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LITTERATURE ALGERIENNE. Désir d'histoire et esthétique
Chikhi Beïda
L'HARMATTAN
24,99 €
Épuisé
EAN :9782738460660
Des oeuvres de l'époque coloniale et postcoloniale aux dernières nées de la littérature algérienne de langue française, quelques décennies d'histoire tumultueuse, de conquêtes et de pertes, de morts et de reviviscences, de pactes positifs et d'avortements. Les écrivains algériens produisent généralement des textes complexes, liés aux transmutations accélérées de leur société. L'interrogation insistante des césures de l'histoire et l'esthétique de la résistance à toutes formes hégémoniques sont les lieux à partir desquels s'organisent la dimension critique de l'oeuvre et la vision d'une Algérie plurielle et créative. L'analyse de quelques textes, particulièrement significatifs, de Jean Amrouche, Albert Camus, Mouloud Mammeri, Mohamed Did, Kateb Yacine, Assia Djebar, Nabile Farès, Rachid Mimouni, Nina Bouraoui, montre par quelles stratégies littéraires conscientes ou inconscientes l'écrivain refonde son histoire et formule sa position de sujet.
Résumé : Dans leur usage paradoxal des masques littéraires, les auteurs de langue française en arrivent parfois à mettre en jeu leur propre qualité d'écrivain. Ils se détournent ainsi de l'" autorité " qui leur a été affectée par l'institution littéraire, renversent les canons et invalident les champs esthétiques ; ils négocient donc une nouvelle posture, libre, proche de celle du lecteur-interprète ou du " marqueur de paroles ". Le masque sert aussi à " désacraliser ", à " désolenniser " la posture de l'écrivain démiurge, à préserver sa disponibilité devant les défis du moment et à couvrir son accès au mystère. La reconduction du masque initial - la psychose originelle en somme - transparaît sous des formes en mutation. Ces formes sont élaborées comme des masques en(-)jeux par des écrivains comme Michel de Ghelderode, Kateb Yacine, Mouloud Mammeri, Yasmina Khadra, Patrick Chamoiseau, Salvat Etchart, et de manière encore plus accentuée par les écrivains louisianais. On découvre aussi les jeux de masques, ces usages, exercices, stratégies, opérations de séduction et carnavals narcissiques, réinterprétés par une lignée d'auteurs où dominent les femmes : Colette, Paul Willems, Suzanne Lilar, Maria Van Rysselberghe, Amélie Nothomb, Réjean Ducharme, Madeline Monette, Gilbert Laroque, Daniel Maximin, Ananda Devi.
Isabelle Médélices observe, regarde, écoute, et décortique la vie dans ses multiples facettes : sa beauté, sa grandeur, sa douceur tout autant que sa noirceur, sa bassesse, sa férocité... Les thèmes abordés ici constituent des polarités nécessaires à la formation de l'équilibre entre l'ombre et la lumière.
Pour beaucoup, la Louisiane apparaît comme un continent perdu des Francophonies. La question est plus complexe. Elle mérite l'attention. Pourquoi Jean Arceneaux, Deborah Clifton et David Cheramie - trois poètes francophones louisianais - font-ils le choix de se représenter sous les traits du monstre ? L'étude comparée des recueils Cris sur le bayou, Suite du loup, A cette heure la louve et Lait à mère met en évidence l'existence d'un espace intertextuel, métaphorisé par les poètes eux-mêmes sous les traits du "pays des loups" . Les errances de leurs doubles poétiques dessinent de la sorte les fondations d'un nouveau mythe américain. L'esthétique du louvoiement et la prolifération d'une monstruosité formelle, tels sont les artéfacts poétiques mis en place par ces auteurs. Fidèles à une forme de pensée clandestine, leurs recueils donnent libre cours à une inversion des valeurs sociales, esthétiques et linguistiques, laissant le vide et le silence d'une condition d'aliéné devenir matériau d'une entreprise d'exploration mnésique à des fins de réhabilitation du soi. Une expérience rare, peut-être ultime, en tous les cas unique. Façon de reconquérir une langue française au potentiel performatif décuplé, faisant de l'Autre anglophone redouté le complice médusé d'un rituel poétique de déconstruction et d'auto-gestation. En quoi les Amériques n'ont pas fini de nous interpeller.
Cet ouvrage analyse le rôle de figures tutélaires dans l'émergence et la légitimation des littératures francophones : de Coster en Belgique, Ramuz en Suisse romande, Amrouche en Afrique du Nord, Senghor en Afrique subsaharienne, Césaire dans les Antilles, Miron au Québec. Il propose dans le même temps une lecture de l'héritage critique à travers les textes fondateurs qui ont marqué un tournant décisif dans l'histoire par les visions politiques et les interrogations qu'ils ont suscitées et par l'imaginaire qu'ils ont nourri ou développé. Comment cet héritage est-il aujourd'hui accueilli et conceptualisé ? Des critiques et des écrivains, notamment Marie-Claire Blais, Jacques Chessex, Hélène Doiron, Sylviane Dupuis, Eugène Ebodé Majid El Houssi, Nabile Farès, Jean Louvet, Daniel Maximin, Jean Métellus, Pierre Mertens, Tierno Monénembo, Clara Ness, Dominique Noguez, Leïla Sebbar, ont suggéré des lignes de force d'une histoire littéraire inédite dont les langues sont à la fois des enjeux et des médiums.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !