de toutes pièces une nature soumise à des lois universelles et nécessaires, et une humeur réaliste où les conditions de la connaissance sont dictées par la structure matérielle du monde. On découvre alors un Kant rusé, astucieux, parfaitement conscient des impasses dans lesquels il s'est fourré...
Résumé : L'affirmation que le monde est créé passe facilement pour le vestige d'un âge théologique de l'humanité. Quant à dire que le monde a été créé à partir de rien (ex nihilo), voilà qui peut passer pour le comble de l'irrationnel. N'est-il pas acquis une fois pour toutes que " rien ne naît de rien " ? La thèse de la création du monde se trouve donc, le plus souvent, reléguée au cimetière des hypothèses métaphysiques. Ex nihilo est une enquête sur les circonstances et sur les mobiles de cette relégation. Tout en reconstituant les circonstances de l'apparition et de la disparition de la thèse de la création, Paul Clavier se demande si et comment l'introduction (ou l'élimination) de cette thèse a pu être justifiée. Il fait alterner les séquences d'histoire de la philosophie avec des mises au point argumentatives. Il propose ainsi une fresque, ou une mosaïque, d'histoire analytique de la philosophie. Les considérations sur la généalogie des thèses et des concepts sont doublées d'un souci de définir les conditions de vérité des positions et d'évaluer la validité des arguments. Vol. II L'introduction en philosophie du concept de création
Après avoir fait couler beaucoup d'encre, de larmes et de sang, l'existence de Dieu est devenue un sujet qui ennuie.C'est encore un sujet qui divise. Pour apaiser l'atmosphère, on a cru pouvoir trouver un arrangement: "Si tu crois en lui, il existe; si tu n'y crois pas, il n'existe pas." L'existence de Dieu serait une affaire strictement personnelle. Mais cela ne règle pas la question.Car si Dieu n'existe pas, la croyance n'est qu'un pieux mensonge, une illusion douce ou nocive. Et si Dieu existe, l'athée passe bel et bien à côté de quelque chose, ou de quelqu'un. Il faut, si c'est possible, en avoir le c?ur net. Comment?En affrontant les objections, en accueillant les résistances, en partageant les difficultés. En examinant les raisons d'admettre et celles de refuser. C'est ce que font ici deux loyaux interlocuteurs, qui, sous les noms d'Athésouhaits et de Théopoil, discutent joyeusement de ce grave sujet.Renouer le dialogue, sans s'abriter systématiquement derrière la foi ou l'incroyance, les convictions athées ou les appartenances confessionnelles. Reparler de Dieu. Sans barbe.
Le 12 janvier 2010, en Haïti, la Terre engloutit d'un seul coup 250 000 victimes. Au milieu des décombres, on prie, on crie... Vers le Ciel, contre le Ciel, dans le vide: que croire désormais? Une réponse, à présent bien rodée, mettra tout le monde d'accord: ou bien Dieu n'existe pas, ou alors. s'il existe, il n'est pas tout-puissant. Décréter l'impuissance de Dieu est bien vu. Pourtant, si Dieu crée un monde qu'il est incapable de maîtriser, il demeure le principal responsable des dégâts. En voulant excuser Dieu, on l'accable davantage. Le déchaînement du mal implique-t-il forcément l'impuissance de Dieu? Nous-mêmes, si nous avions les pleins pouvoirs, devrions-nous éradiquer toute forme de mal? A partir de quand intervenir? Une invitation à rester plus modeste face à l'énigme du mal.
