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VST N° 101, Mars 2009 : Psychiatrie et précarité
Chobeaux François ; Gouiffès Alain
ERES
16,00 €
Épuisé
EAN :9782749210711
Dossier Psychiatrie et précarité : Après plusieurs expérimentations pionnières conduites depuis près de dix ans, les " Equipes mobiles psychiatrie-précarité " sont maintenant un des outils officiels de la psychiatrie publique. Rapprocher les professionnels du soin des professionnels du social, mettre en oeuvre une psychiatrie de première ligne en direction des exclus, faire le lien avec les structures ordinaires de la psychiatrie publique : voici une nouvelle fois l'invention d'une pratique de psychiatrie sociale ouverte sur la vie. Comment cela se passe-t-il ? Quelles questions se posent quand en même temps les moyens de la psychiatrie, sa philosophie même sont attaqués ? Ce dossier s'appuie largement sur les travaux du premier séminaire national des équipes mobiles tenu à Rouen en 2008, tout en intégrant des pratiques et des réflexions qui le complètent.
Changer de repères, de vie, d'aire culturelle, déstabilise et génère des souffrances qui sont d'autant plus importante que la migration n'a pas été choisie, que l'on est rejeté, condamné à chercher un groupe identitaire pour ne pas rester seul... Entre choix et soumission, les processus de déculturation, d'acculturation, constructifs ou enfermants, remodèlent les imaginaires et les vies en cherchant à conjuguer les possibles et les illusions qui relèvent parfois de la survie. Tout ceci sur notre fond républicain unificateur, de "Il est interdit de cracher par terre et de parler breton" à "Nos ancêtres les Gaulois". Migrations, immigrations, c'est la question de l'étranger, celui qui vient d'un autre lieu et qui surprend, interroge, fait peur. Et c'est pour celui-ci la découverte d'une culture autre à laquelle, en France, il va devoir se conformer.
Comme d'autres activités, le travail social et le soin sont pris dans la tourmente des rationalisations techniciennes qui promeuvent transparence, maîtrise, efficacité et obligation de résultat. En soi, cela ne peut être considéré comme aberrant ou irrecevable, sauf à revendiquer un parasitisme nourri des souffrances et des misères psychiques et sociales. Pour autant, la réalité de la clinique et des complexités sociales et humaines peut-elle toujours s'accommoder des injonctions à l'efficacité, des objectifs contractualisés, de la technicité normalisée des procédures ? Les trajectoires de vie doivent-elles et peuvent-elles toujours s'inscrire dans les protocoles et les programmes pensés par tous les spécialistes et experts ? Accompagner et soutenir l'autre dans un parcours de soin, d'insertion de vie, suppose aussi une capacité à accepter de ne pas toujours savoir où l'on va, à permettre à l'autre de s'embarquer sur des chemins que nul n'avait imaginés ou prévus. En tant que professionnels, faisons-nous toujours la place nécessaire à cette incertitude et à cet imprévisible qui peuvent se révéler plus nécessaires et productifs que tous les programmes et projets ?
Le travail, machine à aliéner pour certains, triste nécessité pour d'autres, pourrait-il avoir une fonction positive ? Travailler dans le cadre d'un chantier d'insertion, en intérim social, s'engager dans un job payé à la journée, être travailleur handicapé dans un esat, se former avec des éducateurs techniques... cela peut-il redonner dignité et estime de soi, constituer une rééducation ou un réaccrochage social ? Il faut aller voir, dans le concret des pratiques éducatives et thérapeutiques, les conditions de mise en place et de fonctionnement du travail proposé : autonomie d'action, responsabilité, coopérations, globalité des tâches, accompagnements, adaptations... Reste que le travail devient une denrée rare dans la grande cour de l'entreprise, et qu'il y en a de moins en moins pour les amochés de la vie. Sont-ils dès lors destinés à vivre toute leur vie d'emplois aidés ?
