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Mémoires en exil
Champion Jeanne
FAYARD
33,66 €
Épuisé
EAN :9782213023298
Je crois bien avoir souvent entendu prononcer le mot exil, mais sans lui prêter réelle attention. Certes, la sonorité de ces quatre lettres ajustées à la perfection me plaisait, mais de loin. Il me semblait qu'au-delà de son écho évocatoire, ce mot cachait un danger. Et puis, il y avait en moi cette idée largement exploitée dans le monde des lettres où l'écrivain ne se situe bien qu'au croisement des grandes solitudes : l'exil est inscrit en chacun de nous. Sujet banal, donc, et rabâché. Je répugnais à aller au-delà lorsqu'un jour... ". Bouleversée par ce premier contact direct avec l'exil, Jeanne Champion a enquêté. Et ils sont là, devant nous, vingt hommes et femmes venus tant bien que mal d'Afrique ou d'Asie, d'Amérique Latine ou d'Europe de l'Est, trouver refuge (provisoire ? ) en France. Ils sont là, qui nous racontent. L'Iranien qui pendant un mois a été rejeté d'aéroport en aéroport, l'Afghan qui est venu à Paris à pied. Vingt romans vrais de notre monde d'aujourd'hui que l'on se plaît à croire en paix : des barbaries et des tortures d'un autre âge, des fuites rocambolesques, des solidarités aussi, des éclats de rire, des renaissances. Sans renier un instant sa nature de romancière et de biographe, Jeanne Champion nous livre ici le plus fascinant des reportages. Qui, mieux qu'un écrivain, sait tendre l'oreille et parler la voix des autres ? Jeanne Champion, écrivain et peintre, a publié une douzaine d'ouvrages (Les Gisants, L'Amour capital, Les Frères Montaurian, Le Bunker...), et notamment aux Presses de la Renaissance deux biographies romanesques, Suzanne Valadon (Bourse Goncourt de la Biographie 1984), et La Hurlevent.
Au lendemain de la défaite d'Azincourt, Charles d'Orléans, prisonnier des Anglais, est enfermé dans la Tour de Londres. Il ignore qu'il va y séjourner pendant vingt-cinq ans. Et le lancinant compte à rebours vers une libération in extremis qu'il devra à son demi-frère, le très loyal Bâtard d'Orléans, s'égrène au fil d'une épreuve morale sans nom. Hanté par la vision omniprésente de ses soldats qui agonisent dans la boue d'Azincourt, le prince lutte contre la folie en écrivant, jour et nuit, ces rondeaux, ballades et... Lire la suite chansons, d'une douceur ineffable, qui entreront dans la postérité. Mais sans parvenir, hélas, à le délivrer des pires moments de violence politique qu'il se remémore, alors que la guerre entre Armagnacs et Bourguignons a fait de Louis d'Orléans, son père bien-aimé, la victime expiatoire. Avec son intensité coutumière, Jeanne Champion nous conduit au coeur d'une méditation extrême sur la puissance et le remords.
Tandis que Jean-Agnès, le dernier des Montaurian, enquête pour savoir comme sa grand-mère Clémence est morte, folle dit-on, à l'asile de la Roche-Amère, alors qu'il n'était encore qu'un tout jeune enfant, c'est toute sa famille qui peu à peu surgit de ce livre. Les Montaurian ne sont pas des gens de tout repos et chaque génération apporte son lot de personnages marqués par la malédiction et l'histoire, d'Honorine épouse d'Eléazar, les ancêtres et parents de trois fils, dont deux mourront, à la guerre de 14, des "Frères Montaurian", leurs petits-fils, Martial le dandy et Thomas le rebelle qui sera le père de Jean-Agnès, à la terrible tante Olga, soeur de Clémence, enfin du grand-père Alphonse, âme de famille, étrange et attachant personnage brisé par la guerre et la mort de ses frères ; avec autour d'eux les villageois, tel un choeur de tragédie, présent aux grandes occasions, à l'église comme au cimetière, témoins silencieux ou moqueurs de la fatalité. Dispersé dans le temps, un siècle, en quelques scènes d'une force exceptionnelle, morceaux de bravoure ou portraits incisifs, attendris, féroces parfois, la saga des Montaurian prend forme et s'impose magistralement. Avec une puissance d'évocation dont les images et le style font songer à Courbet souvent aussi bien qu'à Bernanos, l'auteur des "Gisants" réussit à peindre ici un milieu paysan où le réel - pour ne pas dire le vécu - semble transposé par l'imagination d'une visionnaire.
