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Professeurs des écoles débutants en ZEP. Quelles pratiques ? Quelle formation ?
Charles-Pézard Monique ; Butlen Denis ; Masselot P
PENSEE SAUVAGE
26,00 €
Épuisé
EAN :9782859192785
Comment accroître les marges de manoeuvre des enseignants débutants, "élargir le champ des possibles" dans le cadre de leurs pratiques dans le but d'améliorer les apprentissages des élèves maïs aussi les conditions d'exercice au quotidien du métier? Notre recherche, fondée sur l'élaboration, l'expérimentation et l'évaluation d'une ingénierie de formation, met en évidence plusieurs grandes questions de la profession: installer la paix scolaire, exercer une vigilance didactique, dépasser la tension entre dévolution et institutionnalisation. Les modes de réponses apportés constituent des dimensions de l'activité du professeur des écoles. L'étude s'appuie sur de nombreuses observations de classes d'enseignants nouvellement nommées en ZEP et débouche sur des questions de formation. Plus généralement, les difficultés rencontrées par les débutants nous incitent en tant que formateurs et chercheurs à mieux cerner les différents types de savoirs de formation. Une réflexion sur ce que l'on pourrait qualifier de "didactique professionnelle" des enseignants du premier degré impose notamment l'explicitation d'une double transposition des résultats de recherche en didactique des mathématiques d'abord des chercheurs vers les formateurs, puis des formateurs vers les enseignants. Le thème de ce livre se situe dans la continuité de nos recherches en didactique des mathématiques, prolongeant la réflexion exposée dans le livre publié à La Pensée sauvage "Dur pour les élèves, Dur pour les enseignants, Dur d'enseigner en ZEP", M-L Peltier (Éditions) 2004. Nous avions mis en évidence que la prise en compte plus ou moins consciente par les professeurs des écoles de l'origine sociale de leurs élèves se traduisait par des adaptations de leur enseignement visant à motiver ces derniers et à les réconcilier avec les mathématiques. Elles s'accompagnaient souvent d'une simplification excessive des situations proposées, associée à une baisse des exigences ainsi qu'à une individualisation très importante des apprentissages. Ces constats nous ont conduits à poser la question de la formation et de l'évolution des pratiques des enseignants, notamment en ZEP ainsi que celle de leur enrichissement.
Ce livre est né des rencontres qui ont parsemé, nourri, vivifié ma vie. Telles celles du professeur Paul Ricœur (à qui je l'ai dédié), de l'archiprêtre de la cathédrale de Strasbourg : Pierre Bockel, compagnon de résistance, puis ami proche d'André Malraux dont il évoque ici la spiritualité profonde ; du professeur psychiatre Lucien Israël qui m'a rendue à la vie fervente ; des philosophes qui ont guidé mes chemins de vie ; et de tant de témoignages d'êtres de lumière : Marie de Hennezel, le prêtre Léon Burdin, des Psys, entre autres... qui nous parlent de la vie " jusqu'au bout " des malades incurables en soins palliatifs, ce qui nous confronte à la question redoutable, humainement et spirituellement parlant, de l'euthanasie. Ces rencontres, ces lectures ont inscrit en moi des paroles vives qui m'ont tenue bien en vie dans ma vie malgré les désarrois moraux et sentimentaux, et un accident de santé qui a mis mon existence en péril. C'est pourquoi j'ai à cœur de les re-donner à mon tour. Puissent-elles aider aussi les personnes qui subissent douleurs, angoisses mortelles, à ne pas tomber dans la déréliction ! Ce livre s'appelle : Dieu es-tu là ?, tant il est vrai qu'au cours des afflictions de notre vie une question finit toujours par s'insinuer et insister en nous Que vaut notre vie s'il n'y a ni âme ni Dieu ? M.C.
Résumé : En 1871, l'Allemagne a annexé l'Alsace-Lorraine. Mais si elle l'a conquis " matériellement ", elle n'a pas pour autant réussi à conquérir le coeur de nombreux Alsaciens-Lorrains. En décembre 1917, Charles, Alsacien-Lorrain de 19 ans, est incorporé malgré lui, comme 380.000 autres, qui porteront l'uniforme vert-de-gris de l'armée Allemande. A partir de ses carnets de guerre, Charles décrit sa participation aux grandes batailles de 1918, qui le conduiront, jusqu'à la bataille de bois Belleau, " dans la gueule du loup " à 80 kilomètres de Paris, où les alliés reprendront l'offensive et pourchasseront les troupes allemandes jusqu'à la victoire finale. Charles livre également ses sentiments les plus intimes pour une jeune Française rencontrée pendant cette période, sur les lignes arrières du front, dans la ville de Laon. Cent ans après la fin de la Grande guerre, ses petits-enfants ont voulu achever en sa mémoire son ouvrage. Ce livre n'est pas une fiction, tous les faits décrits ont bien existé.
