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Le gothique de la Renaissance. Edition français-anglais-italien-espagnol
Chatenet Monique ; De Jonge Krista ; Kavaler Ethan
PICARD
52,80 €
Épuisé
EAN :9782708408685
Qualifié de « tardif », le gothique du XVIe siècle est souvent considéré comme l'ultime survivance d'un Moyen Age attardé. Et pourtant, dans de nombreux centres de la culture européenne, ce sont des formules novatrices, riches et raffinées, élaborées par des artistes prestigieux et encouragées par des mécènes éminents qui naissent à la fin du XVe et au début du XVIe siècle. Ce gothique « nouveau », souvent désigné en son temps comme « moderne », devait connaître une fortune considérable en Europe jusqu'en 1550, plusieurs décennies après la première apparition des formes « à l'antique ». De nombreux monuments-clefs appartenant à cet art, comme les façades du transept de la cathédrale de Beauvais, la flèche septentrionale de la cathédrale d'Anvers, la chapelle du condestable à Burgos ou les voûtes spectaculaires de la salle de Wladislaw à Prague, ont été conçus après 1500. Vingt historiens de l'art venus de l'Europe du nord (Pays-Bas, Allemagne, Bohème) et du pourtour méditerranéen (Espagne, Italie, Dalmatie) se sont efforcés d'éclairer toutes les facettes de cette architecture trop longtemps dénigrée, que les historiens français du XIXe siècle avaient pourtant qualifiée de « flamboyante ».
Résumé : Parmi les châteaux français de la Renaissance, Chambord occupe une place à part. Initialement conçu par François Ier pour abriter les séjours de chasse de ses familiers, puis transformé par étapes en une immense résidence, Chambord est aussi une création d'avant-garde d'une étonnante audace. " Passionné d'architecture " au dire de ses contemporains, le roi avait décidé d'éblouir le monde par un chef-d'?uvre qui porterait au firmament son image de monarque éclairé et conférerait à son royaume le prestige artistique qui lui manquait encore. On peut dire qu'il y a parfaitement réussi. D'un point de vue plus strictement architectural, Chambord est une tentative passionnante de faire fusionner deux univers artistiques. Il est tout à la fois une sorte de château de Vincennes " revisité " et une ambitieuse adaptation à l'architecture civile du plan centré de Saint-Pierre de Rome. À la tradition médiévale, il emprunte son donjon et ses énormes tours circulaires, aux architectes italiens d'avant-garde - à Bramante, en particulier - son plan en croix grecque, tandis qu'au centre le très célèbre escalier développe sa double spirale. Mais Chambord, qu'un auteur vénitien du XVIe siècle compare au palais de la fée Morgane, est aussi profondément empreint du merveilleux médiéval. Depuis sa création, visiteurs et poètes n'ont cessé de vanter sa " magie ". Magie du site forestier et marécageux - le parc est également une création de François Ier qui cache au visiteur jusqu'au dernier moment la gigantesque masse de pierre et d'ardoises. Magie de l'escalier, invisible de l'extérieur, que l'on découvre seulement après avoir franchi la porte du donjon, au fond d'un long espace étrangement éclairé par une lumière venant d'on ne sait où. Magie des deux montées imbriquées l'une dans l'autre, que l'on peut gravir en se parlant, en s'apercevant, mais sans jamais se rencontrer. Magie enfin des terrasses sommitales, sorte de village suspendu aux toits démesurés dont la fantaisie débridée tranche avec la rigueur des parties basses. Comment a été conçue cette ?uvre magnifique et étrange dont le roi a inlassablement modifié les dispositions jusqu'à sa mort en 1547 ? Quelle a été la part de Léonard de Vinci, dont la grande ombre semble planer sur cette étourdissante composition ? Quelle a été celle du roi lui-même, de son " architecteur " Dominique de Cortone et des maîtres français qui ont interprété, repensé et traduit dans la pierre des suggestions venues d'ailleurs ? Comment les successeurs de François Ier ont-ils complété, restauré, négligé, transformé, mis en péril et sauvé l'édifice et son site ? Le propos de ce livre est de suivre au fil du temps les épisodes de cette longue histoire. Histoire d'une architecture, mais aussi histoire d'un lieu et des hommes qui s'y sont succédé au cours des siècles pour l'amener jusqu'à nous.