Résumé : Elle se roulait libre d'aimer et de peindre en un temps où seuls les hommes pouvaient prétendre à mener une rie de bohême. Qui était donc cette Suzanne Valadon, qui, au début du siècle, brave préjugés et interdits par amour de son art Au-delà de tout scandale, sa vérité à elle tenait en un seul mot : la peinture. De ce désir de vivre pleinement et sans entrave naquit en effet - et quel qu'en fût le prix à paver pour elle et ses proches - une oeuvre puissante et singulière trop méconnue aujourd'hui. Pourtant, il n'est pas de livre sur le Montmartre de la Belle Époque qui ne parle de " Suzanne la folle " de la " mauvaise mère " d'Utrillo le maudit. Les biographes de Toulouse-Lautrec ou d'Erik Satie évoquent la maîtresse du peintre ou du musicien. Mais, à ce jour, en dehors de quelques monographies, aucun ouvrage ne lui était entièrement consacré Suzanne Valadon n'existait qu'à travers les hommes de sa vie. La présente biographie romanesque vient réparer cet étrange oubli.
C'est un jour de septembre 1956, dans un immeuble situé aux environs de la place Maubert, que Mme Limoges, la concierge, assistée de sa fille Etiennette, a découvert le corps de Martial Montaurian, inspecteur de la Mondaine, inexplicablement décédé dans sa petite chambre du sixième étage. Autour de cette mort mystérieuse, le roman de Jeanne Champion va s'organiser comme un captivant écheveau de monologues, de confidences, de souvenirs, qui permettra de reconstituer peu à peu l'univers de Martial. De ces pages fortes, foisonnantes, portées par un souffle et une imagination d'une exceptionnelle densité surgissent Thomas Montaurian, le frère du mort, connu dans la police comme "le Bogart de la Criminelle", l'imposante Armande et Roger Le Quellec, son époux, l'énigmatique Klaus Handke, et le boxeur Ange Arménie, dont le combat en six rounds contre le Noir Joe King Black inscrit tout au long du livre le contrepoint de son angoissant suspense. Mêlant avec une diabolique sûreté le présent au passé, l'inconscient et le familier, l'humour et la tragédie, Jeanne Champion réussit à créer une atmosphère d'une intensité visionnaire, magistralement soutenue par les grands thèmes de l'amour et de l'abandon. La romancière franchit à l'évidence un pas de plus dans l'approfondissement de son talent, où la fougue de comprendre se communique à l'écriture, en un superbe frémissement qui est à la fois son style, sa musique et sa voix.
Carnages. Des millions de morts dont le décompte pourrait avoisiner celui des victimes de toutes les guerres depuis 1945. Qui en parle? Qui s?intéresse à ces « carnages incompréhensibles »? Rwanda, Kivu, Sud-Soudan, Somalie, Darfour? Invoquer la folie des hommes ne fournit aucune clé d?interprétation; et l?on ne peut pas se contenter de regarder l?Afrique sous le seul angle des Droits de l?homme ou de la Françafrique.Étonnamment, ces conflits majeurs n?ont jamais été appréhendés dans leur globalité. Qui ont été les soutiens, voire les promoteurs de toutes ces guerres? Quels intérêts ont-elles servis? À contre-courant de tout ce qui s?écrit sur l?Afrique, Pierre Péan expose les logiques stratégiques qui visent à remodeler l?Afrique, et dont les « dégâts collatéraux » ont été d?une ampleur inédite et tragique.Il nous révèle ainsi les dessous du Grand Jeu africain des puissances occidentales et les affrontements feutrés entre elles. Après la chute du mur de Berlin, les États-Unis, aidés notamment de la Grande-Bretagne et d?Israël, ont décidé d?étendre leurs aires d?influence sur le continent africain, en réduisant notamment le pré carré français. L?instauration du nouvel ordre mondial y a été d?autant plus profonde que l?Afrique est devenue un des principaux terrains du « choc des civilisations » qui a installé, avant le 11-Septembre, l?Est africain dans l?espace conflictuel du Proche-Orient. Les regards braqués sur le Grand Moyen-Orient n?ont pas vu que le Soudan était devenu pour Israël et pour les États-Unis un pays potentiellement aussi dangereux que l?Iran: il fallait donc « contenir » et diviser le plus grand pays d?Afrique.Les États-Unis, le Royaume-Uni, Israël, la France, le Canada, la Belgique et plus récemment la Chine ont été les belligérants fantômes de ce conflit. Il est temps que l?on tire au clair les responsabilités des uns et des autres. Pierre Péan est écrivain et enquêteur. On lui doit notamment Une jeunesse française: François Mitterrand (Fayard, 1994), La Face cachée du Monde (avec Philippe Cohen, Mille et une nuits, 2003); Noires fureurs, blancs menteurs (Mille et une nuits, 2005), Le Monde selon K (Fayard, 2009).