L'affirmation que le monde est créé passe facilement pour le vestige d'un âge théologique de l'humanité. Quant à dire que le monde a été créé à partir de rien (ex nihilo), voilà qui peut passer pour le comble de l'irrationnel. N'est-il pas acquis une fois pour toutes que " rien ne naît de rien " ? La thèse de la création du monde se trouve donc, le plus souvent, reléguée au cimetière des hypothèses métaphysiques. Ex nihilo est une enquête sur les circonstances et sur les mobiles de cette relégation. Tout en reconstituant les circonstances de l'apparition et de la disparition de la thèse de la création, Paul Clavier se demande si et comment l'introduction (ou l'élimination) de cette thèse a pu être justifiée. Il fait alterner les séquences d'histoire de la philosophie avec des mises au point argumentatives. Il propose ainsi une fresque, ou une mosaïque, d'histoire analytique de la philosophie. Les considérations sur la généalogie des thèses et des concepts sont doublées d'un souci de définir les conditions de vérité des positions et d'évaluer la validité des arguments. (Volume 1 : L'introduction en philosophie du concept de création)
Résumé : Au cours de la dernière décennie, près de quarante mille personnes sont mortes en tentant de franchir des frontières internationales. La mort de ces migrants n'a rien de fortuit : elle résulte des politiques des Etats qui visent à contenir les populations et à contrôler l'accès aux ressources, exploitant ainsi des bassins de main-d'oeuvre bon marché, en tirant parti de réglementations sociales et environnementales laxistes. Parcourant de nombreuses régions du monde, Jones recense les milliards de dollars dépensés dans des projets de sécurité frontalière et leurs conséquences désastreuses pour les populations, confrontées aux effets du changement climatique et à l'accroissement des inégalités économiques. Si l'existence des Etats et des frontières est enracinée dans notre culture politique, Reece Jones plaide pour la reconnaissance d'un droit aussi fondamental que notre condition de sédentarité : le droit universel de circuler.
Résumé : Peut-on réellement croire que la Terre est plate, qu'une lutte secrète contre une vaste cabale pédo-sataniste des élites de l'Etat profond était au coeur de la présidence Trump, ou que le vaccin contre le Covid-19 est un outil de contrôle de la population ? "Fake news" , complotisme, rejet de l'expertise scientifique, extrême polarisation du débat public, crispations identitaires : notre époque semble être victime d'une véritable épidémie de croyances irrationnelles. A rebours de cette analyse, ce livre propose d'explorer une hypothèse provocante : une grande part de ce que nous appelons des croyances ne sont en réalité pas des croyances du tout ; ce sont des croivances, autrement dit des pseudo-croyances, qui, indifférentes à la vérité, n'en n'affectent pas moins profondément notre vie intellectuelle et politique. A l'interface de la psychologie et de la philosophie, Croiver offre une plongée sans concession dans l'univers complexe des croyances et du complotisme contemporain.
Résumé : Deux amis se rencontrent dans un train. Pierre se croit victime d'un sortilège. Pour Sarah, la science a mis au rebut ce genre de superstition. La discussion dégénère. Zac s'immisce dans la conversation : pourquoi se quereller puisque tout n'est au fond qu'une affaire de point de vue ? Consternée, Roxana se voit contrainte d'intervenir. Y a-t-il un sens à reconnaître une égale valeur à toutes les croyances ? La vérité est-elle par nature oppressive ? A l'heure de la "post-vérité" et des "faits alternatifs", Timothy Williamson met à la portée de tous, à travers un dialogue plein d'humour, les outils intellectuels que la philosophie a patiemment forgés face à la tentation du relativisme.
Expérience familière et souvent troublante, le rêve n'en constitue pas moins pour la philosophie un objet d'investigation paradoxal, à la fois marginal et privilégié. Marginal, si l'on considère le peu d'écrits qui lui ont été consacrés, y compris par les philosophes de l'esprit contemporains. Privilégié, néanmoins, puisque le rêve se présente comme une expérience limite, susceptible d'éclairer une part du fonctionnement de l'esprit, et dont l'énigme se trouve disputée par de nombreuses disciplines, des neurosciences à la psychanalyse et à la philosophie de l'esprit. Contemporain des premiers articles de psychologie sur le sommeil profond des années 1950, et rédigé dans le sillage des Recherches philosophiques de Wittgenstein, cet essai, publié en 1959, constitue l'une des rares monographies consacrées à l'expérience onirique. Recourant à l'analyse conceptuelle des récits de rêve dont chacun peut témoigner à son réveil, Rêver constitue un jalon important dans la vaste entreprise visant à percer le secret des songes.