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Le prince de la mélancolie
Champion Jeanne
PG DE ROUX
18,50 €
Épuisé
EAN :9782363710031
Au lendemain de la défaite d'Azincourt, Charles d'Orléans, prisonnier des Anglais, est enfermé dans la Tour de Londres. Il ignore qu'il va y séjourner pendant vingt-cinq ans. Et le lancinant compte à rebours vers une libération in extremis qu'il devra à son demi-frère, le très loyal Bâtard d'Orléans, s'égrène au fil d'une épreuve morale sans nom. Hanté par la vision omniprésente de ses soldats qui agonisent dans la boue d'Azincourt, le prince lutte contre la folie en écrivant, jour et nuit, ces rondeaux, ballades et... Lire la suite chansons, d'une douceur ineffable, qui entreront dans la postérité. Mais sans parvenir, hélas, à le délivrer des pires moments de violence politique qu'il se remémore, alors que la guerre entre Armagnacs et Bourguignons a fait de Louis d'Orléans, son père bien-aimé, la victime expiatoire. Avec son intensité coutumière, Jeanne Champion nous conduit au coeur d'une méditation extrême sur la puissance et le remords.
Résumé : Elle se roulait libre d'aimer et de peindre en un temps où seuls les hommes pouvaient prétendre à mener une rie de bohême. Qui était donc cette Suzanne Valadon, qui, au début du siècle, brave préjugés et interdits par amour de son art Au-delà de tout scandale, sa vérité à elle tenait en un seul mot : la peinture. De ce désir de vivre pleinement et sans entrave naquit en effet - et quel qu'en fût le prix à paver pour elle et ses proches - une oeuvre puissante et singulière trop méconnue aujourd'hui. Pourtant, il n'est pas de livre sur le Montmartre de la Belle Époque qui ne parle de " Suzanne la folle " de la " mauvaise mère " d'Utrillo le maudit. Les biographes de Toulouse-Lautrec ou d'Erik Satie évoquent la maîtresse du peintre ou du musicien. Mais, à ce jour, en dehors de quelques monographies, aucun ouvrage ne lui était entièrement consacré Suzanne Valadon n'existait qu'à travers les hommes de sa vie. La présente biographie romanesque vient réparer cet étrange oubli.
Avec ce personnage dont j'ignorais la présence insistante dans ma mémoire, avec cet Ivan Vassilievitch, l'orphelin, surnommé plus tard" le Terrible ", j'ai affronté l'épouvante de l'esprit persécuté par le bien et le mal, l'équivoque des situations qu'induit un entourage prêt à la trahison et au meurtre, l'implacable paranoïa de ceux dont on a défiguré l'âme dès la naissance." Le récit de Jeanne Champion, s'inspirant du chef-d'oeuvre d'Eisenstein consacré au même Ivan, fait alterner des dizaines de voix, celle d'Ivan, mais aussi celles d'espions, de biographes, de boyards, d'anonymes, et celles des proches: la tsarine, le tsarévitch. Ce montage de dialogues déchirants, de monologues hallucinés, de confessions mêlées de correspondances fait de ce roman bien autre chose qu'un roman historique, plutôt une formidable exploration des abysses de l'Histoire. Biographie de l'auteur Peintre, biographe et romancière, Jeanne Champion a publié de nombreux romans, elle est l'auteur de Lambeaux de mémoire (premier volume de son autobiographie, Plon 2001), et de Mémoires en exil (Fayard 1989) où elle donne la parole aux émigrés et déracinés. Dans J'hallucine (Mille et une nuits, 2002), elle répond au désarroi et à la violence des adolescents du Val-Fourré. Sa biographie de Suzanne Valadon, rééditée par les Éditions Fayard en 2003, a reçu le prix Goncourt de la biographie.
