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Kant, les idées cosmologiques
Clavier Paul
PUF
10,14 €
Épuisé
EAN :9782130484042
D'après un chapitre fameux de la Critique de la raison pure les idées cosmologiques, en visant " l'ensemble de tous les phénomènes " ou encore " la tonalité absolue de l'ensemble des choses existantes ", nous jettent, selon Kant, dans d'intenables contradictions : " On y applique en effet l'idée de l'absolue totalité, laquelle n'a de valeur que comme condition des choses en soi, à des phénomènes qui n'existent que dans notre représentation. " Pourtant, le projet d'une constitution systématique de l'Univers ne se cantonne pas aux écrits dits " précritiques ". L'enthousiasme cosmologique du jeune Kant, qui entreprend une synthèse de la métaphysique wolffienne avec la mécanique de Newton, n'est pas une simple erreur de jeunesse. Pas d'avantage, l'acharnement cosmologique du dernier Kant, spéculant sur les forces motrices gravitationnelles et sur l'éther cosmique, n'est à mettre au compte d'un pêché de vieillesse. Dès lors que l'origine mécanique du système de l'Univers est en jeu, la critique des idées cosmologiques et la récupération d'une partie d'entre elles peuvent être un bon moyen d'évincer la conception d'un Dieu créateur au profit d'un Dieu plus discret. Le Dieu de la loi morale plutôt que celui du ciel étoilé...
Hier, la monnaie et le crédit facilitaient l'échange. Aujourd'hui, ils divisent et écrasent. Le coupable désigné est vite trouvé : ce serait la finance internationale. Ce qui nous évite de nous interroger sur le tréfonds de nos mentalités. Un essai corrosif pour, enfin, régler nos comptes avec l'argent. La monnaie ? Alors qu'elle a été inventée pour faciliter l'échange des biens et des services, elle est devenue signe de division et facteur d'inégalité. Le crédit ? Alors qu'il a été instauré pour faire circuler la monnaie et libérer l'initiative, il a fini par écraser Etats et particuliers sous le poids de la dette. Désormais, c'est la gestion des déficits qui arbitre nos choix sanitaires, éducatifs, sociaux, environnementaux. Le coupable idéal, et tout trouvé, c'est donc " la finance " : marchés dérégulés, actionnaires sans coeur, fonds d'investissement indifférents au sort de la planète. Mais à quoi bon dénoncer la cupidité des uns et la rapacité des autres, si on n'en dévoile pas les ressorts ? La source de notre asservissement est peut-être cachée dans le tréfonds de nos mentalités. Et si le vilain petit financier, c'était chacune et chacun d'entre nous ? Enjambant les débats ésotériques, cette "Petite métaphysique du fric" interroge ce qu'est la monnaie dans nos têtes, ce qu'elle devient entre nos mains, et défie notre tendance à désigner les coupables sans nous remettre en cause.
L'argument de la contingence, rebaptisé par Kant preuve cosmologique, prend comme point de départ le monde, ou la réalité en général. Ce monde, dit-on, aurait pu ne pas exister : il est contingent. Il faut donc remonter à un être nécessaire par soi, qui est la cause première, la raison ou l'explication ultime de ce monde. Mais d'abord, il faut s'assurer que la notion de contingence s'applique aux objets ou aux événements, et pas seulement à des propositions. Il faut ensuite déterminer si la conjonction, simultanée ou successive, de tous les êtres contingents est elle-même contingente. Et surtout, est-il certain que ce qui est contingent doive avoir une cause ou raison de son existence, distincte de soi ? Pourquoi pas, d'ailleurs, une régression de causes à l'infini ? Pourquoi, dans la chaîne des causes, devrait-on s'arrêter à une cause première ? Et, le cas échéant, pourquoi l'explication de la contingence du monde aboutirait-elle à un être premier, et non à une multitude de facteurs ou d'ancêtres ? La cosmologie du Big Bang éclaire-t-elle la question ? On devine que l'argument de la contingence n'est pas un long fleuve tranquille. Paul Clavier revisite, de Platon à Russel, les principales occurrences de l'argument, les débats conceptuels qu'il soulève, les perspectives qu'il ouvre.
