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Chambord
Chatenet Monique
PATRIMOINE
30,00 €
Épuisé
EAN :9782858226603
Parmi les châteaux français de la Renaissance, Chambord occupe une place à part. Initialement conçu par François Ier pour abriter les séjours de chasse de ses familiers, puis transformé par étapes en une immense résidence, Chambord est aussi une création d'avant-garde d'une étonnante audace. " Passionné d'architecture " au dire de ses contemporains, le roi avait décidé d'éblouir le monde par un chef-d'?uvre qui porterait au firmament son image de monarque éclairé et conférerait à son royaume le prestige artistique qui lui manquait encore. On peut dire qu'il y a parfaitement réussi. D'un point de vue plus strictement architectural, Chambord est une tentative passionnante de faire fusionner deux univers artistiques. Il est tout à la fois une sorte de château de Vincennes " revisité " et une ambitieuse adaptation à l'architecture civile du plan centré de Saint-Pierre de Rome. À la tradition médiévale, il emprunte son donjon et ses énormes tours circulaires, aux architectes italiens d'avant-garde - à Bramante, en particulier - son plan en croix grecque, tandis qu'au centre le très célèbre escalier développe sa double spirale. Mais Chambord, qu'un auteur vénitien du XVIe siècle compare au palais de la fée Morgane, est aussi profondément empreint du merveilleux médiéval. Depuis sa création, visiteurs et poètes n'ont cessé de vanter sa " magie ". Magie du site forestier et marécageux - le parc est également une création de François Ier qui cache au visiteur jusqu'au dernier moment la gigantesque masse de pierre et d'ardoises. Magie de l'escalier, invisible de l'extérieur, que l'on découvre seulement après avoir franchi la porte du donjon, au fond d'un long espace étrangement éclairé par une lumière venant d'on ne sait où. Magie des deux montées imbriquées l'une dans l'autre, que l'on peut gravir en se parlant, en s'apercevant, mais sans jamais se rencontrer. Magie enfin des terrasses sommitales, sorte de village suspendu aux toits démesurés dont la fantaisie débridée tranche avec la rigueur des parties basses. Comment a été conçue cette ?uvre magnifique et étrange dont le roi a inlassablement modifié les dispositions jusqu'à sa mort en 1547 ? Quelle a été la part de Léonard de Vinci, dont la grande ombre semble planer sur cette étourdissante composition ? Quelle a été celle du roi lui-même, de son " architecteur " Dominique de Cortone et des maîtres français qui ont interprété, repensé et traduit dans la pierre des suggestions venues d'ailleurs ? Comment les successeurs de François Ier ont-ils complété, restauré, négligé, transformé, mis en péril et sauvé l'édifice et son site ? Le propos de ce livre est de suivre au fil du temps les épisodes de cette longue histoire. Histoire d'une architecture, mais aussi histoire d'un lieu et des hommes qui s'y sont succédé au cours des siècles pour l'amener jusqu'à nous.
Chambord témoigne des deux passions d'un tout jeune roi, François Ier : la chasse et l'architecture. Cet ouvrage, tout en retraçant les grandes étapes de la construction et de l'aménagement du château, est un véritable guide qui accompagne le visiteur pas à pas dans sa visite. De nombreux plans et illustrations en couleurs permettent de se repérer et de comprendre les clés de cette vaste construction, compromis savant entre le château fort français traditionnel et les principes novateurs élaborés par les architectes de la Renaissance italienne et que les rois de France venaient de découvrir au cours des récentes guerres d'Italie. Mais Chambord n'est pas qu'un château : l'immense domaine de plus de 5 000 hectares et délimité par un mur de 32 kilomètres abrite de nombreuses espèces qui en font l'une des plus prestigieuses réserves nationales de chasse et de faune sauvage. Ce guide permet aussi d'en découvrir tous les aspects.
Résumé : Partie constitutive de l'architecture tant savante que vernaculaire, le toit appartient aussi bien à la structure qu'à la silhouette d'un édifice. Lié à des problèmes techniques, il est aussi le lieu d'une démonstration formelle, d'un choix esthétique, ouvrant sur des questions décoratives, voire identitaires. La forme du comble en Europe à l'âge moderne a connu une grande variété : aux versants droits plus ou moins pentus et au toit en poivrière hérités du Moyen Age, se sont en effet ajoutés combles brisés, toits en dôme, en bulbe, en carène de navire ou à pentes inversées, cachés ou non derrière une balustrade ou un attique, et enfin la terrasse, plus fréquente qu'on ne le croit loin de la Méditerranée. Cette histoire des toits, dont le rapport de proportion avec les façades fournit de précieux éléments de lecture, permet de suivre les adaptations aux mutations de l'art de bâtir. Ils sont d'abord le produit d'une structure, la charpente, et de matériaux de couverture, qui interagissent avec elle tout en participant chromatiquement de la silhouette de l'édifice. Mais les toits sont aussi peuplés d'éléments décoratifs occupant la base, les pentes et le faîtage : tout ce "monde en l'air" mérite une attention propre, car il relève souvent du geste créateur. Certaines toitures ont même fini par acquérir une signification identitaire, comme le "Polish roof", le "toit à l'impériale " ou le "comble à la Mansart".
