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Les protestants à l'époque moderne. Une approche anthropologique
Christin Olivier ; Krumenacker Yves
PU RENNES
28,01 €
Épuisé
EAN :9782753554658
La Réforme n'a pas accouché comme par magie d'un homme nouveau, plus croyant et plus rationnel, plus moderne surtout, laissant ces projets et ces illusions à d'autres révolutions. Elle a cependant bouleversé pour les hommes et les femmes du XVIe siècle les manières de croire et de prier, de lire la Bible et d'entendre la Parole de Dieu, mais aussi de manger, de dormir, de se vêtir, d'aimer, de parler, de se repérer dans le temps ou de préparer sa mort, imprimant une transformation profonde aux sociétés européennes et aux identités individuelles et collectives dont nous sommes encore les héritiers. Née d'une aspiration à la rénovation de l'Eglise dans sa tête et dans ses membres, la Réforme a bien été en cela une révolution. C'est à prendre la mesure de ce changement à la fois anthropologiques, politique et social que s'attache ce livre, qui pour la première fois réunit historiens, théologiens, linguistes, philosophes, historiens de l'art ou encore spécialistes de l'histoire des femmes pour porter au jour l'héritage de cette naissance de la modernité.
Résumé : De la République romaine aux Républiques populaires ou islamiques en passant par la République des lettres, la notion de " république " est multiple, changeante et complexe. Désigne-t-elle stricto sensu tout ce qui relève de la " chose publique " ? l'intérêt général ou le bien commun ? Que signifie l'expression " valeurs de la République " ? Y a-t-il une différence entre république et démocratie ? En 100 mots, de grands penseurs contemporains, français et étrangers, reviennent sur des notions aussi fondamentales que la cité, la fraternité, l'école et la patrie, des dates-clés, des figures emblématiques ou encore des lieux, pour circonscrire la république et les républicanismes dans leur diversité. 100 mots qui dessinent les contours d'une idée forte mais fragile, qui est sur toutes les bouches, quoique parfois vidée de son sens, et qui est peut-être notre bien commun le plus précieux.
La fracture religieuse du XVIe siècle ne fut pas constituée que de querelles de clercs et de professionnels de la foi. Elle bouleversa aussi la vie des fidèles et fit très vite à chacun l'obligation de se déterminer, avec plus ou moins de courage et de clarté, et donc d'affirmer sa foi, par la parole bien sûr, mais aussi par d'innombrables gestes de la vie quotidienne. Débats publics soigneusement organisés, querelles de tavernes, disputes de marché, nécrologies, portraits et médailles des réformateurs devinrent ainsi autant d'occasions et de moyens de confesser sa foi à Dieu, à soi-même et aux autres, de dire ce que l'on croyait et comment. C'est à retracer ces lieux et ces signes de la construction moderne des identités confessionnelles, en France mais aussi dans l'Empire et en Suisse, que s'attache ce livre, adossé à une ample documentation inédite en français. Biographie de l'auteur Olivier Christin est professeur d'histoire moderne à l'Université de Lyon-II depuis 1997 et directeur d'études à l'École pratique des hautes études depuis 2003 Spécialiste de l'histoire des XVIe-XVIIe siècles, il a publié une dizaine d'ouvrages et près de cent articles au carrefour de l'histoire, de l'histoire de l'art et des sciences.
Biographie de l'auteur Olivier Christin est professeur d'histoire moderne à l'Université de Neuchâtel et directeur d'études à l'Ecole pratique des hautes études à Paris.
La République est une et indivisible, assuraient les révolutionnaires. Son histoire, en revanche, ne l'est pas. Il n'est plus possible aujourd'hui de l'écrire d'un bloc ou comme une longue généalogie qui ferait de nos démocraties les héritières plus moins fidèles d'Athènes, de Sparte ou de Rome. Résolument européen, ce volume a donc pour ambition de retracer l'ensemble des traditions politiques, des doctrines philosophiques ou religieuses et des aspirations collectives qui ont dessiné l'histoire des républicanismes et des régimes républicains. De Rome à Florence, de la Révolution anglaise aux Révolutions américaines et françaises, des oligarchies urbaines à la République sociale, il souligne la diversité des expériences historiques concrètes et rappelle les obstacles, les échecs, les détours rencontrés au cours de celles-ci dans la poursuite des idéaux de liberté, d'égalité ou de justice. C'est donc une histoire plurielle, ouverte, souvent exaltante mais tout aussi souvent contrariée, que dévoile ce volume confié à quelques-uns des meilleurs spécialistes européens actuels. Il s'y dévoile page après page et par-delà les singularités historiques, des traits communs ou un air de famille du Républicanisme, qui s'impose comme alternative au libéralisme et au populisme en récusant la religion du marché du premier et l'essentialisation du peuple du second pour appeler à la construction d'un espace commun de confrontation et de fabrication de l'intérêt général.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.