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VST N° 117 : Vous avez dit communautaire
Chobeaux François
ERES
16,00 €
Épuisé
EAN :9782749236810
Les communautés éducatives, les pédagogies et les thérapies appuyées sur l'institutionnel, les actions militantes collectives (DAL, squats associatifs...), les ateliers santé-ville : voilà des utopies bien concrètes. Mais restent bien mal connues. Sauf exceptions, l'action sociale et la psychiatrie restent éloignées des pratiques collectives, coopératives, égalitaires. Est-ce que, au-delà des programmes de formation des travailleurs sociaux, le communautaire fait peur en référence au communautarisme ? Restituer du pouvoir aux usagers, et plus largement aux citoyens, est-il perçu comme dangereux ? "Faire du communautaire" n'est pas qu'une technique, c'est d'abord un choix politique car c'est faire société autrement. L'utopie est peut-être là dans cet objectif global. Ce dossier explore ces utopies en action.
Comme d'autres activités, le travail social et le soin sont pris dans la tourmente des rationalisations techniciennes qui promeuvent transparence, maîtrise, efficacité et obligation de résultat. En soi, cela ne peut être considéré comme aberrant ou irrecevable, sauf à revendiquer un parasitisme nourri des souffrances et des misères psychiques et sociales. Pour autant, la réalité de la clinique et des complexités sociales et humaines peut-elle toujours s'accommoder des injonctions à l'efficacité, des objectifs contractualisés, de la technicité normalisée des procédures ? Les trajectoires de vie doivent-elles et peuvent-elles toujours s'inscrire dans les protocoles et les programmes pensés par tous les spécialistes et experts ? Accompagner et soutenir l'autre dans un parcours de soin, d'insertion de vie, suppose aussi une capacité à accepter de ne pas toujours savoir où l'on va, à permettre à l'autre de s'embarquer sur des chemins que nul n'avait imaginés ou prévus. En tant que professionnels, faisons-nous toujours la place nécessaire à cette incertitude et à cet imprévisible qui peuvent se révéler plus nécessaires et productifs que tous les programmes et projets ?
Quelle place, quelle responsabilité, quel rôle occupent la famille, les parents, dans ce qui se délite et dans ce qui se construit autour de la personne en souffrance ? La famille est-elle un espace pathologique et pathogène (" Family life "), un espace de soutien, un acteur constructif du processus éducatif ou thérapeutique ? Ces questions seront abordées dans un contexte de mutation des modèles traditionnels du couple et de la famille (chute du mariage, divorces, recompositions, remodelages des fonctions parentales...) et du contrôle sociétal accru, la " police des familles ", où les attentions à la " parentalité " se focalisent sur des approches fonctionnelles ignorant ces bouleversements.
Pas de but à l'errance, sinon l'errance. Le jeune errant est dans le décrochage social, en souffrance, comme on dit d'une lettre n'ayant pas atteint son destinataire. Ni fugueurs, ni clochards, les jeunes errants vivent dans les interstices du lien social, là où les mailles se relâchent. Autour de cette jeunesse, dont le nombre commence à faire masse et trouble la société, un travail silencieux a été entrepris pour tenter une remise au monde qui tient parfois à un souffle. Les CEMEA, sollicités par des villes festivalières comme Avignon, Bourges ou Aurillac, ont développé une recherche-action qui débouche aujourd'hui sur un modèle applicable par les responsables de l'accueil dans les lieux qui attirent ces jeunes. Dans leurs différentes expériences, ils ont cherché à installer des interventions éducatives de qualité, proposant de nouvelles formes d'approches et d'accompagnements spécialisés, reproductibles, transférables et généralisables. Cet ouvrage, témoin de nombreuses expériences croisées avec la réflexion et les analyses de chercheurs, propose une définition, une méthode d'approche et de traitement de ce phénomène et appelle professionnels et responsables politiques à l'urgence sociale, dans un secteur où presque tout est à adapter, sinon à inventer.
