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Les degrés de l'humilité
Clairvaux Bernard de
CERF
59,00 €
Épuisé
EAN :9782204168656
D'abord simple commentaire du chapitre 7 de la règle de saint Benoît, Les degrés de l'humilité deviennent un traité à part entière. Véritable chef d'oeuvre de la spiritualité chrétienne, ce texte a une portée universelle par sa description de l'homme, tour à tour anthropologique, psychologique, philosophique, en plus d'être théologique et spirituelle. Une première partie, plus doctrinale, présente l'humilité comme un chemin qui conduit à la vérité ; la seconde n'est pas l'histoire d'une montée, mais bien celle d'une descente vertigineuse : celle du moine qui dégringole, au rebours de l'humilité, les degrés de l'orgueil. Car c'est un seul et unique chemin que l'homme parcourt dans sa vie spirituelle, dans un sens ou dans l'autre. Au-delà de son intérêt religieux ou humain, les Degrés sont une savoureuse illustration de l'art rhétorique de Bernard. L'abbé y déploie avec verve ses talents de caricaturiste, il met en place une structure littéraire complexe et subtile, se joue des mots et des sonorités. Il recourt, le plus souvent sans les nommer, à de multiples sources bibliques, patristiques et monastiques qu'il conviendra d'explorer pour entrer dans l'intelligence du texte et de ses résonances. Ce texte illustre magistralement déjà, avant le traité sur la Considération, le rôle fondateur de la connaissance de soi dans l'expérience philosophique cistercienne. Les Degrés, au même titre que les traités sur La Grâce et Le libre arbitre et l'Amour de Dieu, irriguent toute l'oeuvre postérieure de leur auteur et se révèlent d'une frappante actualité. Apport scientifique : texte latin révisé, traduction moderne, introductions et annotations.
Collection d'environ cent vingt-cinq sermons, dont l'authenticité est reconnue mais que Bernard n'a ni publiés ni, la plupart du temps, révisés, les textes ici édités sont " divers " tant par leur forme que par leur contenu. Reflet de la prédication ordinaire de Bernard, ils n'ont pas la cohérence d'un recueil liturgique ou d'un commentaire scripturaire suivi, mais ils nous apprennent beaucoup sur le travail de Bernard et la réalité concrète de ses auditeurs. Dans la lignée de la littérature pittoresque des Pères du désert, Bernard y dispense un enseignement scripturaire et spirituel sur les luttes à mener contre le diable et les vices. Mais la doctrine ascétique et mystique qu'ils donnent à voir, sous un jour plus familier qu'ailleurs, dépasse le cadre de la vie monastique : amour passionné pour la personne du Verbe fait chair ; discernement des degrés de l'amour de Dieu ; affirmation que la grâce, qui est première, n'en accompagne pas moins l'homme tout au long du travail de la " justification ". C'est bien chaque homme que l'abbé Bernard, de sa vive voix du quotidien, encourage à la " conversion ".
Au coeur de ce livre se trouve la seule oeuvre liturgique connue de Bernard de Clairvaux, l' "Office de saint Victor" , composée en l'honneur de l'ermite Victor d'Arcis. En est proposée, pour le texte comme pour la musique, une édition critique nouvelle qu'accompagne, de façon inédite dans la collection "Sources chrétiennes" , un enregistrement sur CD. En complément ont été réunis les quelques textes de saint Bernard concernant la musique, ainsi qu'une "Vie de saint Victor" qui constitue la source probable de l'Office. Cet ensemble, introduit par une mise au point sur la réforme musicale cistercienne et le rôle qu'y a joué Bernard, donne un éclairage nouveau sur une facette méconnue de l'abbé de Clairvaux. "Quant au chant, s'il doit y en avoir, il doit être plein de gravité, sans respirer de mollesse ou de rudesse. Doux, sans trop de légèreté il doit plaire à l'oreille en émouvant le coeur. Alléger la tristesse, tempérer la colère ne point évacuer le sens du texte mais l'enrichir" (Lettre 398).
A partir de 1130, Bernard de Clairvaux donne toute son attention à la rencontre amoureuse entre la créature humaine et son Dieu. Dans un entretien mémorable avec Guillaume de Saint-Thierry, il trouve le langage apte à présenter ce sujet : le langage du Cantique des Cantiques. Pendant l'Avent de 1135, il commence la série des Sermons sur le Cantique qu'il continuera jusqu'aux derniers jours de sa vie. Œuvre majeure du saint abbé, elle développe tous les thèmes de sa doctrine spirituelle et mystique. Par cette œuvre, Bernard a exercé une influence considérable sur les grands auteurs spirituels des siècles à venir (Tauler, Ruusbroec, Jean de la Croix, François de Sales, etc.). Ce volume contient les sermons 16 à 32. Ces sermons traitent entre autres de l'Esprit-Saint, de l'amour du Christ pour nous et de nous pour le Christ, des parfums de l'Epoux, de la "noirceur" et de la beauté de l'épouse, de la mort de son frère Gérard, de la vigne de l'épouse, de la vision de Dieu et de la présence du Christ. Voici quelques rappels sur l'édition des Œuvres complètes de Bernard de Clairvaux aux Sources Chrétiennes. Cette édition reprend le texte des Sancti Bernardi Opera de dom J. Leclercq tout en le corrigeant. La traduction est nouvelle, la plus exacte et la plus littéraire possible. Outre une introduction avec bibliographie donnant l'état de la critique, l'annotation indique les sources de Bernard et fournit des indications précises sur les versions de la Bible qu'il a utilisées. Chaque volume contient un index de toutes les citations et allusions bibliques des sermons correspondants.
?uvre majeure de saint Bernard, les Sermons sur le Cantique développent tous les thèmes de sa doctrine spirituelle et mystique. Par cette ?uvre, Bernard a exercé une influence considérable sur les grands auteurs spirituels des siècles à venir (Tauler, Ruusbroec, Ignace de Loyola, Jean de la Croix, François de Sales, etc.). Dans ces derniers sermons, composés à la fin de sa vie, Bernard nous livre les expériences les plus hautes de sa contemplation. Il commente les versets 2, 16-17 et 3, 1-4 du Cantique des Cantiques puis revient dans les sermons 80-86 sur le verset 3, 1: "Dans mon petit lit, j'ai cherché celui qu'aime mon âme." Les sermons 69-86 traitent de l'amour entre les personnes divines, de leur amour de l'homme et de leur rencontre avec lui, du salut qui se réalise par le Verbe, mais aussi des difficultés de la recherche de Dieu, de l'aide nécessaire pour l'atteindre et des raisons pour lesquelles l'âme cherche le Verbe de Dieu. Au passage, Bernard entre en débat avec son ami Guillaume de Saint-Thierry et avec Gilbert de La Porrée. Ce volume comporte un index thématique ainsi qu'un index des noms propres et des realia couvrant l'ensemble des Sermons sur le Cantique.