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Litteratures francophones et mondialisation
Clavaron Yves ; Daniel Yvan
PERSEIDES
19,90 €
Épuisé
EAN :9782371250338
Le "Manifeste pour une Littérature-monde en français" publié dans Le Monde des Livres du 16 mars 2007 réclame l'avènement d'une post-francophonie, d'une configuration transnationale et multipolaire qui opère une révolution copernicienne et remette en cause les privilèges du centre. Ce paradigme global doit mettre en relation les littératures en français et le monde afin de les aborder dans une perspective planétaire tout en constituant un pôle de résistance du "local" à la globalisation. Cet ouvrage se propose d'examiner les processus par lesquels l'oeuvre francophone acquiert une dimension transnationale à l'époque contemporaine, la manière dont la conscience de la mondialisation informe la création littéraire en langue française. Il examine plus particulièrement la construction des espaces et champs littéraires francophones, le rôle des diverses institutions de la Francophonie, les phénomènes littéraires transfrontaliers à l'oeuvre dans l'espace francophone dont se détachent quelques figures emblématiques d'auteurs mondialisés.
Cette livraison de Poétiques comparatistes vient combler une lacune, sinon un retard, dans la diffusion des études postcoloniales en France, plus de vingt ans après leur apparition dans les départements d'anglais et de littérature comparée des universités nord-américaines. Les postcolonial studies forment un corps pluridisciplinaire, un ensemble d'outils et de concepts, empruntant leur méthodologie à la critique littéraire et aux sciences humaines et sociales. Le préfixe " post " est à comprendre dans un sens logique et épistémologique plus que chronologique : il s'agit de porter un regard critique sur la colonisation et ses effets et de proposer une herméneutique des pratiques discursives coloniales. Le projet théorique des études postcoloniales est double : il vise, d'une part, à opérer une relecture de l'histoire qui remette en cause l'historicisme et la modernité européenne à vocation universalisante issue des Lumières, d'autre part, à contester l'hégémonie occidentale par la déconstruction des savoirs et la réhabilitation des figures de l'altérité - subalterne bâillonné par le savoir-pouvoir européen -, et de leur capacité d'initiative et d'action. A l'ère du multiculturalisme, les études postcoloniales croisent les objectifs de la littérature comparée, fondée sur des approches transnationales, transculturelles et transdisciplinaires, pour donner lieu à un comparatisme postcolonial, qui reste à développer dans des langues autres que l'anglais.
Résumé : L'écocritique concerne l'étude des rapports entre l'être humain et son environnement dans la littérature. Elle vise à définir une écologie littéraire, c'est-à-dire à offrir une contribution spécifiquement littéraire à la pensée environnementale contemporaine. En se fondant sur l'écologie, l'écocritique se trouve confrontée à la crise environnementale et à une conscience des menaces qui pèsent sur la biosphère. L'objet de l'ouvrage est d'offrir un traité sur l'écocritique et les principales questions qui y sont reliées, sur les relations entre littérature et écologie, dans une situation de péril pour la Terre. Il s'agira d'observer comment la planète est "éc(h)ographiée" par la littérature à travers divers procédés d'écriture et de réécriture afin de représenter le dérèglement du monde dans sa composante environnementale. Tout en explorant les approches théoriques liées à l'écocritique (études postcoloniales, études animales, études de l'Anthropocène, waste studies...), l'ouvrage se propose de réfléchir sur la puissance d'agir de la littérature, sa capacité à se renouveler (fictions climatiques, fossile-fiction, thriller écologique...) et à apporter une réponse, sinon un remède, à la crise environnementale, afin d'éviter de désespérer d'habiter la planète Terre menacée de sa propre fin.
L'histoire littéraire de l'Atlantique ouvre à l'analyse des circulations, échanges et migrations des littératures non plus en termes régionaux ou linguistiques, mais dans les relations complexes traversant cultures, régions et langues entre les trois continents bordant l'océan éponyme. On s'intéresse ici aux relations entre l'Afrique et les Amériques (sans omettre les Caraïbes) selon une perspective diachronique. L'ouvrage propose une réflexion collective et internationale sur les spécificités des circulations littéraires Afrique-Amériques. Il envisage divers modèles d'organisation de l'Atlantique (tels l'Atlantique noir de Paul Gilroy ou les Amériques noires de Roger Bastide), le rôle des langues et des traductions dans cet espace. Il examine quelques oeuvres et figures importantes de ce dialogue intercontinental, certains des mouvements culturels et littéraires qui en sont nés ainsi que des transferts culturels qui y sont liés.