Psychiatrie " sociale " à la française, psychiatrie " démocratique " à l'italienne...Les débats ont été forts, les principes restent revendiqués par des équipes. Mais peut-on aussi parler d'une psychiatrie anglo-saxonne, d'une germanique, d'une d'Europe centrale ? Comment se jouent aujourd'hui les effets conjugués des positions comportementalistes nord-américaines, des positions sociales, psychanalytiques ? Où en est le désaliénisme à l'époque internationale du sécuritaire et d'une résurgence des usages totalitaires de la psychiatrie où prendre en main supplante activement prendre soin ?
Dès l'apparition de la théorie de l'attachement - dans la trilogie de John Bowlby, Attachement et perte - ses relations tumultueuses avec la psychanalyse ont occupé le devant de la scène. Plus encore, on peut affirmer rétrospectivement que cette option théorique a puisé une bonne part de sa créativité dans la vivacité de cette conflictualité. C'est dans cet esprit qu'a été conçu cet ouvrage qui reprend, actualisé et complété. le dossier publié dans Le carnet Psy. Il propose une revue critique en examinant les éléments de convergences. de divergences et d'enrichissement mutuels entre théorie de l'attachement et psychanalyse. Son format synthétique. sa vocation didactique et sa lisibilité en font un incontournable outil pour tous ceux qui veulent s'initier aux rudiments fondamentaux de la théorie de l'attachement; les thèmes traités et l'originalité des ouvertures épistémologiques offrent aussi une lecture stimulante pour les connaisseurs.
L'essentiel du travail de l'éducateur réside dans le caractère anecdotique de sa présence à l'Autre. Ce n'est pas pour autant que tout le monde peut se dire éducateur! L'apparente simplicité d'un "être avec" masque la réelle complexité du "faire avec". Et ce serait maintenir une illusion que de penser trouver les ressorts du métier d'éducateur en quelques savoirs disciplinaires: ceux-ci ne peuvent l'expliquer que dans l'après-coup. Le sens du métier d'éducateur est à puiser dans une lecture appliquée des actes posés au jour le jour; encore faut-il pour cela disposer d'un langage approprié. D'où le choix de cent mots simples et pourtant illustratifs de la difficulté de ce métier. Cent mots pour une profession longtemps restée sans mots! Tel est le pari de ce dictionnaire qui, par le biais de chacune des notions explorées, tisse des liens entre l'apparente banalité des gestes quotidiens de l'éducateur et leur fondamentale répercussion sur le développement de la personne accompagnée dans une relation d'aide éducative ou de soin. Au final, ce dictionnaire ne conceptualise pas une pratique professionnelle; il la rend visible et lisible par tous ceux qui sont appelés à l'exercer. Il est une trousse à outils que tout éducateur devra savoir garder à portée de main, tant pour l'aider dans ses écrits que pour penser sa pratique. Biographie de l'auteur Philippe Gaberan, éducateur spécialisé et docteur en Sciences de l'éducation, est formateur et chercheur en travail social à l'ADEA (Bourg-en-Bresse). Rédacteur au journal Lien Social, il est aussi l'auteur ou le coauteur de plusieurs ouvrages et articles de référence.
Face à la complexité croissante du mouvement systémique et des thérapies familiales, ce livre offre des repères théoriques largement illustrés par la pratique des auteurs. Pour chaque modèles de thérapie familiale, six rubriques: les concepts-clefs; sur quoi porte l'intervention; comment le problème est-il défini; l'objectif de l'intervention ou de la thérapie; les outils utilisés; la position de l'intervenant ou du thérapeute.
Bosse-Platière Suzon ; Ben Soussan Patrick ; Desca
Si de tout temps les femmes ont travaillé tout en ayant des enfants, aujourd'hui elles sont de plus en plus nombreuses à exercer leur activité à l'extérieur de chez elles. Et les transformations de la famille conduisent la plupart d'entre elles à confier leurs enfants à des professionnels de l'accueil éducatif. Le mouvement féministe, ces dernières décennies, s'est attaché à l'émancipation de la femme et à la construction de la parité avec les hommes. Aujourd'hui, il apparaît important de repenser la maternité et la prise en charge du jeune enfant à partir de la question de la place des femmes dans la société. C'est cette interrogation qui est ici soumise à des historienne, sociologue, médecin, psychiatre, psychologues et psychanalyste.