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Essai sur Robert Frank
Claass Arnaud
FILIGRANES
24,99 €
Épuisé
EAN :9782350464459
La figure mythique de Robert Frank a infléchi l'histoire de la photographie et du cinéma. Son oeuvre, exemple rare de fusion entre récit du monde et récit de soi, a contribué à démolir des catégories de jugement devenues obsolètes. Arnaud Claass médite sur l'intensité si singulière des images de l'artiste et sur ses exigences formelles. Il examine les chemins qu'il a suivis et les univers visuels et littéraires qui l'ont nourri. Il scrute sa quête d'authenticité, son rapport à l'exil et à l'espérance, ses complicités intellectuelles. Au-delà du bouleversement opéré par Les Américains puis par The Lines of My Hand, l'opposition de Frank au modèle surplombant du photographe-cinéaste comme prétendant à la vérité se maintient à travers plus de soixante années de création. C'est pourquoi son travail continue d'être une référence pour d'innombrables jeunes artistes rétifs aux commandements académiques de notre temps.
Résumé : Avec Orientations photographiques, Arnaud Claass poursuit son exploration des images réelles et des images mentales. Son écriture mêle des observations tirées de la vie quotidienne et des considérations sur l'art de voir. Il envisage la diversité des pratiques du regard comme célébration des choses, comme journalisme ou engagement social, comme ambition muséale ou au contraire comme indifférence délibérée envers l'institution artistique. Abordant des travaux contemporains aussi bien que des oeuvres pionnières des modernités historiques, il questionne l'étrangeté inclassable de la photographie, sa capacité à dire l'énigme du monde, et paradoxalement à résister au déferlement des images. Il médite au passage sur des textes théoriques récents d'auteurs déjà en passe de devenir des classiques. En fin de volume, les Réflexions sur le cas Vivian Maier proposent une lecture attentive de l'oeuvre de la photographe, examinant ses aspects stylistiques aussi bien que les problèmes passionnants soulevés par sa révélation et sa diffusion.
Inspirées par un amour intense de la photographie, les pages qui suivent ne cherchent en aucune manière à en dresser une théorie. Peut-êtresupposent-elles même, dans leur nomadisme, qu'un tel projet relèverait de l'impossible. Elles tentent de cerner l'un de ses pouvoirs les plus étranges, souvent qualifié d" « effet de réel ». Source d'un plaisir unique face à la beauté du monde, d'une inépuisable interrogation sur la nature de la réalité, sur le statut des événements historiques et de la violence sociale, sur la définition changeante de l'art, de la mémoire ou du soi, marqueur des effets de la technologie sur nos perceptions, et par-dessus tout de la plasticité du temps, cet effet est également le motif d'une remise en question constante de la photographie par elle-même. Les images sont des objets auxquels nous aimons croire, mais aussi ne pas croire.On ne s'étonnera pas de trouver ici des développements, parfois polémiques, sur la porosité des frontières entre des pratiques institutionnellement considérées comme artistiques et d'autres qui semblent échapper à cette qualification. [...] Extrait Arnaud Claass
Poursuivant son périple à travers les images et la langue, Arnaud Claass explore la singularité de la photographie, dont le caractère incernable fait la plénitude. Scènes de la vie courante, souvenirs ou rêves, images de guerre, oeuvres de référence ou émergentes (photographiques mais aussi picturales, sculpturales, filmiques, littéraires...) laissent apparaître la façon dont nous sommes atteints, au plus profond de nous-mêmes, jour après jour, par les expériences visuelles. Dans ses moments plus théoriques, l'auteur nous redit également sa défiance envers tout esprit de système". La plénitude photographique" est donc une exploration profonde de la nature et de l'impact de la photographie, une tentative de démontrer comment elle capture et communique la complexité de notre expérience humaine. C'est un appel à la liberté artistique et à l'ouverture d'esprit, à la capacité d'émerveillement et à l'émergence constante de nouvelles formes d'expression. Filigranes a publié dix ouvrages d'Arnaud Claass : Mémoire vive, Nuit optimale, Heure locale, Le réel de la photographie, Du temps dans la photographie, La considération photographique, Essai sur Robert Frank, L'intuition photographique, Orientation photographique, La plénitude photographique Dans le nouvel ouvrage "La plénitude photographique", Arnaud Claass nous offre une exploration détaillée de l'art photographique, en tirant des fils ténus entre des sujets aussi variés que la vie quotidienne, les souvenirs, les rêves, les images de guerre et les oeuvres de référence et émergentes. Il démontre comment ces expériences visuelles façonnent et impactent notre réalité interne, soulignant la portée de l'art photographique non seulement comme une forme d'expression artistique, mais aussi comme un outil de compréhension et d'interprétation de notre monde.
Inspirées par un amour intense de la photographie, les pages qui suivent ne cherchent en aucune manière à en dresser une théorie. Peut-être supposent-elles même, dans leur nomadisme, qu'un tel projet relèverait de l'impossible. Elles tentent de cerner l'un de ses pouvoirs les plus étranges, souvent qualifié d" « effet de réel ».Source d'un plaisir unique face à la beauté du monde, d'une inépuisable interrogation sur la nature de la réalité, sur le statut des événements historiques et de la violence sociale, sur la définition changeante de l'art, de la mémoire ou du soi, marqueur des effets de la technologie sur nos perceptions, et par-dessus tout de la plasticité du temps, cet effet est également le motif d'une remise en question constante de la photographie par elle-même.Les images sont des objets auxquels nous aimons croire, mais aussi ne pas croire.On ne s'étonnera pas de trouver ici des développements, parfois polémiques, sur la porosité des frontières entre des pratiques institution-nellement considérées comme artistiques et d'autres qui semblent échapper à cette qualification. [...]Extrait Arnaud Claass
La série "La chute? met en scène les corps en apesanteur de danseurs de Hip Hop de Capoeira et de danse contemporaine. Une « chute de l'ange » des années 2000, toute en tension et en énergie, entre ciel et terre.Juste après la crise des banlieues de 2005, entre pesanteur et gravité, j?ai réalisé des photographies en suspension dans une architecture générique et populaire. J?aime qu?à l?ère de Photoshop, la photographie puisse encore surprendre et témoigner d?instants ayant réellement existé, sans trucages, ni manipulations explique Denis Darzacq.Dans des cités d?un Paris populaire et urbain, il créée des images baroques de corps en apesanteur, en lévitation. Propulsion. Perte de gravité. Energie. Poussée. Bascule des perspectives. Et UNE question: que fait-on de cette énergie? Que fait-on de ces corps qui veulent entrer dans le ?je? et qui risquent de s?écraser au sol si on les ignore, si on les laisse tomber.Il y a dix ans, en pleine guerre du Golfe, l?artiste s?est rendu en Algérie pour faire un reportage sur des danseurs algériens, dont il a tiré une pléthore de photos et de vidéos. Séduit par ces visions de jeunes en suspension dans l?espace, le photographe décide par la suite de se rendre dans les cités et de demander à des danseurs et des sportifs de sauter devant des fonds choisis."