Résumé : Les villes sont des hauts lieux de la mémoire. Elle a son versant officiel (celui de l'auto-représentation) constitué par des bâtiments publics et des monuments. Et puis il y a tout le reste, un ensemble peu programmatique de signes ou de traces, souvent de nature plus discrète et plus fugitive, offerts au décryptage des artistes et des auteurs. En tant que dépositaires de ces divers codes historiques, les villes sont aussi des espaces de prédilection pour le travail de la mémoire subjective, elles suscitent des textes (et des images), invitent à se souvenir, à découvrir et à construire le passé.
Dans ce livre qui pourrait ressembler à un nouvel essai sur l'amour, la passion amoureuse parle à la première personne. Elle se prononce sur son énigmatique pouvoir, tient tête avec humour à ceux qui l'ont méprisée ou qui cherchent à la fuir, et remercie tous ceux qui l'ont accueillie bras ouverts pour lui donner l'éclat qu'elle méritait. Naturellement flattée, elle n'en reste pas moins sur son quant-à-soi : "Que la chose soit dite et répétée autour de vous : je suis suffisamment bonne fille pour me prêter à toutes les belles théories qui m'embrassent, mais aucune, sachez-le, ne me possédera". Au détour des philosophes, des artistes et des écrivains qu'elle évoque pour parler d'elle, elle s'amuse de ce qu'elle voit. Car la passion amoureuse, ici, voit et entend tout. De New York à Vladivostock, elle rend compte de plusieurs saynètes dans lesquelles elle joue pleinement son rôle. Sachez-le, lecteur, la passion amoureuse, très discrètement, vous observe.
Ville de l'âme ouverte aux forces de l'esprit, Tréguier inspira régulièrement ses plus illustres enfants et admirateurs. Renan, Pollès y contractèrent très tôt cet "indestructible pli" qui, leur vie durant, alimenta leur imaginaire. De là entre autres, par-delà leur génie réciproque et leur inclination pour le rationalisme et l'histoire, l'enchantement, la poésie ou la mélancolie qui traversent leur univers romanesque ou autobiographique. Quant à Le Braz, séduit à son tour par cette "manière d'Assise bretonne" , un lourd héritage funéraire finit de l'attacher définitivement à l'ancienne ville épiscopale. Le présent ouvrage, en écho à ces diverses sensibilités, rassemble sans prétention exhaustive nombre de communications égrenées au fil du temps, faisant explicitement référence à ces auteurs tous travaillés par le ferment de l'idéalisme celtique et le tropisme de la vieille cité trégoroise.
Félix Brigitte ; Fogels Audrey ; Van Ruymbeke bert
Cet ouvrage étudie le moment, la notion et l'héritage de l'indépendance des Etats-Unis en 1776 d'un point de vue historique, commémoratif, politique, littéraire et artistique. Les modalités selon lesquelles l'idée d'indépendance a pu prendre forme -ou non- dans la création littéraire et artistique, dans la réflexion philosophique et dans l'histoire des idées depuis 1776 y sont analysées. Qu'il y ait une définition essentielle et non multiple de l'indépendance états-unienne, où en est aujourd'hui cette volonté d'indépendance dans les arts, dans la littérature aux Etats-Unis ? Dans quelle mesure la question de l'indépendance par rapport au modèle états-unien est-elle toujours un enjeu pour les créateurs et les penseurs ? Ce livre réfléchit à ce que les modèles du passé peuvent avoir de contraignant, voire de paralysant, et pense à l'héritage comme forme impossible de l'indépendance, et non plus seulement à l'héritage de l'indépendance, ou à l'indépendance en tant que legs. D'un point de vue littéraire et politique, les auteurs s'intéressent à la langue et aux discours qui ont "porté" et peut-être continuent à porter une "identité" américaine qui inclurait l'idée d'indépendance et, à l'inverse, se concentrent sur les traces de l'exclusion d'un tel processus.