Philippe, brillant conseiller politique, est de permanence, cette nuit-là, à l'Elysée. Le standardiste du Palais, un ancien du GIGN, se charge de filtrer les appels importuns. Détournement d'avion, panique boursière en Asie du Sud-Est, prise d'otages à la mairie de Nanterre, frasques nocturnes de personnalités en perdition, etc. aucune situation de crise ne semble résister au savoir-faire de Philippe, modèle de sang-froid et d'habileté. Gérer une liste improbable d'événements sans avoir à réveiller le Président fait partie de sa routine. Mais quand le téléphone sonne à cette minute précise, il est loin de se douter que c'est son propre passé, hanté par la mort et les occasions manquées, qu'il va devoir affronter. Une femme en pleurs est à l'autre bout du fil. Elle est une amie proche du Président. Pas une maîtresse mais une amie. Elle lui doit la vie et s'apprête à la lui rendre. Philippe, bouleversé, poussé dans ses derniers retranchements, écoute cette inconnue, Marie, évoquer son suicide. La carapace de cet homme, rendu cynique et froid à force de servir le pouvoir, cède d'un coup au souvenir d'autres vies brisées, celles des fidèles amis qu'il n'a pas su dissuader de passer à l'acte. Décidé à sauver Marie, il cherche à la faire parler, à l'amener à raconter son histoire. A gagner du temps... Une longue et douloureuse "négociation" à haut risque commence.
Roland Jaccard raffole des cinéphiles, l'étant lui-même jusqu'au bout des ongles. Le problème est qu'il aime encore plus John Wayne, l'homme à abattre, jugé coupable de nombreux crimes par les petits censeurs de la bien-pensance anti-Trump. Réac, raciste, génocidaire... on ne compte plus les coups bas que dirige en permanence la charge de la grosse cavalerie idéologique contre le dernier des géants. Heureusement Roland Jaccard dégaine plus vite qu'eux et ne rate jamais sa cible. Et c'est une belle leçon de western - transposé à notre époque démissionnaire - qu'il va leur donner : celle qui sonne tôt ou tard le cinglant retour à la réalité et au savoir-vivre. On retrouvera ici toute l'insolence et l'acuité inimitables de Roland Jaccard.
Rien de mieux qu'un mot d'ordre, avait jugé le vieil excentrique, pour faire irruption dans le coeur d'un garçon, cette cire tendre que marque le doigt. Sans doute entendait-il trouver en l'adolescent timide qui les observait à la dérobée, lui et ses filles, l'étonnement nécessaire au premier de ses vices (au plus vif de ses plaisirs) : le goût du scandale. Et comme un que son panache empêche de penser jamais aux dégâts ni à la dépense, il avait jeté les deux soeurs en pâture sur le devant de la scène. La scène ? Le Paradis, un bar du continent, où le garçon travaillait comme serveur pour la saison d'été." Par goût de faire advenir ce qu'il redoute et pour se mettre face à ses propres contradictions, Jacques Dupréel invite l'étudiant épris de sa fille cadette à passer le mois d'août sur une ile étrangère, où lui et sa famille vivent parmi la population indigène. Désir de la chair et concupiscence de l'oeil... travaux pratiques.
L'inconnu continuait à me fixer. Qu'est-ce qu'il voulait, à la fin ? M'accueillir dans sa propre solitude ? Pas question. Même si la mienne était insupportable. Une engelure tenace. J'ai voulu me protéger à ma façon, et d'une voix narquoise : - A votre avis, quand le type en trench est entré et qu'il a glissé deux mots à l'oreille de l'autre, qu'est-ce qu'il lui a dit ? II est resté impassible, l'air de ne pas comprendre. Ou de s'en foutre éperdument. Peut-être avait-il dormi pendant le film ? - Si on allait prendre un verre ? J'ai secoué la tête énergiquement. Et avec forfanterie, voire provocation : - Non, merci. Je ne bois pas. Je ne fume pas. Je ne me drogue pas. De toute façon, j'attends quelqu'un. - Vous attendez quelqu'un ? a-t-il dit sur un ton de perplexité moqueuse." Michel Lambert nous fait pénétrer à nouveau dans l'univers chancelant des couples ou des compagnons de route improbables, des secrets douloureux à retardement, des derniers pas que promènent, au fil d'un poignant chant du cygne, ceux qui ne pourront plus jamais se retrouver comme avant, dans l'illusion ou le fantasme, soudain surpris par l'éternel lendemain et sa lumière trop forte et trop blanche.