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L'empreneur et son double. Pragmatique du pouvoir et sociologie de l'emprise
Chateauraynaud Francis
CROQUANT
20,00 €
Épuisé
EAN :9782365124720
La notion d'emprise, de plus en plus utilisée dans lesaffaires publiques, désigne la prise de contrôle d'entités, personnes, groupes, organisations, sur d'autres entités, dont les capacités d'expression et d'actionsont littéralement paralysées. Dans cet ouvrage fondé sur des enquêtes et desanalyses particulièrement documentées, l'auteur, connu pour avoir créé à la findes années 1990 le concept de "lanceur d'alerte" , propose une nouvelleapproche des questions de pouvoir et de domination. En opérant un déplacementpar rapport aux interprétations psychologiques des phénomènes d'emprise qu'ilétudie dans leur grande diversité - des violences sexuelles aux sectes et auxmafias, du dopage au harcèlement managérial et aux méga-pouvoirs politiques -, ce livre développe un modèle sociologique original, centré sur les rapportsdialectiques entre la figure de l'empreneur et celle du désempreneur. L'emprisese constitue à partir de ressorts élémentaires, dont l'efficacité pratiquerepose sur l'exploitation des asymétries qui se forment au coeur des relationssociales : intimidation, justification, reconnaissance, endettement, demultiples ressorts sont finement décrits à partir des cas de figure extraitsd'un imposant corpus. Mais loin d'enfermer les acteurs dans des rapports dedomination irrévocables, l'ouvrage explore dans le même mouvement les formes devigilance critique et les techniques de défense disponibles. Chemin faisant, enallant jusqu'aux formes d'emprise liées au numérique, il réinterroge lesmodalités concrètes du lien social et les conditions d'une réciprocité desperspectives, au fondement de toute forme de vie démocratique. Le style deraisonnement et la logique d'enquête adoptés s'inspirent du pragmatisme, notamment celui de John Dewey, en l'orientant vers l'élucidation des dimensionsles plus sombres des expériences contemporaines, dont l'expression évoque plusque jamais les intrigues shakespeariennes. Face à la montée en puissance denouvelles formes d'autoritarisme, ce livre arrive à point nommé pour aider àcomprendre comment naissent et se déploient des emprises, saisies dans unentrelacs de processus complexes, aussi insoutenables qu'illisibles pour lesacteurs et dont il faut collectivement parvenir à se libérer.
Un enfant dans un verger au milieu d'un camp de concentration, un homme qui revient sur les traces sanglantes de son enfance, un chevalier envoûté par une femme sans âge, un homme débarquant sur une île mystérieuse... Tels sont les personnages troublants, uniques et si attachants de Georges-Olivier Châteaureynaud, dont la critique n'a cessé de saluer le talent (Prix Renaudot 1982) et qui, à travers ces quatre nouvelles fantastiques, nous livre sa version du monde, pour notre plus grand plaisir de lecteur.
Comment l'émergence de la chose commune - ce qui fait qu'il y a du commun en société - s'arme-t-elle et se nourrit-elle de la perception, plus ou moins répartie et reconnue, qu'une menace, qu'un risque nécessitent une attitude de précaution? Comment se modulent les différentes formes de la vigilance, établies en tant que telles et prises en charge par des institutions ou inscrites de manière plus "spontanée" dans les pratiques quotidiennes du quidam? Les enquêtes réunies dans cet ouvrage portent sur les manières de "faire attention", dans des domaines aussi diversifiés que la surveillance d'une autoroute, d'une rivière, d'un quartier, d'une algue, d'un lieu public, d'une population fragile, d'un atelier de travail... Réunies, elles pointent la question de la veille comme forme sociale de la bienveillance, interrogeant en son principe même l'opérativité du risque comme valeur de/au sein de la communauté.
Chateauraynaud Francis ; Dab William ; Guèye Lamin
Sciences Sociales et Santé - Volume 28 - n°3 - Septembre 2010 Le partage de l'hypersensible - Qualité de vie à Dakar - Santé communautaire en Afrique du Sud
Parmi les actes ouvertement tournés vers autrui, le cri d'alarme occupe une place privilégiée. En s'intéressant aux procédés par lesquels des " lanceurs d'alerte " s'efforcent de faire reconnaître un danger, cet ouvrage interroge nos catégories de l'action et de la décision. En effet, l'alerte prend forme sur fond de vigilance et de participation au cours des choses. Elle naît de l'attention aux signes précurseurs et convoque des expériences marquantes, des précédents, qu'elle relie à un avenir proche ou lointain, en faisant de l'acte présent une épreuve de réversibilité, une source possible de prise sur le futur. Trois dossiers, développés ici de manière détaillée, illustrent cette problématique de l'alerte : le dossier de l'amiante, marqué par une " période muette " de près de quinze ans, cruellement exemplaire d'une perte de prise collective, celui de la radioactivité qui n'a pas fini de défrayer la chronique avec la gestion des déchets nucléaires, et, enfin, celui des maladies à prions dont le rebondissement spectaculaire, avec la " crise de la vache folle ", témoigne de l'invention de nouvelles formes de vigilance face aux risques d'un monde en réseaux.