Elevé par le grand architecte et dessinateurJacques Androuet du Cerceau au rang des "plus excellents bâtiments de France", le château de Maulnes, l'une des créations les plus originales de la Renaissance européenne, courait inévitablement à la ruine totale quand il fut acquis en 1997 par le Conseil général de l'Yonne. Connu presque exclusivement par les gravures d'Androuet du Cerceau (1576), considéré comme un caprice plus que comme une ?uvre majeure, il a bien failli disparaître dans l'indifférence générale, en dépit de la curiosité passionnée qu'a toujours suscité son étrange plan pentagonal et la source jaillissant au c?ur du bâtiment. La décision prise par le Conseil général de l'Yonne d'accompagner la restauration d'un important travail de recherche pluridisciplinaire a permis en quatre ans d'aboutir à un livre rassemblant les approches des historiens, des archéologues et des historiens de l'art. De l'examen attentif des diverses richesses du sujet naît une vision entièrement renouvelée de ce château insolite, dont l'originalité est bien loin de se limiter à une figure géométrique. Maulnes se révèle ainsi un exemple unique d'hybridation de conceptions architecturales italiennes et d'un art de bâtir à la française, un témoin exceptionnel du raffinement et de la culture des grands seigneurs de la cour des Valois au temps des guerres de Religion.
Chambord témoigne des deux passions d'un tout jeune roi, François Ier : la chasse et l'architecture. Cet ouvrage, tout en retraçant les grandes étapes de la construction et de l'aménagement du château, est un véritable guide qui accompagne le visiteur pas à pas dans sa visite. De nombreux plans et illustrations en couleurs permettent de se repérer et de comprendre les clés de cette vaste construction, compromis savant entre le château fort français traditionnel et les principes novateurs élaborés par les architectes de la Renaissance italienne et que les rois de France venaient de découvrir au cours des récentes guerres d'Italie. Mais Chambord n'est pas qu'un château : l'immense domaine de plus de 5 000 hectares et délimité par un mur de 32 kilomètres abrite de nombreuses espèces qui en font l'une des plus prestigieuses réserves nationales de chasse et de faune sauvage. Ce guide permet aussi d'en découvrir tous les aspects.
Chatenet Monique ; Le Tallec Laure ; Salamagne Ala
Admirable demeure seigneuriale que le château de Châteaubriantâ! La forteresse des marches de Bretagne passe des Châteaubriant aux Dinan, aux Laval, aux Montmorency et aux Condé. Elle garde au fil des luttes d'indépendance féodale la marque de l'histoire de l'architecture militaire autant que de la demeure bretonne. Le domaine illustre ensuite, au gré d'un grand seigneur de la Renaissance, la diffusion aux confins de la Bretagne et de l'Anjou d'un art de vivre et de bâtir qui doit à la cour de France et au Val de Loire.
Arrivé au pouvoir en Brumaire 1799, Bonaparte se rendit vite compte que la seule solution aux querelles religieuses était un nouveau traité avec le pape. Après Marengo, il entama des négociations avec Rome, qui continuèrent jusqu'à la promulgation du Concordat en avril 1802. Ce nouveau livre traite de ces négociations, soulignant le rôle joué par l'abbé Grégoire et ses collègues constitutionnels. Se servant de nombreux documents inédits, trouvés aux Archives nationales et à la Bibliothèque de Port-Royal, Rodney Dean, docteur en Sorbonne et spécialiste de l'Eglise Constitutionnelle depuis plus de 20 ans, examine les idées religieuses, théologiques et politiques de ces ecclésiastiques révolutionnaires et gallicans et montre comment ils ont exercé une influence importante sur les négociations du Concordat et comment les évêques constitutionnels nommés à l'épiscopat concordataire se sont enfin réconciliés avec l'Eglise lors de la visite du pape à Paris en décembre 1804.
Enseignants et chercheurs en histoire médiévale ont en France une activité considérable et reconnue au plan international. En dehors des livres et des manuels qu'ils produisent, ils donnent une part importante des fruits de leurs recherches à des ouvrages collectifs, des périodiques et des encyclopédies. Il est donc nécessaire de procéder à un regroupement de leurs articles dispersés pour permettre à un large public de prendre connaissance de leurs résultats, de leurs hypothèses, et de leurs projets. La collection consacrée aux médiévistes français répond à cette préoccupation. Ici la personnalité du médiéviste dorme au livre toute sa cohérence. La Bible a été dans le haut Moyen Age le noyau de la création artistique, littéraire, intellectuelle. Or les historiens la négligeaient, la reléguant dans le champ de l'histoire ecclésiastique. Ce livre brasse les acquis récents et illustre deux thèses : la Bible il contribué aux fondations d'une communauté de culture en Europe ; aux mains des laïcs bien avant la Réforme du XVIe siècle, elle a été pour eux l'outil d'une conquête éthique et spirituelle. La Bible ainsi retrouve la place qui lui a trop longtemps été refusée.