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Histoire des lettres transatlantiques. Les relations littéraires Afrique-Amériques
Clavaron Yves ; Moura Jean-Marc
PERSEIDES
19,90 €
Épuisé
EAN :9782371250246
L'histoire littéraire de l'Atlantique ouvre à l'analyse des circulations, échanges et migrations des littératures non plus en termes régionaux ou linguistiques, mais dans les relations complexes traversant cultures, régions et langues entre les trois continents bordant l'océan éponyme. On s'intéresse ici aux relations entre l'Afrique et les Amériques (sans omettre les Caraïbes) selon une perspective diachronique. L'ouvrage propose une réflexion collective et internationale sur les spécificités des circulations littéraires Afrique-Amériques. Il envisage divers modèles d'organisation de l'Atlantique (tels l'Atlantique noir de Paul Gilroy ou les Amériques noires de Roger Bastide), le rôle des langues et des traductions dans cet espace. Il examine quelques oeuvres et figures importantes de ce dialogue intercontinental, certains des mouvements culturels et littéraires qui en sont nés ainsi que des transferts culturels qui y sont liés.
Depuis la Renaissance et l'avènement du "Voyage d'Italie" , il est peu de pays qui aient fait écrire comme l'Italie, devenue au fil des siècles une bibliothèque tout autant qu'un vaste musée, un pays-livre avant d'être un pays libre. La rencontre des Européens avec la péninsule a généré toute une série d'images culturelles, associées aux quatre cités du "Grand Tour" , Venise, Florence, Rome et Naples, mais aussi aux marges et frontières d'un pays étiré entre les Alpes et les îles du "Mezzogiorno". Mosaïque ou palimpseste, l'Italie semble vouée à une perception archipélique dans l'imaginaire européen (et peut-être même italien). Terre du Sud, l'Italie possède à coup sûr un génie fascinant et complexe dont l'une des forces est d'opérer une synthèse entre les philosophies les plus éloignées et de participer ainsi à la construction d'un homme nouveau dans la tourmente du début du vingtième siècle. Par-delà les variations génériques (littérature de voyage, littérature romanesque), cet ouvrage se propose d'étudier les enjeux des représentations littéraires des espaces italiens dans les littératures française, britannique et américaine du premier vingtième siècle.
Résumé : Les villes sont des hauts lieux de la mémoire. Elle a son versant officiel (celui de l'auto-représentation) constitué par des bâtiments publics et des monuments. Et puis il y a tout le reste, un ensemble peu programmatique de signes ou de traces, souvent de nature plus discrète et plus fugitive, offerts au décryptage des artistes et des auteurs. En tant que dépositaires de ces divers codes historiques, les villes sont aussi des espaces de prédilection pour le travail de la mémoire subjective, elles suscitent des textes (et des images), invitent à se souvenir, à découvrir et à construire le passé.
Importées du monde anglo-saxon, les études postcoloniales ont désormais droit de cité dans l'université française et, après le domaine des études anglo-américaines, elles se développent dans l'aire des lettres francophones et de la littérature comparée. L'ouvrage propose une étude transversale du genre du roman postcolonial, anglophone et francophone, de différentes aires géographiques comme l'Afrique, les Caraïbes et l'Inde. Peut-on parler de l'émergence d'un "roman du Sud" ou d'une tropicalisation du roman par l'effet du réalisme magique ou merveilleux ? Les dix essais du volume visent à décrire la poétique élaborée par le roman postcolonial de langue européenne, inscrit dans un champ plurilingue et multiculturel et issu de processus historiques comparables, par-delà les différences linguistiques et institutionnelles (Commonwealth et Francophonie surtout). Pour ce faire, l'analyse met en question les rapports du genre romanesque en tant qu'objet esthétique avec l'éthique, la politique et l'histoire.
