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VST N° 118, 2e trimestre 2013 : Y-a-t-il de bonnes pratiques ?
Chobeaux François
ERES
16,00 €
Épuisé
EAN :9782749238395
Comme d'autres activités, le travail social et le soin sont pris dans la tourmente des rationalisations techniciennes qui promeuvent transparence, maîtrise, efficacité et obligation de résultat. En soi, cela ne peut être considéré comme aberrant ou irrecevable, sauf à revendiquer un parasitisme nourri des souffrances et des misères psychiques et sociales. Pour autant, la réalité de la clinique et des complexités sociales et humaines peut-elle toujours s'accommoder des injonctions à l'efficacité, des objectifs contractualisés, de la technicité normalisée des procédures ? Les trajectoires de vie doivent-elles et peuvent-elles toujours s'inscrire dans les protocoles et les programmes pensés par tous les spécialistes et experts ? Accompagner et soutenir l'autre dans un parcours de soin, d'insertion de vie, suppose aussi une capacité à accepter de ne pas toujours savoir où l'on va, à permettre à l'autre de s'embarquer sur des chemins que nul n'avait imaginés ou prévus. En tant que professionnels, faisons-nous toujours la place nécessaire à cette incertitude et à cet imprévisible qui peuvent se révéler plus nécessaires et productifs que tous les programmes et projets ?
Les communautés éducatives, les pédagogies et les thérapies appuyées sur l'institutionnel, les actions militantes collectives (DAL, squats associatifs...), les ateliers santé-ville : voilà des utopies bien concrètes. Mais restent bien mal connues. Sauf exceptions, l'action sociale et la psychiatrie restent éloignées des pratiques collectives, coopératives, égalitaires. Est-ce que, au-delà des programmes de formation des travailleurs sociaux, le communautaire fait peur en référence au communautarisme ? Restituer du pouvoir aux usagers, et plus largement aux citoyens, est-il perçu comme dangereux ? "Faire du communautaire" n'est pas qu'une technique, c'est d'abord un choix politique car c'est faire société autrement. L'utopie est peut-être là dans cet objectif global. Ce dossier explore ces utopies en action.
Chobeaux François ; Ladsous Jacques ; Dauge Annick
Lieux de vie, lieux alternatifs, ils sont nés dans les années 1960 et 1970 à l'époque de la contestation de l'asile et des recherches d'une autre vie possible. Ils ont été rejoints par les appartements thérapeutiques, aujourd'hui par les maisons relais. Apprendre ou réapprendre à vivre ensemble dans une communauté à taille humaine, aux fonctionnements réfléchis et adaptés : une utopie, une alternative, des possibles à amplifier ?
Intervenir au domicile, pas juste pour une visite ponctuelle mais régulièrement, est une pratique sociale qui se développe : action des SESSAD, maintien des personnes âgées, hospitalisations chez soi...Comment se construit alors l'espace de travail ? Comment l'intimité de la personne habitant le lieu peut-elle être préservée ? Alors qu'il s'agit souvent d'un travail solitaire, comment le professionnel peut-il ne pas rester isolé ? Les assistantes maternelles, assistants familiaux, familles d'accueil...exercent leur métier à domicile. Comment s'arrangent-ils pour jouer avec les espaces public/privé, professionnel/personnel, intime/visible ?
Changer de repères, de vie, d'aire culturelle, déstabilise et génère des souffrances qui sont d'autant plus importante que la migration n'a pas été choisie, que l'on est rejeté, condamné à chercher un groupe identitaire pour ne pas rester seul... Entre choix et soumission, les processus de déculturation, d'acculturation, constructifs ou enfermants, remodèlent les imaginaires et les vies en cherchant à conjuguer les possibles et les illusions qui relèvent parfois de la survie. Tout ceci sur notre fond républicain unificateur, de "Il est interdit de cracher par terre et de parler breton" à "Nos ancêtres les Gaulois". Migrations, immigrations, c'est la question de l'étranger, celui qui vient d'un autre lieu et qui surprend, interroge, fait peur. Et c'est pour celui-ci la découverte d'une culture autre à laquelle, en France, il va devoir se conformer.
Mellier Denis ; Bompard Vincent ; Colas Nathalie ;
Comment l'observation du bébé peut-elle devenir un outil pour les professionnels de la petite enfance? Comment peut-elle être une aide pour accueillir un bébé et prendre soin de lui? Cet ouvrage montre que la valeur de l'observation résulte surtout du travail que les équipes peuvent réaliser à cette occasion pour percevoir toute la complexité de la vie psychique. Les travaux d'Esther Bick et ceux d'Emmi Pikler (Loczy) trouvent ici un prolongement pratique pour les lieux d'accueil des bébés et de leurs parents. Sous certaines conditions, le dispositif de l'observation permet d'instaurer une véritable médiation pour percevoir, recevoir, contenir et penser tout l'impact de la vie émotionnelle du bébé dans son environnement, et garder ainsi vivante l'attention à son égard. Biographie de l'auteur Denis Mellier, psychologue clinicien (Lyon), professeur de psychologie clinique et psychopathologie, université de Franche-Comté.
Ben Soussan Patrick ; Korff-Sausse Simone ; Nelson
Comment dire l'indicible de cette rencontre fondatrice entre un enfant porteur d'un handicap et ses parents? Comment partager cette expérience impensable, comment l'élaborer, lui donner du sens?Quelles peurs, quelles résistances suscite le handicap? Comment dès lors l'accueillir? Comment aider les parents, les fratries, les familles mais aussi les équipes à faire en sorte que le handicap nommé n'assigne pas le nouveau-né à la différence, ne le condamne pas à être autre, irréductiblement, aux yeux de tous?Pédiatres, psychiatre et psychanalyste proposent ici des élaborations croisées à ces situations surchargées d'affects.
Un nourrisson éveillé reste rarement inactif, même lorsqu'il n'est pas pressé par les besoins de la vie. Joue-t-il pour autant ? Le cas échéant, à quoi joue-t-il et comment ? Questions fédératrices de ce recueil d'observations et de commentaires divers. D'abord, s'entendre sur la définition du jeu, sa fonction, son origine... Ensuite, chercher les conditions nécessaires au jouet : quiétude, maturité, présence de l'adulte, choix des jouets... Vingt-six volets pour se faire une idée à ce sujet : coups de zoom ou angles plus larges sur des situations de la vie quotidienne.
Dès l'apparition de la théorie de l'attachement - dans la trilogie de John Bowlby, Attachement et perte - ses relations tumultueuses avec la psychanalyse ont occupé le devant de la scène. Plus encore, on peut affirmer rétrospectivement que cette option théorique a puisé une bonne part de sa créativité dans la vivacité de cette conflictualité. C'est dans cet esprit qu'a été conçu cet ouvrage qui reprend, actualisé et complété. le dossier publié dans Le carnet Psy. Il propose une revue critique en examinant les éléments de convergences. de divergences et d'enrichissement mutuels entre théorie de l'attachement et psychanalyse. Son format synthétique. sa vocation didactique et sa lisibilité en font un incontournable outil pour tous ceux qui veulent s'initier aux rudiments fondamentaux de la théorie de l'attachement; les thèmes traités et l'originalité des ouvertures épistémologiques offrent aussi une lecture stimulante pour les connaisseurs.