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Marx et Darwin. Le grand affrontement
Christen Yves
ALBIN MICHEL
10,10 €
Épuisé
EAN :9782226011282
Dans le domaine de la pensée, le XXe siècle n'est pas né en 1900, mais en 1859. Une année bien remplie : Napoléon III s'active, Cavour aussi, qui va unifier l'Italie. Mais, plus important encore, Marx publie sa Contribution à la critique de l'économie politique et Darwin, De l'origine des espèces. Le XXe siècle vient de naître. Les grandes idéologies, qui le secoueront d'une façon parfois terrifiante, vont trouver dans les évènements intellectuels de cette année 1859 leurs racines métapolitiques : une double révolution, biologique et sociale, vient de s'accomplir. A travers l'étude des relations entre Marx et Darwin, ce sont les idéologies d'aujourd'hui qui montrent leur vrai visage. Tout, croirait-on, devait rapprocher les deux grands précurseurs, mais le destin contribua à les séparer sans cesse davantage. En apparence, tout avait été dit sur cette question. Mais aucune des vérités admises ne résiste à l'enquête des historiens des sciences. Une enquête qu'Yves Christen a suivie pas à pas. On apprend ainsi que Marx n'a jamais proposé à Darwin de lui dédicacer l'édition anglaise du Capital, que le darwinisme social était plus une idéologie de gauche que de droite ; que Darwin était moins raciste que Marx ; que ce dernier s'enticha, conte le biologiste, d'un pseudo-évolutionniste français pour élaborer une vision raciste complète de l'histoire jusqu'alors inconnue, etc. Le grand affrontement entre le marxisme et le darwinisme contraint toutes les idéologies à se situer dans un camps ou dans l'autre. Il force galement les successeurs de l'auteur du Capital à renoncer à la science pour rejoindre le camp de la métaphysique.
Biologiste et journaliste scientifique, Yves Christen préside la Fondation Ipsen. Il a notamment publié Le Peuple léopard, Les Surdoués du monde animal et L'animal est-il une personne?
Ma première rencontre avec la mythique Tugwaan fut un choc. Souvent et longtemps, mais toujours en vain, je l'avais cherchée dans les fourrés et sur les chemins de Londolozi, en Afrique du Sud. Tout ce que je savais d'elle me la faisait imaginer belle, triomphante, invincible. Ce matin-là, lorsqu'elle a émergé des hautes herbes, j'ai vu, une bête usée, efflanquée et dont rien ne permettait de deviner le légendaire mauvais caractère. Elle semblait avoir baissé sa garde. Mieux que quiconque, elle savait que le poids de ses quatorze années de vaillance lui imposait désormais une attitude différente : son règne sur le peuple léopard de Londolozi parvenait à son terme et sa lutte acharnée pour la survie de sa descendance devenait sans objet. En la quittant, je croyais ne jamais la revoir et je décidai d'écrire son histoire, et celle du peuple léopard. "
Biographie de l'auteur Yves Krumenacker est professeur d'histoire moderne à l'université Jean Moulin (Lyon 3) et membre de l'Institut Universitaire de France. Il travaille sur l'histoire du protestantisme aux XVIe-XVIIIe siècles et a notamment publié récemment Calvin. Au-delà des légendes (2009). Olivier Christin est professeur d'histoire moderne à l'université de Neuchâtel.
La Réforme n'a pas accouché comme par magie d'un homme nouveau, plus croyant et plus rationnel, plus moderne surtout, laissant ces projets et ces illusions à d'autres révolutions. Elle a cependant bouleversé pour les hommes et les femmes du XVIe siècle les manières de croire et de prier, de lire la Bible et d'entendre la Parole de Dieu, mais aussi de manger, de dormir, de se vêtir, d'aimer, de parler, de se repérer dans le temps ou de préparer sa mort, imprimant une transformation profonde aux sociétés européennes et aux identités individuelles et collectives dont nous sommes encore les héritiers. Née d'une aspiration à la rénovation de l'Eglise dans sa tête et dans ses membres, la Réforme a bien été en cela une révolution. C'est à prendre la mesure de ce changement à la fois anthropologiques, politique et social que s'attache ce livre, qui pour la première fois réunit historiens, théologiens, linguistes, philosophes, historiens de l'art ou encore spécialistes de l'histoire des femmes pour porter au jour l'héritage de cette naissance de la modernité.
