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Orientations photographiques. Notes 2020-2022 Suivi de Réflexions sur le cas Vivian Maier
Claass Arnaud
FILIGRANES
23,00 €
Épuisé
EAN :9782350465845
Avec Orientations photographiques, Arnaud Claass poursuit son exploration des images réelles et des images mentales. Son écriture mêle des observations tirées de la vie quotidienne et des considérations sur l'art de voir. Il envisage la diversité des pratiques du regard comme célébration des choses, comme journalisme ou engagement social, comme ambition muséale ou au contraire comme indifférence délibérée envers l'institution artistique. Abordant des travaux contemporains aussi bien que des oeuvres pionnières des modernités historiques, il questionne l'étrangeté inclassable de la photographie, sa capacité à dire l'énigme du monde, et paradoxalement à résister au déferlement des images. Il médite au passage sur des textes théoriques récents d'auteurs déjà en passe de devenir des classiques. En fin de volume, les Réflexions sur le cas Vivian Maier proposent une lecture attentive de l'oeuvre de la photographe, examinant ses aspects stylistiques aussi bien que les problèmes passionnants soulevés par sa révélation et sa diffusion.
Inspirées par un amour intense de la photographie, les pages qui suivent ne cherchent en aucune manière à en dresser une théorie. Peut-être supposent-elles même, dans leur nomadisme, qu'un tel projet relèverait de l'impossible. Elles tentent de cerner l'un de ses pouvoirs les plus étranges, souvent qualifié d" « effet de réel ».Source d'un plaisir unique face à la beauté du monde, d'une inépuisable interrogation sur la nature de la réalité, sur le statut des événements historiques et de la violence sociale, sur la définition changeante de l'art, de la mémoire ou du soi, marqueur des effets de la technologie sur nos perceptions, et par-dessus tout de la plasticité du temps, cet effet est également le motif d'une remise en question constante de la photographie par elle-même.Les images sont des objets auxquels nous aimons croire, mais aussi ne pas croire.On ne s'étonnera pas de trouver ici des développements, parfois polémiques, sur la porosité des frontières entre des pratiques institution-nellement considérées comme artistiques et d'autres qui semblent échapper à cette qualification. [...]Extrait Arnaud Claass
Inspirées par un amour intense de la photographie, les pages qui suivent ne cherchent en aucune manière à en dresser une théorie. Peut-êtresupposent-elles même, dans leur nomadisme, qu'un tel projet relèverait de l'impossible. Elles tentent de cerner l'un de ses pouvoirs les plus étranges, souvent qualifié d" « effet de réel ». Source d'un plaisir unique face à la beauté du monde, d'une inépuisable interrogation sur la nature de la réalité, sur le statut des événements historiques et de la violence sociale, sur la définition changeante de l'art, de la mémoire ou du soi, marqueur des effets de la technologie sur nos perceptions, et par-dessus tout de la plasticité du temps, cet effet est également le motif d'une remise en question constante de la photographie par elle-même. Les images sont des objets auxquels nous aimons croire, mais aussi ne pas croire.On ne s'étonnera pas de trouver ici des développements, parfois polémiques, sur la porosité des frontières entre des pratiques institutionnellement considérées comme artistiques et d'autres qui semblent échapper à cette qualification. [...] Extrait Arnaud Claass
La figure mythique de Robert Frank a infléchi l'histoire de la photographie et du cinéma. Son oeuvre, exemple rare de fusion entre récit du monde et récit de soi, a contribué à démolir des catégories de jugement devenues obsolètes. Arnaud Claass médite sur l'intensité si singulière des images de l'artiste et sur ses exigences formelles. Il examine les chemins qu'il a suivis et les univers visuels et littéraires qui l'ont nourri. Il scrute sa quête d'authenticité, son rapport à l'exil et à l'espérance, ses complicités intellectuelles. Au-delà du bouleversement opéré par Les Américains puis par The Lines of My Hand, l'opposition de Frank au modèle surplombant du photographe-cinéaste comme prétendant à la vérité se maintient à travers plus de soixante années de création. C'est pourquoi son travail continue d'être une référence pour d'innombrables jeunes artistes rétifs aux commandements académiques de notre temps.
Les images de Nuit optimale ont été faites entre septembre 2004 et mai 2005, de nuit et en milieu urbain. Le photographe a enregistré des sources de lumière artificielle, oscillant entre un lointain écho de réalisme descriptif et les frontières de l'abstraction, grâce à une dénégation constante de la mise au point. Comme dans Mémoire vive, son livre précédent, les images sont accompagnées de notes écrites durant la période de prise de vues, sur un mode plus bref toutefois, en correspondance avec le vagabondage des pensées rendu possible par l'errance nocturne.
Jean Bizien débarque aux Etats-Unis en 1946. Très jeune homme. Il découvre le pays par une ville ? : New York. Une cité faite de centaines d'autres villes, de milliers de Villages d'Irlande, d'Italie, de Russie, de Chine, du Mali, d'Afrique du Sud, du Mexique, du Brésil... Des milliers de villages, des millions d'hommes, des milliers d'habitudes différentes, des milliers de fêtes, de langues, des centaines de couleurs de peau, des millions de démarches, une seule langue pour parler ensemble. Une seule ville pour vivre ensemble. New York est un miracle. Des millions d'hommes si différents se côtoient, vivent, commercent en paix. New York est un miracle sombre et joyeux. La paix et la justice humaine sont très relatives. Pour pouvoir vivre ensemble, inventons autre chose ?? Une ville haute et plus verticale. Et pourtant les humains photographiés par Jean Bizien sont des villageois dans une ville aux immeubles immenses.