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LES GNAOUA DU MAROC. Itinéraires initiatiques, transe et possession
Chlyeh Abdelhafid
PENSEE SAUVAGE
18,29 €
Épuisé
EAN :9782859191368
Au Maroc la confrérie des Gnaoua s'est constituée à partir de populations originaires d'Afrique Noire, principalement des esclaves et leurs descendants. A vocation thérapeutique, elle réunit des musiciens, des voyantes-thérapeutes et des adeptes dont l'itinéraire passe par la maladie initiatique, puis l'élection par des entités surnaturelles appelées : mlouk. Les pratiques rituelles, initiatiques, divinatoires et thérapeutiques des Gnaoua combinent en un ensemble harmonieux les apports culturels de l'Afrique Noire, au Sud, ceux de la civilisation arabo-musulmane venue de l'Est et des cultures berbères autochtones. Les activités des Gnaoua culminent dans le célèbre rite de possession (derdeba) durant lequel les adeptes en transe sont possédés par des invisibles. Ce rite, animé par des musiciens et des voyantes-thérapeutes, présente des analogies avec le bori des Hausa (Niger), le diwan de Sidi Bilal, algérien, le stambali tunisien, le zar éthiopien et soudanais, mais aussi avec le candomblé brésilien et le vaudou haïtien.
Cet ouvrage est destiné aux étudiants de 1ère année PCEP1 et PCEM1 Pharmacie et Médecine, à ceux des licences Sciences de la Vie - Sciences de la Terre et Physique-Chimie.Son objectif est de faciliter l'acquisition des raisonnements en chimie organique, discipline considérée à tort comme difficile et complexe.II comporte: un résumé des chapitres traités en Chimie Organique au niveau du premier cycle universitaire (Pharmacie, Médecine et Sciences); un récapitulatif des principaux réactifs utilisés dans chaque chapitre; en fin de chaque chapitre, trente à cinquante QCM pour une autoévaluation; pour certaines réponses des QCM, des commentaires dépassant largement le champ de la question posée en vue d'un meilleur approfondissement des connaissances; un dernier chapitre contenant des problèmes et des questions ouvertes concernant des synthèses multiétapes.Ainsi, l'étudiant aura entre les mains un outil simple et efficace pour maîtriser cette discipline et se présenter à son concours ou à ses examens avec l'entraînement adéquat.
Qu'y a-t-il de commun entre le rituel de puberté chez les Bété du Cameroun et la prostitution homosexuelle des jeunes garçons dans les faubourgs parisiens ? Peut-on comparer le fonctionnement de l'initiation dans les rituels "thérapeutiques" du Candomblé de Bahia et la modification de la personnalité de jeunes gens engagés dans les sectes charismatiques en Occident ? Dans toutes ces situations, l'on observe une modification radicale de l'identité : une métamorphose. Ces transformations mettent-elles en tenure des processus fondamentaux de nature psychique ou même biologique ? Question insolite ! Pourtant les fourmis Raptiformica réussissent à maquiller leur odeur chimique pour mener à bien, incognito, leur entreprise de colonisation des Serviformica. La Nouvelle revue d'ethnopsychiatrie propose ici une idée originale née au confluent de disciplines diverses : toute entreprise de modification de la mémoire, psychique et biologique, se construit sur une utilisation systématique d'expériences traumatiques.
Le tabou attribue à une personne, un objet ou un mot un caractère à la fois interdit et sacré. Mais lorsqu'il est fonctionnel, le tabou inscrit dans l'univers du sujet qui s'y soumet une discrimination logique qui prend sa source dans des sensations physiques. Un juif pieux vomira à l'idée qu'il a pu ingérer de la viande de porc, une femme baoulé enceinte avortera en mangeant du fruit proscrit, un homme bété développera un véritable syndrome d'influence pour avoir eu des jeux sexuels avec sa cousine parallèle. Mais après cette expérience, ils se penseront davantage juif pieux, baoulé ou bété. Cliniquement, l'imposition du tabou est donc une opération complexe qui transforme des catégories culturelles en représentations psychiques par l'intermédiaire de sensations corporelles. On comprend donc aisément que les thérapies traditionnelles, dans des situations de grands désordres psychologiques utilisent de telles prescriptions. Ainsi, les shamans apaches guérissent-ils les maladies des tics, dont nous savons qu'elles sont notoirement réfractaires à toute psychothérapie, par la mise en place de systèmes individuels de tabous alors que les cheiks musulmans du Maghreb ont plutôt tendance à faire appel aux tabous religieux. De même, un patient gravement perturbé, mélancolique ou schizophrène, pourra-t-il créer un univers à la logique singulière par une organisation obsessionnelle du monde structurée autour de tabous privés. Quoi qu'il en soit, on attend toujours du tabou qu'il réinstaure de tordre là où régnait le désordre du fait de la maladie, de l'acculturation ou de la déstructuration du groupe social. Nous invitons les cliniciens et les chercheurs à approfondir la notion de tabou injustement négligée, à explorer le fonctionnement de thérapies organisées selon la logique du tabou et à s'interroger sur la place qu'il occupe, parfois à notre insu, dans nos psychothérapies.
On peut admettre qu'un être humain soit défini par trois coordonnées : sa biologie, son psychisme et sa culture. Si les métis constituent une catégorie sociologique relativement bien définie et même, dans certaines sociétés, bénéficient d'un statut spécifique, en revanche aucune étude ne nous renseigne sur la façon dont se combinent deux univers culturels hétérogènes à l'intérieur d'un même sujet. Les patrimoines génétiques s'entremêlent, les identifications psychiques s'entrecroisent ; en va-t-il de même des systèmes culturels ? Jusqu'à quel point peuvent-ils se "métisser" tout en gardant leur cohérence interne et leur efficience ? A l'heure des déplacements massifs de populations et des émigrations généralisées, il s'agit d'une question première tant sur le plan théorique que sur celui des implications concrètes. La culture d'un sujet est partie constituante de son être-même ; du fait de sa cohérence, elle ordonne son univers du vrai et structure son fonctionnement cognitif. Y a-t-il un risque psychologique à mélanger ses références culturelles ? Pour soi-même ? Pour ses descendants ou les descendants de ses descendants ? Ou au contraire peut-on faire l'hypothèse d'une créativité délibérément choisie dans tout métissage culturel ? Au delà du métissage peut-on même aller jusqu'à penser que toute technique thérapeutique serait par essence syncrétique ?