Edward Wadie Saïd (1935-2003), américain d'origine palestinienne, fut l'un des intellectuels les plus en vue de la fin du vingtième siècle : professeur de littérature anglaise et comparée à Columbia University, ardent défenseur de la cause palestinienne et fondateur (malgré lui) d'une nouvelle méthodologie issue de la mouvance des cultural studies, les études postcoloniales. Said est l'auteur d'une importante série de travaux couronnée par un titre-phare, L'Orientalisme, qui a profondément révolutionné l'approche des relations (notamment de pouvoir) entre Occident et Orient, tout en soulevant des polémiques parfois violentes. l'Intifada de la culture est la première monographie en français consacrée à Edward Saïd, dix ans après sa mort. L'ouvrage se veut synthétique et propose plusieurs parcours dans l'oeuvre d'un auteur qui a toujours revendiqué une action dans la Cité des hommes, sans cesser de réfléchir sur l'épistémologie des différents champs du savoir. L'Intifada de la culture tente de retracer la trajectoire originale d'un intellectuel éclectique, un migrant intercontinental pris entre son appartenance à l'institution occidentale et une posture d'insurrection, qui inscrit sa réflexion et sa manière d'être au monde dans une perspective résolument politique, niais ouverte à tous les sujets.
Ville de l'âme ouverte aux forces de l'esprit, Tréguier inspira régulièrement ses plus illustres enfants et admirateurs. Renan, Pollès y contractèrent très tôt cet "indestructible pli" qui, leur vie durant, alimenta leur imaginaire. De là entre autres, par-delà leur génie réciproque et leur inclination pour le rationalisme et l'histoire, l'enchantement, la poésie ou la mélancolie qui traversent leur univers romanesque ou autobiographique. Quant à Le Braz, séduit à son tour par cette "manière d'Assise bretonne" , un lourd héritage funéraire finit de l'attacher définitivement à l'ancienne ville épiscopale. Le présent ouvrage, en écho à ces diverses sensibilités, rassemble sans prétention exhaustive nombre de communications égrenées au fil du temps, faisant explicitement référence à ces auteurs tous travaillés par le ferment de l'idéalisme celtique et le tropisme de la vieille cité trégoroise.
Ce volume réunit tous les écrits naturalistes du prix Nobel de littérature Maurice Maeterlinck, dont certains sont depuis longtemps indisponibles. Maeterlinck (1862-1949), disait Gourmont dans Le Livre des masques, fait partie des êtres "douloureux qui se meuvent dans le mystère de la nuit" . A côté de l'oeuvre du poète symboliste, il y a Maeterlinck observateur de la nature. La Vie des abeilles, L'intelligence des fleurs, La Vie des termites, La Vie des fourmis comptent parmi les travaux d'observation à la fois les plus stimulants et les Plus originaux sur la vie naturelle. Le succès de ces ouvrages fut immense : La Vie des abeilles dépassera les 250 000 volumes et assurèrent au poète, dans le domaine des sciences naturelles, une popularité encore plus grande que celle de Jean-Henri Fabre, au point que le biologiste Jean Rostand lui rendait en 1965 un hommage éclatant. "Dans cette Vie des abeilles, de genre inclassable comme le sont beaucoup de vrais chefs-d'oeuvre, Maeterlinck nous communique, nous fait partager l'émotion qu'il éprouve lui-même devant ce petit univers que constitue une ruche. Emotion que provoquent en lui non seulement l'aspect visible, le spectacle fascinant et pittoresque de la frémissante cité, mais aussi tout ce qui fait la vie profonde de ses habitants, l'intimité de leurs moeurs, le secret des consciences séculaires que leur imposent les besoins de la collectivité et les nécessités de l'espèce. Reproduction, sexualité, parthénogenèse, rivalité des reines, soins donnés aux jeunes, discipline sociale, soumission de l'individu du groupe : sur tout cela, il médite, s'interroge passionnément... Par la vertu de son génie. Maeterlinck fera entrer dans le patrimoine littéraire un peu de l'âme du naturaliste".
Dans cette étude novatrice et solidement documentée qui relate un chapitre aussi méconnu qu'emblématique de l'histoire de la globalisation, Paul Gootenberg entreprend de retracer l'essor irrésistible de l'un des produits d'exportation les plus fascinants - et désormais illégal - de l'Amérique latine : la cocaïne, ainsi que celui de la plante andine dont elle dérive, la coca.