Si Locke l'emporte sur Descartes dans la pensée des Lumières, plusieurs problèmes surgis au sein du cartésianisme agitent encore le siècle. Ainsi de la question "égoïste" (la question du solipsisme). La présente étude examine comment fut reçu l'immatérialisme berkeleyen, très vite converti par les jésuites en un pur scepticisme. Pourquoi Berkeley fut-il perçu comme la figure de proue du solipsisme? Quels furent ses adversaires? C'est alors une autre image qui se dégage du XVIIIe siècle: celle d'un scepticisme inquiet plutôt que d'un rationalisme triomphant Biographie de l'auteur Docteur en philosophie, responsable du GIRPEM (Groupe de recherche inter-universitaire sur la pensée moderne), Sébastien Charles est professeur de philosophie à l'Université de Sherbrooke, au Québec. Il a consacré de nombreux articles en plusieurs langues à la pensée moderne et à la pensée française contemporaine
Le tabou attribue à une personne, un objet ou un mot un caractère à la fois interdit et sacré. Mais lorsqu'il est fonctionnel, le tabou inscrit dans l'univers du sujet qui s'y soumet une discrimination logique qui prend sa source dans des sensations physiques. Un juif pieux vomira à l'idée qu'il a pu ingérer de la viande de porc, une femme baoulé enceinte avortera en mangeant du fruit proscrit, un homme bété développera un véritable syndrome d'influence pour avoir eu des jeux sexuels avec sa cousine parallèle. Mais après cette expérience, ils se penseront davantage juif pieux, baoulé ou bété. Cliniquement, l'imposition du tabou est donc une opération complexe qui transforme des catégories culturelles en représentations psychiques par l'intermédiaire de sensations corporelles. On comprend donc aisément que les thérapies traditionnelles, dans des situations de grands désordres psychologiques utilisent de telles prescriptions. Ainsi, les shamans apaches guérissent-ils les maladies des tics, dont nous savons qu'elles sont notoirement réfractaires à toute psychothérapie, par la mise en place de systèmes individuels de tabous alors que les cheiks musulmans du Maghreb ont plutôt tendance à faire appel aux tabous religieux. De même, un patient gravement perturbé, mélancolique ou schizophrène, pourra-t-il créer un univers à la logique singulière par une organisation obsessionnelle du monde structurée autour de tabous privés. Quoi qu'il en soit, on attend toujours du tabou qu'il réinstaure de tordre là où régnait le désordre du fait de la maladie, de l'acculturation ou de la déstructuration du groupe social. Nous invitons les cliniciens et les chercheurs à approfondir la notion de tabou injustement négligée, à explorer le fonctionnement de thérapies organisées selon la logique du tabou et à s'interroger sur la place qu'il occupe, parfois à notre insu, dans nos psychothérapies.
La démarche clinique, analyse approfondie de situations particulières, devient une méthode d'investigation privilégiée dans tous les domaines de la recherche. Telles un travelling, les méthodes d'observation sont obligées de se modifier pour saisir l'objet en mouvance. Là-bas, les cliniciens de toutes cultures formés dans nos universités se trouvent nécessairement amenés à aménager leurs techniques pour répondre aux transformations des hommes surpris dans les modifications de leur environnement. Là-bas encore, les anthropologues de toutes cultures, s'intéressant de plus en plus aux systèmes dynamiques de représentation de la maladie, s'engagent volens nolens dans des relations de type clinique. Ici enfin, les cliniciens de toutes cultures rencontrant un grand chef soninké du Mali provisoirement éboueur à la ville de Paris, se trouvent expulsés de lests certitudes et subrepticement amenés à réfléchir sur le métissage des techniques.
De simple militant, j'ai bien vite été élu chef de cellule, puis chef de groupe, puis chef de la kasma de notre région. Je ne faisais pratiquement que militer dans le Parti. Au grand désespoir de ma grand-mère qui ne comprenait pas que je ne sois pas comme les autres militants du village. Un jour elle s'en plaignit auprès d'un ami, Yantren Chabane : - Pourquoi vous ne l'aidez pas un peu? Ali est tout le temps pris par le Parti, alors que vous vous occupez bien des travaux de vos champs ! - Mais Yemma Hadjila, il travaille pour son pays ! lui répondit Yantren. - Je ne comprends pas comment on peut travailler pour son pays et abandonner ses propres terres ! lui dit elle alors. En kabyle, la terre et le pays porte le même nom : Tamurt. Logiquement, je devais commencer par m'occuper de nos propres parcelles plutôt que du pays tout entier ! "
Les mouvements de populations sont de tous les lieux et de tous les temps. Cependant, depuis la dernière guerre, la situation géopolitique a considérablement amplifié les phénomènes d'extermination, de déplacement ou d'acculturation violente de peuples entiers. L'exil est évidemment une perte et l'on ne sait pas ce que l'on a perdu : certes des personnes, des objets, des lieux, des odeurs, des couleurs mais surtout la grammaire pour nommer cette perte. Comme une langue, cette grammaire a besoin de s'étayer quotidiennement sur l'environnement. Privée de son support réel, le système s'étiole peu à peu, s'appauvrit, se rétracte, se rigidifie conduisant le sujet quelquefois trente ans après le départ à des pathologies spécifiques : névroses traumatiques, psychoses puerpérales, bouffées délirantes, etc. Pris dans une tentative permanente de déni de la modification de l'environnement culturel, les migrants qui réussissent à éviter la pathologie construisent des personnalités souvent riches mais clivées. Quelquefois, pour certains, les breaks psychotiques ne surviennent qu'à la génération suivante. L'exploitation de cette clinique spécifique nous conduit à envisager de manière nouvelle la fine homéostasie réglant les rapports de l'espace interne (psychique) et de l'espace externe (culturel). Ce numéro, issu de la clinique, invite à un questionnement nouveau de la métapsychologie psychanalytique.