Résumé : Il faut, dit-on, de tout pour faire un monde. Mais à force de tout comprendre, ce concept de monde ne recouvre plus rien de précis. Il désigne une somme de parties hétérogènes, comprenant pêle-mêle : constituants matériels, propriétés physiques, événements, personnes, actions... Ces fragments du monde, nous ne les connaissons qu'à travers le prisme de nos besoins ou de nos habitudes linguistiques et culturelles. Faudra-t-il renoncer à définir un concept de monde, au profit d'une multiplicité de perceptions du monde ? Ce livre propose d'examiner les principales tentatives, classiques ou contemporaines, de déterminer le concept de monde. Il évalue les grandes thèses métaphysiques sur la réalité du monde par rapport à nos représentations. Il discute les constructions esthétique, morale ou religieuse d'autres mondes possibles. Il affronte la question d'une science de l'univers. Habiter le monde pourrait nous interdire d'en être le spectateur impartial. Avons-nous, en définitive, affaire à un monde commun ?
Résumé : Depuis la fatwa à l'encontre de Salman Rushdie, l'exécution des caricaturistes de Charlie Hebdo ou les tragiques attentats parisiens du 13 novembre 2015, la religion fait un retour violent dans l'espace public. D'aucuns font alors "l'éloge du blasphème" et revendiquent un droit absolu d'expression. Chacun bannit son contradicteur à coup d'anathèmes. Tout religieux serait un fanatique en puissance, tout athée un ennemi acharné de la liberté religieuse. Dès lors, comment continuer à envisager de vivre ensemble ? Quelle est la portée de l'outrage envers Dieu ou une communauté religieuse ? Qu'est-ce qu'une liberté d'expression sans bornes ? Paul Clavier redistribue les cartes et offre ainsi des outils affutés par notre tradition pour comprendre le monde dans lequel nous vivons. Il montre, en philosophe, comment l'obéissance aveugle ne rend pas justice au respect inconditionnel dont l'homme entend témoigner par son engagement religieux. Il démonte l'apparente cohérence d'un commandement de tuer l'impie. Parallèlement, il souligne que quiconque admet qu'il y a des droits et des obligations imprescriptibles, reconnaît implicitement l'existence d'une source absolue d'obligation. Qu'on la nomme Dieu ou d'un autre nom, l'essentiel reste de ne pas l'invoquer en vain. Athées et croyants, également concernés, sont peut-être plus proches qu'ils ne veulent bien l'avouer.
Daniel Ligou est professeur émérite à l'Université de Dijon. Auteur de nombreux ouvrages, ses travaux et publications sur la franc-maçonnerie font autorité.
L'ouvrage aborde des situations cliniques diverses (victimes d'agressions violentes, de viol et d'inceste, réfugiés du Kosovo ou du Rwanda) rencontrées lors de prises en charge individuelles ou de groupe. Il décrit le travail de survivance grâce auquel le psychisme mobilise des défenses actives contre les expériences d'anéantissement et contre leur fascination. Il analyse les processus psychiques comme la subjectivation de la mort et sa liaison à la vie qui permettent aux personnes de se remettre à vivre. Il souligne également le travail de reliance par lequel la personne violentée parvient à se relier à la communauté humaine et à restaurer un sentiment d'appartenance à l'humanité qui avait été détruit.
Publié dans une version reliée en 1991, puis réédité dans un format poche, ce dictionnaire est un « outil culturel » passionnant et indispensable, non seulement pour connaître les grands noms de la discipline (94 ethnologues sont présentés) mais aussi pour comprendre leur langage et leurs concepts, car « c'est avec cet instrument analytique qu'ils affrontent la réalité sociale, organisent leur savoir et définissent les orientations de leur réflexion et c'est à travers leur langage que, de l'extérieur, la discipline est identifiée » (P. Bonte et M. Izard).
Héraclès, Thésée, Jason, Athéna, Zeus... Tous ces héros et ces dieux nous sont familiers, mais connaît-on véritablement les mythes qui s'attachent à leurs noms? Pourtant, Ceux-ci revêtent une importance considérable pour qui se passionne pour l'histoire de la pensée humaine. Mais l'intérêt de les connaître concerne aussi chacun d'entre nous. Constamment repris, réutilisés dans la littérature antique, médiévale, mais également contemporaine, ils sont devenus des références que nul ne peut ignorer, un patrimoine que chacun se doit de connaître. Pierre Grimal, grand spécialiste des études latines, n'a pas eu pour objectif de proposer un système explicatif de ces mythes, mais de les faire connaître et d'apporter ainsi des éléments indispensables à la compréhension de nombreux textes et oeuvres d'art. Fruit d'un colossal travail d'inventaire et de classement des textes, ce dictionnaire est d'un abord simple, clair et précis. Classés par ordre alphabétique, les mythes sont accompagnés des références des textes qui en font mention. Complet et pratique, cet ouvrage publié en 1951, réédité de très nombreuses fois, est toujours précieux.