Résumé : Il est grand temps de ne plus opposer les traitements conventionnels aux traitements à base de plantes, mais trouver la bonne harmonie entre les deux. Faire confiance au pouvoir thérapeutique de la nature vous permet de réduire l'option médicaments, dont les limites sont reconnues aujourd'hui. Si nos ancêtres, du paléo au XIXe siècle, choisissaient les plantes à partir d'un savoir empirique, les dernières analyses scientifiques ouvrent de nouvelles perspectives fascinantes pour soigner vos troubles ou vos maladies. Véritable guide pratique de la décroissance médicamenteuse, ce livre vous donne toutes les clés pour utiliser les plantes de manière rationnelle pour vous soigner et vous nourrir.
En 2014, la victoire électorale des nationalistes hindous, remportée en grande part grâce au populisme de leur leader, Narendra Modi, a fait basculer l'Inde dans la démocratie ethnique. Les tenants du sécularisme, des militants politiques aux universitaires en passant par les organisations non gouvernementales, ont été mis au pas. Cibles traditionnelles des nationalistes hindous, les membres des minorités religieuses - les chrétiens et les musulmans en particulier - ont été relégués au rang de citoyens de seconde zone. Non seulement leur mise à l'écart au sein des institutions indiennes - y compris les assemblées élues - est sans précédent, mais ils sont victimes de violences et d'une police culturelle visant tant leurs pratiques religieuses que leurs activités économiques. Cette transformation de la scène politique indienne s'explique par le pouvoir que le mouvement nationaliste hindou, fondé dans les années 1920, a acquis au fil du temps - au plan électoral comme sur le terrain, à travers l'infiltration systématique de l'appareil d'Etat et un dense réseau de militants actifs sur les réseaux sociaux. En retraçant la montée en puissance de Narendra Modi dans son Etat du Gujarat dès les années 2000, puis à l'échelle du pays, Christophe Jaffrelot livre une analyse saisissante de l'essor du national-populisme au sein de la plus grande démocratie du monde.
La Hatha-yoga Pradîpikâ, ou « petite lampe du Hatha-yoga », est l'un des plus complets traités consacrés à cette science millénaire qui nous soit parvenu. Il est attribué à un célèbre yogin du Xe siècle qui l'aurait popularisé sur tout le continent indien. Selon la tradition hindoue, celui qui le pratique parvient par une méthode pratique et violente (hatha = force) à la libération spirituelle recherchée par toutes les voies indiennes. Cette discipline repose sur le principe, reconnu depuis l'antiquité védique, de la correspondance de l'univers et du corps. Elle comporte un certain nombre de techniques, dont les fameuses « postures » (âsana), le « rassemblement des souffles » (pranayana) et les sceaux (mudrâ) qui permettent d'apprendre à maîtriser les énergies du corps et de l'esprit. La traduction de ce traité est précédée d'une étude de Tara Michaël qui montre l'importance des différentes formes de yoga dans les traditions shivaïte et tantrique. Elle est accompagnée d'une traduction du commentaire sanskrit qui l'explicite, « Clair de lune » par Brahmânanda.