Que se passe-t-il en Algérie depuis une année ? De quelle nature est le mouvement populaire (Hirak) qui a surgi le 22 février 2019 ? Quelles sont les contradictions qui le traversent ? Quelles sont les raisons immédiates qui ont causé son apparition et quelles en sont les origines profondes ? Qu'a-t-il obtenu et que lui reste-t-il a conquérir ? Quels effets a-t-il produits sur le pouvoir et la société ? Comment a évolué le rapport de force entre les protagonistes ? Quels sont les principaux enjeux politiques actuels ? Le régime libéral autoritaire qui a imposé Abdelmadjid Tebboune à la tête du pays veut-il et peut-il se contenter de ravaler sa façade démocratique ? Le Hirak peut-il lui imposer une transition démocratique ? Celle-ci passera-t-elle par l'élection d'une Assemblée constituante ? Le combat du Hirak ménera-t-il a une démocratie parlementaire ultralibérale insérée en position dominée dans la globalisation capitaliste mondiale et dans l'ordre impérialiste régional ? Ou à une démocratie souveraine, non alignée, populaire et sociale ? Telles sont les questions que cet ouvrage tente d'éclairer dans le but assumé de contribuer à résoudre cette crise politique au profit des classes populaires.
Du passé, je ne veux pas faire table rase. le souhaite au contraire, crûment, vous le dévoiler. Dans ces moments d'évanouissement de pans entiers de notre histoire, à l'époque d'un présent déifié débarrassé de toute mise en perspective, à l'ère de l'anachronisme triomphant, au moment où l'information et la transmission sont noyées, emportées par le tsunami du "presque rien" dont parlait Bourdieu, je veux vous mener, avec mon regard, en des terres souvent méconnues, ignorées ou oubliées et je souhaite les ressusciter. Là, dans ces années de guerre et d'Occupation se tissèrent les mondes d'aujourd'hui. En tant que journaliste et acteur militant de ces combats d'hier qui impriment leur marque sur notre univers d'aujourd'hui, je veux vous parler de moi. Non par vanité, mais comme une incitation, par le biais de ces chroniques de continents disparus, à humer des parfums oubliés, à percevoir des ambiances surprenantes, enthousiastes ou angoissantes, à participer à des combats victorieux ou étouffés. le veux aider à comprendre ce nouveau monde et les raisons de son advenue. Et je veux répondre à cette question reprise par des millions de voix : pourquoi être ou avoir été communiste ?
La catastrophe climatique a commencé. Ce désastre annoncé s'accompagne aujourd'hui d'un véritable effondrement politique de notre monde. Tout concourt à la course à l'abîme de l'Humanité : la folie aveugle des pouvoirs et de la finance, l'institutionnalisation de la corruption, l'explosion des inégalités et l'extrême brutalité des relations sociales, la désagrégation des Etats dans l'extension de la guerre et la destruction de la planète. La logique prédatrice d'un capitalisme financier et numérisé emporte les Etats eux-mêmes. Les espoirs révolutionnaires du siècle dernier ont fait naufrage. La démocratie représentative est à la dérive. Grande est alors la tentation du sauve-qui-peut généralisé, qu'il soit individuel ou collectif, du populisme et de l'apartheid climatique. Chacun sait qu'il y a urgence. Nous n'avons plus le temps. d'attendre des décisions qu'aucun gouvernement ne prendra, plus le temps de construire patiemment des stratégies électorales sur des échéances pluriannuelles. L'enjeu d'aujourd'hui n'est pas de sauver coûte que coûte la démocratie représentative mais de faire face ensemble, en commun, à l'apocalypse qui vient. Cette urgence vitale est le moteur des soulèvements contemporains : en 2019 en France avec les Gilets Jaunes, au Chili, en Irak, au Liban, à Hong Kong, en Algérie, en Iran, en Equateur, au Pérou.... Une autre fin du Monde est peut-être possible, celle d'une intervention directe des peuples dans les affaires du Monde et d'une démocratie radicale à la hauteur des défis de l'époque que nous vivons.
Le procès des sciences humaines et sociales (SIS) semble avoir été rouvert à l'occasion des attentats du 13 novembre 2015 à Paris, quand plusieurs déclarations publiques ont dénoncé La "culture de l'excuse" qui serait implicite aux tentatives d'explication ou de compréhension du djihadisme portées par ces disciplines. Quelles sont les distinctions à opérer entre comprendre, expliquer, justifier et excuser ? Les causes dissolvent-elles les raisons ? La compréhension exclut-elle le jugement moral ou politique ? faut-il ou non considérer que les explications apportées par les sciences sociales peuvent, à l'image des savoirs psychiatriques, constituer des "circonstances atténuantes" dont les juges, et la société plus largement, auraient à tenir compte ? Comment situer cette condamnation de la "culture de l'excuse" dans l'histoire plus longue des usages politiques des théories des sciences humaines et sociales ? Et plus Largement, dans quelle mesure les sciences humaines et sociales peuvent-elles ou doivent-elles aider à comprendre "l'incompréhensible" ? Telles sont les questions posées par cet ouvrage à partir d'exemples passés et contemporains— La collaboration de scientifiques sous l'occupation nazie, les violences physiques collectives, La radicalisation ou la folie.