Le Zen est une discipline de concentration exigeante en même temps qu'une philosophie de la vacuité. Son enseignement, qui s'enracine dans les paroles du Bouddha, tient tout entier en zazen, c'est-à-dire la méditation assise : sous l'apparent dépouillement se révèle une formidable méthode de dépassement de l'ego. Découvert par l'Occident dans les années soixante-dix, il est rapidement devenu un élément majeur de son renouveau spirituel. Taisen Deshimaru, maître japonais qui a grandement contribué à diffuser le Zen en France, livre ici la quintessence de son enseignement sous forme de paraboles, de questions-réponses ou encore de (aphorismes). Il traduit et commente aussi intégralement deux textes fondateurs et inédits du bouddhisme zen, le Hokyo Zan Mai et le San Do Kai,
Djalâl-od-Din Rûmî que le monde de l'islam désigne, par respect, comme "notre maître" (Mawlânâ, Mevlana en turc) n'est pas seulement l'un des plus grands penseurs mystiques de tous les temps, un voyant qui (au XIIIe siècle !) parlait de la fission de l'atome et de la pluralité des systèmes solaires, c'est aussi l'un des plus merveilleux poètes de la littérature universelle, fondateur de l'ordre des derviches tourneurs. La mise de l'homme au diapason du cosmos, l'oratorio spirituel des derviches qui symbolise la ronde des planètes autour du soleil et, à un second niveau, la recherche du Soi, sont longuement célébrés dans les Rubâi'yât: comme les atomes, le soufi danse, et la musique ne fait que "réveiller les mystères du coeur".
Poème mystique de 700 versets, inséré dans la grande épopée anonyme du Mahabharata, La Bhagavad-Gîtâ, "le chant du Seigneur", est considérée comme la "Bible de l'Inde". Le dieu Krishna, avatar de Vishnu (voir Mythes et dieux de l'Inde), prenant la forme d'un conducteur de char, expose ici, au jeune guerrier Arjuna, une doctrine portant sur l'action, la discrimination, la connaissance et la dévotion. La présente traduction est de Camille Rao et, Jean Herbert, indianiste bien connu, qui est aussi le préfacier. Le volume comprend un glossaire, un index et des "définitions psychologiques" importantes. Parmi les innombrables commentaires écrits sur ce texte, celui de Shri Aurobindo (1872-1950) offre l'intérêt du regard d'un homme qui se retira de la vie publique après une carrière politique ardente pour rechercher une religion synthétique universelle. Fondateur, en 1926, d'un ashram dont il fut le gourou très influent jusqu'à sa mort, il a su adapter la pensée indienne à la vie moderne. Formé en Occident, il rend ici accessible pour nous ce grand trésor spirituel. --Colette-Rebecca Estin
Un jour, entendant le son des marteaux qui travaillaient l'or dans l'atelier d'un ami bijoutier, Rumi crut entendre une invocation du nom d'Allah et, pris d'une grande émotion, il se mit à danser au beau milieu du bazar. Cette danse devint plus tard la danse rituelle de ses disciples, connus en Europe sous le nom de derviches tourneurs écrit Ahmed Kudsi-Erguner dans l'introduction de ce recueil. Bien des épisodes de la vie de Rumi, poète, sage et mystique soufi du XIIIe siècle, ont l'air comme celui-ci tirés d'un conte. Le mot Mesnevi désigne un poème composé de distiques (groupes de deux vers renfermant un énoncé complet) ; celui de Rumi en comporte 24 000. Versets du Coran, hadiths (paroles du prophète), légendes bibliques, contes hindous ou bouddhistes, vie quotidienne sont autant de points de départ à son inspiration. Extraits de cette grande oeuvre, sont présentés ici les contes que Rumi utilisait pour illustrer son enseignement très vivant. Si cette oeuvre est considérée comme un commentaire du Coran, sa sagesse, accessible à tous, toujours actuelle, fait fi des étiquettes. --Colette-Rebecca Estin