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Dieu sans barbe. Vingt et une conversations instructives et amusantes sur la question très disputée
Clavier Paul
TABLE RONDE
8,70 €
Épuisé
EAN :9782710325536
Après avoir fait couler beaucoup d'encre, de larmes et de sang, l'existence de Dieu est devenue un sujet qui ennuie.C'est encore un sujet qui divise. Pour apaiser l'atmosphère, on a cru pouvoir trouver un arrangement: "Si tu crois en lui, il existe; si tu n'y crois pas, il n'existe pas." L'existence de Dieu serait une affaire strictement personnelle. Mais cela ne règle pas la question.Car si Dieu n'existe pas, la croyance n'est qu'un pieux mensonge, une illusion douce ou nocive. Et si Dieu existe, l'athée passe bel et bien à côté de quelque chose, ou de quelqu'un. Il faut, si c'est possible, en avoir le c?ur net. Comment?En affrontant les objections, en accueillant les résistances, en partageant les difficultés. En examinant les raisons d'admettre et celles de refuser. C'est ce que font ici deux loyaux interlocuteurs, qui, sous les noms d'Athésouhaits et de Théopoil, discutent joyeusement de ce grave sujet.Renouer le dialogue, sans s'abriter systématiquement derrière la foi ou l'incroyance, les convictions athées ou les appartenances confessionnelles. Reparler de Dieu. Sans barbe.
Résumé : D'après un chapitre fameux de la Critique de la raison pure les idées cosmologiques, en visant " l'ensemble de tous les phénomènes " ou encore " la tonalité absolue de l'ensemble des choses existantes ", nous jettent, selon Kant, dans d'intenables contradictions : " On y applique en effet l'idée de l'absolue totalité, laquelle n'a de valeur que comme condition des choses en soi, à des phénomènes qui n'existent que dans notre représentation. " Pourtant, le projet d'une constitution systématique de l'Univers ne se cantonne pas aux écrits dits " précritiques ". L'enthousiasme cosmologique du jeune Kant, qui entreprend une synthèse de la métaphysique wolffienne avec la mécanique de Newton, n'est pas une simple erreur de jeunesse. Pas d'avantage, l'acharnement cosmologique du dernier Kant, spéculant sur les forces motrices gravitationnelles et sur l'éther cosmique, n'est à mettre au compte d'un pêché de vieillesse. Dès lors que l'origine mécanique du système de l'Univers est en jeu, la critique des idées cosmologiques et la récupération d'une partie d'entre elles peuvent être un bon moyen d'évincer la conception d'un Dieu créateur au profit d'un Dieu plus discret. Le Dieu de la loi morale plutôt que celui du ciel étoilé...
Résumé : L'affirmation que le monde est créé passe facilement pour le vestige d'un âge théologique de l'humanité. Quant à dire que le monde a été créé à partir de rien (ex nihilo), voilà qui peut passer pour le comble de l'irrationnel. N'est-il pas acquis une fois pour toutes que " rien ne naît de rien " ? La thèse de la création du monde se trouve donc, le plus souvent, reléguée au cimetière des hypothèses métaphysiques. Ex nihilo est une enquête sur les circonstances et sur les mobiles de cette relégation. Tout en reconstituant les circonstances de l'apparition et de la disparition de la thèse de la création, Paul Clavier se demande si et comment l'introduction (ou l'élimination) de cette thèse a pu être justifiée. Il fait alterner les séquences d'histoire de la philosophie avec des mises au point argumentatives. Il propose ainsi une fresque, ou une mosaïque, d'histoire analytique de la philosophie. Les considérations sur la généalogie des thèses et des concepts sont doublées d'un souci de définir les conditions de vérité des positions et d'évaluer la validité des arguments. Vol. II L'introduction en philosophie du concept de création
Le 12 janvier 2010, en Haïti, la Terre engloutit d'un seul coup 250 000 victimes. Au milieu des décombres, on prie, on crie... Vers le Ciel, contre le Ciel, dans le vide: que croire désormais? Une réponse, à présent bien rodée, mettra tout le monde d'accord: ou bien Dieu n'existe pas, ou alors. s'il existe, il n'est pas tout-puissant. Décréter l'impuissance de Dieu est bien vu. Pourtant, si Dieu crée un monde qu'il est incapable de maîtriser, il demeure le principal responsable des dégâts. En voulant excuser Dieu, on l'accable davantage. Le déchaînement du mal implique-t-il forcément l'impuissance de Dieu? Nous-mêmes, si nous avions les pleins pouvoirs, devrions-nous éradiquer toute forme de mal? A partir de quand intervenir? Une invitation à rester plus modeste face à l'énigme du mal.
