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Orientalisme et comparatisme
Clavaron Yves ; Picherot Emilie ; Schweitzer Zoé
PU SAINT ETIENN
22,00 €
Épuisé
EAN :9782862726625
Edward Said, professeur de littérature anglaise et comparée à l'Université Columbia de New York, a refondé l'orientalisme moderne en situant son émergence dans le contexte impérialiste du XIXe siècle, mais selon des coordonnées géographiques et culturelles jugées trop restrictives : le point de vue occidental, limité au Royaume-Uni, à la France et aux Etats-Unis, sur un Orient circonscrit aux cultures arabomusulmanes du Proche-Orient. Mettre en relation les concepts d'orientalisme et de comparatisme conduit à se poser la question des interactions entre les deux champs d'études : en quoi l'orientalisme peut-il faire évoluer l'approche comparatiste ? Dans quelle mesure la méthodologie comparatiste peut-elle informer les études orientalistes ? En élargissant le champ de l'orientalisme de l'Espagne mauresque à la Chine, en passant par le Proche et Moyen-Orient et l'Inde, l'ouvrage se propose d'examiner comment la littérature comparée, discipline souvent inquiète et encline à scruter et questionner ses objets, peut faire "bouger" l'orientalisme que Said présente comme figé et trouver dans ce type d'études un moyen de repenser sa méthodologie à l'ère de la mondialisation, où études post-coloniales et globalization studios nouent de nouveaux rapports entre Orient et Occident.
Cette livraison de Poétiques comparatistes vient combler une lacune, sinon un retard, dans la diffusion des études postcoloniales en France, plus de vingt ans après leur apparition dans les départements d'anglais et de littérature comparée des universités nord-américaines. Les postcolonial studies forment un corps pluridisciplinaire, un ensemble d'outils et de concepts, empruntant leur méthodologie à la critique littéraire et aux sciences humaines et sociales. Le préfixe " post " est à comprendre dans un sens logique et épistémologique plus que chronologique : il s'agit de porter un regard critique sur la colonisation et ses effets et de proposer une herméneutique des pratiques discursives coloniales. Le projet théorique des études postcoloniales est double : il vise, d'une part, à opérer une relecture de l'histoire qui remette en cause l'historicisme et la modernité européenne à vocation universalisante issue des Lumières, d'autre part, à contester l'hégémonie occidentale par la déconstruction des savoirs et la réhabilitation des figures de l'altérité - subalterne bâillonné par le savoir-pouvoir européen -, et de leur capacité d'initiative et d'action. A l'ère du multiculturalisme, les études postcoloniales croisent les objectifs de la littérature comparée, fondée sur des approches transnationales, transculturelles et transdisciplinaires, pour donner lieu à un comparatisme postcolonial, qui reste à développer dans des langues autres que l'anglais.
Résumé : Les villes sont des hauts lieux de la mémoire. Elle a son versant officiel (celui de l'auto-représentation) constitué par des bâtiments publics et des monuments. Et puis il y a tout le reste, un ensemble peu programmatique de signes ou de traces, souvent de nature plus discrète et plus fugitive, offerts au décryptage des artistes et des auteurs. En tant que dépositaires de ces divers codes historiques, les villes sont aussi des espaces de prédilection pour le travail de la mémoire subjective, elles suscitent des textes (et des images), invitent à se souvenir, à découvrir et à construire le passé.
Le "Manifeste pour une Littérature-monde en français" publié dans Le Monde des Livres du 16 mars 2007 réclame l'avènement d'une post-francophonie, d'une configuration transnationale et multipolaire qui opère une révolution copernicienne et remette en cause les privilèges du centre. Ce paradigme global doit mettre en relation les littératures en français et le monde afin de les aborder dans une perspective planétaire tout en constituant un pôle de résistance du "local" à la globalisation. Cet ouvrage se propose d'examiner les processus par lesquels l'oeuvre francophone acquiert une dimension transnationale à l'époque contemporaine, la manière dont la conscience de la mondialisation informe la création littéraire en langue française. Il examine plus particulièrement la construction des espaces et champs littéraires francophones, le rôle des diverses institutions de la Francophonie, les phénomènes littéraires transfrontaliers à l'oeuvre dans l'espace francophone dont se détachent quelques figures emblématiques d'auteurs mondialisés.
Résumé : L'écocritique concerne l'étude des rapports entre l'être humain et son environnement dans la littérature. Elle vise à définir une écologie littéraire, c'est-à-dire à offrir une contribution spécifiquement littéraire à la pensée environnementale contemporaine. En se fondant sur l'écologie, l'écocritique se trouve confrontée à la crise environnementale et à une conscience des menaces qui pèsent sur la biosphère. L'objet de l'ouvrage est d'offrir un traité sur l'écocritique et les principales questions qui y sont reliées, sur les relations entre littérature et écologie, dans une situation de péril pour la Terre. Il s'agira d'observer comment la planète est "éc(h)ographiée" par la littérature à travers divers procédés d'écriture et de réécriture afin de représenter le dérèglement du monde dans sa composante environnementale. Tout en explorant les approches théoriques liées à l'écocritique (études postcoloniales, études animales, études de l'Anthropocène, waste studies...), l'ouvrage se propose de réfléchir sur la puissance d'agir de la littérature, sa capacité à se renouveler (fictions climatiques, fossile-fiction, thriller écologique...) et à apporter une réponse, sinon un remède, à la crise environnementale, afin d'éviter de désespérer d'habiter la planète Terre menacée de sa propre fin.
Terenci Moix (1942-2003) publie à la fin des années 60 des romans qui firent révolution dans le monde des Lettres catalanes. Puis, à partir de 1983, cet " enfant terrible " offre aux lecteurs de langue castillane une longue série de best-sellers. Quant à ses Mémoires, elles se lisent avec autant de plaisir que ses œuvres de fiction. Doté d'une imagination fertile, d'un solide sens de l'humour, fin observateur du monde qui l'entoure, cinéphile, fervent admirateur des films d'Hollywood, passionné par l'Egypte, par les mythes qui ont bercé son enfance, par l'univers des BD, amoureux de Barcelone, Terenci Moix mêle de main de maître dans ses écrits dépouillement et baroque, réel et imaginaire...