Quelle place, quelle responsabilité, quel rôle occupent la famille, les parents, dans ce qui se délite et dans ce qui se construit autour de la personne en souffrance ? La famille est-elle un espace pathologique et pathogène (" Family life "), un espace de soutien, un acteur constructif du processus éducatif ou thérapeutique ? Ces questions seront abordées dans un contexte de mutation des modèles traditionnels du couple et de la famille (chute du mariage, divorces, recompositions, remodelages des fonctions parentales...) et du contrôle sociétal accru, la " police des familles ", où les attentions à la " parentalité " se focalisent sur des approches fonctionnelles ignorant ces bouleversements.
Mellier Denis ; Bompard Vincent ; Colas Nathalie ;
Comment l'observation du bébé peut-elle devenir un outil pour les professionnels de la petite enfance? Comment peut-elle être une aide pour accueillir un bébé et prendre soin de lui? Cet ouvrage montre que la valeur de l'observation résulte surtout du travail que les équipes peuvent réaliser à cette occasion pour percevoir toute la complexité de la vie psychique. Les travaux d'Esther Bick et ceux d'Emmi Pikler (Loczy) trouvent ici un prolongement pratique pour les lieux d'accueil des bébés et de leurs parents. Sous certaines conditions, le dispositif de l'observation permet d'instaurer une véritable médiation pour percevoir, recevoir, contenir et penser tout l'impact de la vie émotionnelle du bébé dans son environnement, et garder ainsi vivante l'attention à son égard. Biographie de l'auteur Denis Mellier, psychologue clinicien (Lyon), professeur de psychologie clinique et psychopathologie, université de Franche-Comté.
Bosse-Platière Suzon ; Ben Soussan Patrick ; Desca
Si de tout temps les femmes ont travaillé tout en ayant des enfants, aujourd'hui elles sont de plus en plus nombreuses à exercer leur activité à l'extérieur de chez elles. Et les transformations de la famille conduisent la plupart d'entre elles à confier leurs enfants à des professionnels de l'accueil éducatif. Le mouvement féministe, ces dernières décennies, s'est attaché à l'émancipation de la femme et à la construction de la parité avec les hommes. Aujourd'hui, il apparaît important de repenser la maternité et la prise en charge du jeune enfant à partir de la question de la place des femmes dans la société. C'est cette interrogation qui est ici soumise à des historienne, sociologue, médecin, psychiatre, psychologues et psychanalyste.
Ben Soussan Patrick ; Korff-Sausse Simone ; Nelson
Comment dire l'indicible de cette rencontre fondatrice entre un enfant porteur d'un handicap et ses parents? Comment partager cette expérience impensable, comment l'élaborer, lui donner du sens?Quelles peurs, quelles résistances suscite le handicap? Comment dès lors l'accueillir? Comment aider les parents, les fratries, les familles mais aussi les équipes à faire en sorte que le handicap nommé n'assigne pas le nouveau-né à la différence, ne le condamne pas à être autre, irréductiblement, aux yeux de tous?Pédiatres, psychiatre et psychanalyste proposent ici des élaborations croisées à ces situations surchargées d'affects.
Dès l'apparition de la théorie de l'attachement - dans la trilogie de John Bowlby, Attachement et perte - ses relations tumultueuses avec la psychanalyse ont occupé le devant de la scène. Plus encore, on peut affirmer rétrospectivement que cette option théorique a puisé une bonne part de sa créativité dans la vivacité de cette conflictualité. C'est dans cet esprit qu'a été conçu cet ouvrage qui reprend, actualisé et complété. le dossier publié dans Le carnet Psy. Il propose une revue critique en examinant les éléments de convergences. de divergences et d'enrichissement mutuels entre théorie de l'attachement et psychanalyse. Son format synthétique. sa vocation didactique et sa lisibilité en font un incontournable outil pour tous ceux qui veulent s'initier aux rudiments fondamentaux de la théorie de l'attachement; les thèmes traités et l'originalité des ouvertures épistémologiques offrent aussi une lecture stimulante pour les connaisseurs.