Résumé : La Critique de la raison pure inaugure un changement de méthode sans précédent dans l'histoire de la philosophie. C'est ce changement qu'on propose au lecteur de ressaisir, en suivant l'exposé de Kant dans la préface qu'il rédige pour la seconde édition de la Critique (1787). Il s'agit de remettre en perspective les thèses de cette seconde préface et non de visiter un cimetière d'hypothèses métaphysiques. L'élève ou l'étudiant sont invités à juger sur pièce : qu'en est-il de cette fameuse révolution dite " copernicienne ", qui veut que les objets se règlent sur notre connaissance ? Ils découvriront ainsi la manière propre à Kant de philosopher et pourront en évaluer l'actualité, qu'il s'agisse des restrictions imposées à notre connaissance ou de la relève du savoir métaphysique par une croyance morale. Avec le texte complet de Kant.
En 1938, désespéré par les compromissions de l'Eglise et par la lâcheté des démocraties, Georges Bernanos quitte l'Europe avec sa femme et ses six enfants pour recréer une "nouvelle France" en Amérique latine. Au Brésil, l'écrivain passe sept longues années en exil, à Rio de Janeiro, Itaipava, Juiz de Fora, Vassouras, Pirapora et Barbacena. Contrairement à Stefan Zweig, venu lui rendre visite dans sa ferme quelques jours avant son suicide, le romancier français n'a pas laissé de livre pour célébrer ce pays qu'il a tant aimé. Toutefois, au fil des pages consacrées à cette terre d'espérance et d'amitié dans Lettre aux Anglais, Les Enfants humiliés, Le Chemin de la Croix-des-Ames, sa correspondance trop peu connue et quelques articles publiés après son retour en France, on découvre que Bernanos s'est fait du Brésil une image toute à lui, au coeur des soubresauts de la Seconde Guerre mondiale. Et l'on comprend que c'est un homme profondément changé qui a dit adieu au Cristo Redemptor du Corcovado, le 2 juin 1945.
Ohl Michel ; Dussert Eric ; Ohl Jean-Pierre ; Nogu
C'est par pur altruisme que Michel Ohl a rejoint le groupe des écrivains imaginatifs débordants, et s'est laissé classer dans ce club informel des gens d'esprit avec ses pairs Maurice Roche, Jean-Pierre Verheggen, Alphonse Allais, Raymond Queneau, Boris Vian, Alfred Jarry et quelques moralistes carabinés du genre de Félix Fénéon. Ajoutez à cela son goût personnel pour les collages à usage épistolaire, vous avez le portrait de l'original bravant les conventions d'un monde codifié qui n'apprécie rien tant que le sérieux et la morgue. Dans ces pages où se percutent les notes de zinc, les détournements, les anagrammes, les calembours, les anecdotes, les récits de rêves fous et ses méditations de lecteur frénétique, ces pages où résonne le "mastaraglu", la langue des morts de son invention, on retrouve toute la jubilation et toute la déflagration de la littérature en marche.
4e de couverture : Miguel de Cervantès a raconté la vie de don Quichotte jusqu'à son retour au village après sa troisième sortie. À peine le chevalier a-t-il rédigé son testament qu'il rend l'âme, entouré de sa gouvernante Quiteria, du curé don Pedro, du barbier Nicolas, de son écuyer Sancho Panza et de sa nièce Antonia, tourmentée par les nombreuses dettes que lui lègue son oncle et les attentions masculines peu louables dont elle est l'objet, alors qu'elle n'a d'yeux que pour le bachelier Samson Carrasco. Chacun se souvient de l'ingénieux hidalgo et s'interroge sur les intentions profondes qui ont guidé son âme. Mais l'action continue, qui donne à Andrés Trapiello, à Sancho Panza et au lecteur l'occasion de se venger de la bêtise de ceux qui, profitant de sa folie, se sont moqués du chevalier à la Triste Figure.
Au début des années 1990, Mark Senders, dessinateur bohème et amateur de paradis artificiels, se retrouve vautré comme un SDF dans un parc new-yorkais. Il écoute un homme qui décrit le crépuscule sur la baie de l'Hudson. C'est parce que la précision des termes employés le frappe qu'il s'approche de l'inconnu et assiste à son assassinat. Pour percer le secret du "sourire contenu" - expression la plus difficile à rendre pour un dessinateur - d'une femme aux yeux violets qu'un tueur s'est juré de crever, Mark va se lancer dans une enquête, du New York des médiums au Cambodge déchiré par les coups d'Etat, en passant par Hong-Kong à la veille de la rétrocession à la Chine. Dans ce roman noir qui s'attache autant à un monde finissant qu'au sort des cochons en Asie du Sud-Est, Serge Quadruppani est en quête d'une "Shelter Island", d'une île-abri. Inutile de dire qu'il ne l'a pas encore trouvée, vingt ans après la première parution de cette errance géostratégique et sentimentale.