Préface de Jean Guillaume. Monographie monumentale : le château de Madrid, élevé par François 1er autour de 1520-1530, est resté jusqu'à sa destruction en 1792 un édifice prestigieux, monument signalé aux visiteurs de la capitale, à cause de son décor céramique comme une curiosité à ne pas manquer.
Au retour de sa captivité de Madrid en 1527, le roi François Ier abandonne le Val de Loire pour installer sa cour à Paris. Au coeur du bois de Boulogne est alors édifié un nouveau Chambord, plus extraordinaire peut-être, plus italien aussi, mais aujourd'hui méconnu : le château de Madrid. De récentes redécouvertes permettent de reconstituer en partie le décor de céramiques blanches, bleues, violettes et vertes créées par Girolamo della Robbia pour s'adapter à l'architecture de ce château, qui devient ainsi unique en son genre. Une patiente enquête menée par trois chercheurs a permis de croiser les aquarelles de l'architecte Victor Parmentier des années 1860, le témoignage d'un expert en céramiques du XVIIIe siècle et les céramiques conservées dans les réserves du musée Carnavalet et du musée de Sèvres. Il est désormais possible d'imaginer la façon dont était mis en oeuvre le décor de céramique émaillée. On suit également l'histoire de sa lente dégradation, puis la naissance au XIXe siècle d'un goût pour ces céramiques si singulières restées, pour certaines, à l'emplacement de l'ancien château, sur des terrains depuis intégrés à la ville de Neuilly-sur-Seine. Madrid est un jalon isolé mais incontournable de la couleur dans l'architecture française, au-delà des frontières entre Renaissance, classicisme et XIXe siècle.
Nouvelle édition du Guide des Maisons des Illustres , mis à jour avec 19 nouvelles maisons labelisées en 2020. 13 000 exemplaires vendus à ce jour... Le ministère de la Culture a créé en 2010 le label "Maisons des Illustres". Au total, 244 maisons sont labellisées. Toutes conservent et transmettent la mémoire de femmes et d'hommes qui les ont habitées et se sont illustrés dans l'histoire politique, sociale et culturelle de la France. Certaines sont des maisons-musées permettant d'entrer dans l'intimité de ces personnes illustres à travers des objets et un mobilier conservés dans leur cadre d'origine. D'autres sont des maisons-archives qui présentent et valorisent divers documents et témoignages. D'autres encore, des maisons-création où carte blanche a été donnée à un artiste pour une évocation esthétique. D'autres enfin perpétuent l'esprit de l'illustre personnage par l'accueil en résidence d'écrivains, de peintres ou de comédiens. Du domaine au studio, du château à l'appartement, la maison ou l'atelier, ces lieux authentiques sont encore trop rarement connus et visités. Ce guide est l'unique publication qui les rassemble. 244 idées de visites à travers la France entière et les départements d'outre-mer.
Monument commémoratif dédié au souvenir de Louis XVI et Marte-Antoinette, la Chapelle expiatoire a été édifiée entre 1815 et 1826, sur l'emplacement de l'ancien charnier révolutionnaire de la Madeleine, à l'endroit même où furent inhumés les souverains après leur exécution. Son créateur, Pierre François Léonard Fontaine, lauréat du grand prix de Rome en 1785 puis architecte de Napoléon réalisa ici une ?uvre complexe, qui, tout en reflétant les goûts décoratifs de son époque, est riche des emprunts au monde antique, à la tradition classique française, mais aussi à l'Italie du Moyen Age et de la Renaissance. Cette ?uvre subtile, longtemps déprisée pour des raisons politiques, est à redécouvrir comme une des réalisations les plus élégantes et sophistiquées du Paris du début du XIXe siècle.
L'histoire de l'édification aux XVIIIe et XIXe siècles du Palais-Bourbon , siège de l'Assemblée nationale, à travers les archives inédites de l'administrateur Georges Gatulle et la riche documentation iconographique de ce monument capital de la République. Haut lieu du pouvoir républicain en France depuis deux siècles, le Palais-Bourbon fut édifié à partir de 1722 pour la duchesse de Bourbon, fille légitimée de Louis XIV ; Il fut ensuite transformé de nombreuses fois jusqu'en 1870 lors de la proclamation de la Troisième République. Cet ouvrage retranscrit pour la première fois les notes manuscrites inédites de l'administrateur Georges Gatulle : il montre comment les archives parlent des aménagements du Palais, construit au coeur de l'aristocratique faubourg Saint-Germain, jusqu'aux salles de séance successives depuis la Révolution française. Voisin du Palais Bourbon, l'hôtel de Lassay est également abordé dans cet ouvrage. L'exceptionnelle documentation iconographique est complétée par un reportage contemporain. Ainsi, à travers les transformations architecturales des bâtiments, désormais au service de la représentation nationale, c'est toute l'histoire de France qui se raconte.
Qui était Viollet-le-Duc (1814-1879) ? Fut-il un passeur du modernisme ou un tenant de l'historicisme ? Au gré des successives réinterprétations du passé et des récentes découvertes, Françoise Bercé nous fait rencontrer l'homme dans sa complexité et nous révèle l'immense richesse de son oeuvre qui est loin de se limiter à l'architecture : Viollet-le-Duc est architecte engagé et moderne, mais aussi peintre, dessinateur, décorateur, écrivain, théoricien...