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Par ici la monnaie ! . Petite métaphysique du fric
Clavier Paul
CERF
14,00 €
Épuisé
EAN :9782204139670
Hier, la monnaie et le crédit facilitaient l'échange. Aujourd'hui, ils divisent et écrasent. Le coupable désigné est vite trouvé : ce serait la finance internationale. Ce qui nous évite de nous interroger sur le tréfonds de nos mentalités. Un essai corrosif pour, enfin, régler nos comptes avec l'argent. La monnaie ? Alors qu'elle a été inventée pour faciliter l'échange des biens et des services, elle est devenue signe de division et facteur d'inégalité. Le crédit ? Alors qu'il a été instauré pour faire circuler la monnaie et libérer l'initiative, il a fini par écraser Etats et particuliers sous le poids de la dette. Désormais, c'est la gestion des déficits qui arbitre nos choix sanitaires, éducatifs, sociaux, environnementaux. Le coupable idéal, et tout trouvé, c'est donc " la finance " : marchés dérégulés, actionnaires sans coeur, fonds d'investissement indifférents au sort de la planète. Mais à quoi bon dénoncer la cupidité des uns et la rapacité des autres, si on n'en dévoile pas les ressorts ? La source de notre asservissement est peut-être cachée dans le tréfonds de nos mentalités. Et si le vilain petit financier, c'était chacune et chacun d'entre nous ? Enjambant les débats ésotériques, cette "Petite métaphysique du fric" interroge ce qu'est la monnaie dans nos têtes, ce qu'elle devient entre nos mains, et défie notre tendance à désigner les coupables sans nous remettre en cause.
L'argument de la contingence, rebaptisé par Kant preuve cosmologique, prend comme point de départ le monde, ou la réalité en général. Ce monde, dit-on, aurait pu ne pas exister : il est contingent. Il faut donc remonter à un être nécessaire par soi, qui est la cause première, la raison ou l'explication ultime de ce monde. Mais d'abord, il faut s'assurer que la notion de contingence s'applique aux objets ou aux événements, et pas seulement à des propositions. Il faut ensuite déterminer si la conjonction, simultanée ou successive, de tous les êtres contingents est elle-même contingente. Et surtout, est-il certain que ce qui est contingent doive avoir une cause ou raison de son existence, distincte de soi ? Pourquoi pas, d'ailleurs, une régression de causes à l'infini ? Pourquoi, dans la chaîne des causes, devrait-on s'arrêter à une cause première ? Et, le cas échéant, pourquoi l'explication de la contingence du monde aboutirait-elle à un être premier, et non à une multitude de facteurs ou d'ancêtres ? La cosmologie du Big Bang éclaire-t-elle la question ? On devine que l'argument de la contingence n'est pas un long fleuve tranquille. Paul Clavier revisite, de Platon à Russel, les principales occurrences de l'argument, les débats conceptuels qu'il soulève, les perspectives qu'il ouvre.
Résumé : D'après un chapitre fameux de la Critique de la raison pure les idées cosmologiques, en visant " l'ensemble de tous les phénomènes " ou encore " la tonalité absolue de l'ensemble des choses existantes ", nous jettent, selon Kant, dans d'intenables contradictions : " On y applique en effet l'idée de l'absolue totalité, laquelle n'a de valeur que comme condition des choses en soi, à des phénomènes qui n'existent que dans notre représentation. " Pourtant, le projet d'une constitution systématique de l'Univers ne se cantonne pas aux écrits dits " précritiques ". L'enthousiasme cosmologique du jeune Kant, qui entreprend une synthèse de la métaphysique wolffienne avec la mécanique de Newton, n'est pas une simple erreur de jeunesse. Pas d'avantage, l'acharnement cosmologique du dernier Kant, spéculant sur les forces motrices gravitationnelles et sur l'éther cosmique, n'est à mettre au compte d'un pêché de vieillesse. Dès lors que l'origine mécanique du système de l'Univers est en jeu, la critique des idées cosmologiques et la récupération d'une partie d'entre elles peuvent être un bon moyen d'évincer la conception d'un Dieu créateur au profit d'un Dieu plus discret. Le Dieu de la loi morale plutôt que celui du ciel étoilé...
Résumé : L'affirmation que le monde est créé passe facilement pour le vestige d'un âge théologique de l'humanité. Quant à dire que le monde a été créé à partir de rien (ex nihilo), voilà qui peut passer pour le comble de l'irrationnel. N'est-il pas acquis une fois pour toutes que " rien ne naît de rien " ? La thèse de la création du monde se trouve donc, le plus souvent, reléguée au cimetière des hypothèses métaphysiques. Ex nihilo est une enquête sur les circonstances et sur les mobiles de cette relégation. Tout en reconstituant les circonstances de l'apparition et de la disparition de la thèse de la création, Paul Clavier se demande si et comment l'introduction (ou l'élimination) de cette thèse a pu être justifiée. Il fait alterner les séquences d'histoire de la philosophie avec des mises au point argumentatives. Il propose ainsi une fresque, ou une mosaïque, d'histoire analytique de la philosophie. Les considérations sur la généalogie des thèses et des concepts sont doublées d'un souci de définir les conditions de vérité des positions et d'évaluer la validité des arguments. Vol. II L'introduction en philosophie du concept de création
Après avoir fait couler beaucoup d'encre, de larmes et de sang, l'existence de Dieu est devenue un sujet qui ennuie.C'est encore un sujet qui divise. Pour apaiser l'atmosphère, on a cru pouvoir trouver un arrangement: "Si tu crois en lui, il existe; si tu n'y crois pas, il n'existe pas." L'existence de Dieu serait une affaire strictement personnelle. Mais cela ne règle pas la question.Car si Dieu n'existe pas, la croyance n'est qu'un pieux mensonge, une illusion douce ou nocive. Et si Dieu existe, l'athée passe bel et bien à côté de quelque chose, ou de quelqu'un. Il faut, si c'est possible, en avoir le c?ur net. Comment?En affrontant les objections, en accueillant les résistances, en partageant les difficultés. En examinant les raisons d'admettre et celles de refuser. C'est ce que font ici deux loyaux interlocuteurs, qui, sous les noms d'Athésouhaits et de Théopoil, discutent joyeusement de ce grave sujet.Renouer le dialogue, sans s'abriter systématiquement derrière la foi ou l'incroyance, les convictions athées ou les appartenances confessionnelles. Reparler de Dieu. Sans barbe.