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Ecône ou Rome. Le choix de Pierre, l'aventure du premier groupe de séminaristes conduit à quitter Mg
Chalmel Patrick
JUBILE
14,39 €
Épuisé
EAN :9782213024523
Le schisme provoqué par monseigneur Lefèbvre est un événement douloureux pour l'Eglise catholique. C'est aussi un thème de réflexion pour qui s'intéresse aux mouvements de notre société. En arrière-fond, des querelles nées du Concile Vatican II. Beaucoup y voient un des effets lointains de la Révolution française, d'autant que les initiateurs du schisme eux-mêmes ne manquent pas de s'y référer. Mais, par-delà les querelles théologiques et les analyses sociologiques savantes, des hommes et des femmes généreux ont souffert et continuent à souffrir... Patrick Chalmel nous fait pénétrer au coeur même de ce monde finalement bien mal connu. Il nous montre comment un jeune lycéen, un peu frondeur et surtout plein d'idéal, peut se retrouver en soutane dans un séminaire marginalisé par la hiérarchie de l'Eglise catholique. Très vite, il s'apercevra des lourdes ambiguïtés qui grèvent une démarche qui se voulait toute spirituelle. Alors, il tient son journal sans imaginer que ce document prendra un jour un intérêt exceptionnel. Pourtant, les prémisses du drame sont déjà là. Au-delà de l'intérêt anecdotique de ces pages rédigées par un jeune homme emporté dans une aventure qui le dépasse, le livre est accablant pour les responsables d'une dispute qui, à force d'occasions perdues, allait se terminer dans le schisme. Lorsque le pape Jean-Paul II - entouré de quelques collaborateurs vraiment mus par l'amour de l'Eglise - voudra éviter le pire, il sera trop tard. Cette autobiographie, parce qu'elle nous fait rencontrer les principaux acteurs - non pas à travers les déclarations officielles, mais dans la vie de tous les jours - fait plus pour aider à comprendre ce qui s'est passé que bien des traités héoriques.
Le présent ouvrage reprend le travail de l'équipe Normes et Valeurs du laboratoire LISEC Alsace-Lorraine qui cherche à approfondir l'articulation entre les concepts d'espace et de dispositifs en éducation, du triple point de vue de l'histoire, de la philosophie et de l'anthropologie. Il présente une partie des résultats de ce travail d'intelligence collective que nous voulons soumettre au conflit des interprétations, et ceci à trois niveaux : celui de l'expertise externe, celui de l'expertise interne, celui enfin d'une élaboration collective de savoirs par l'ensemble des acteurs du dispositif ainsi mis en place dans l'espace universitaire.
Le nom de Jean-Frédéric Oberlin, pasteur et pédagogue, citoyen des lumières, reste indissociablement lié à celui du Ban de la Roche, modeste vallée vosgienne, au coeur de laquelle il exerça son ministère pendant quelque soixante années. Au confluent des XVIIIe et XIXe siècles, il y développe, loin des cercles intellectuels des capitales européennes, un projet socio-éducatif global sans précédent, bâti dans le quotidien d'une action pastorale fondée sur les principes intangibles d'exigence morale et d'amour du prochain.Considéré comme un précurseur de l'éducation préscolaire institutionnelle en Europe, Jean-Frédéric Oberlin esquisse à travers les "poêles à tricoter" les contours d'une synthèse paradoxale, exemplaire de l'ensemble de son oeuvre, entre valeurs chrétiennes et humanisme républicain, science et spiritualité, action et méditation, orthodoxie luthérienne et dissidence piétiste, romantisme germanique et classicisme latin.L'originalité des méthodes pédagogiques adaptées à l'éducation de la petite enfance mises en oeuvre par cette grande figure du protestantisme en Alsace, constitue un apport décisif au débat toujours d'actualité dans l'Europe contemporaine sur les modalités de garde et d'éducation des enfants les plus jeunes.
Le présent ouvrage fait suite au symposium "Itinéraire Héloïse" (Université de Haute-Alsace, 9-10 avril 2015), dont le but était de préparer la labellisation d'un Itinéraire culturel du Conseil de l'Europe autour des grands pédagogues. Ce sont des pédagogies audacieuses que ce volume veut défendre : Léonard Guillaume et Jean-François Manil analysent ainsi les méthodes pratiquées dans deux écoles prônant l'Education nouvelle ; Jean Rakovitch et Xavier Riondet, de leur côté, se penchent sur des pédagogies ayant pour fondement le " bien-vivre ensemble ", et s'inscrivant dans la tradition des usages éducatifs développés par Anton S. Makarenko et par Elise et Célestin Freinet ; Dominique Kern et Bernhard Schmidt-Hertha, pour leur part, mettent en valeur les formations destinées aux adultes ; et Marie Vergnon présente la pensée de Robert Owen sur l'éducation des très jeunes enfants. Mais c'est aussi la question de l'accessibilité universelle de l'éducation qui est ici posée : Ioana Ungureanu évoque la figure de Comenius, Gilles Ubrich celle de Ferdinand Buisson (avec sa théorie de l'apprentissage intuitif), et France Roy celles de Tolstoï et Grundtvig. Pour conclure, Johann Chalmel s'interroge sur l'avenir de ces pédagogies singulières, qui, sans doute aucun, sont dignes d'être intégrées au " Patrimoine Culturel Immatériel " de l'Unesco.
Les pédagogies sont-elles l'épreuve du temps ? A quelle(s) condition(s) ? Pour répondre à cette question, cet ouvrage propose un métissage conceptuel à travers une analyse du concept de pédagogie au prisme des critères de la Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel (PCI). Le PCI est la catégorie émergente créée par l'UNESCO avec la convention de 2003. Celle-ci permet de protéger des éléments culturels intangibles, jusqu'alors sous l'unique responsabilité des individus et communautés en ayant la charge. Ce moyen innovant mis à leur disposition permet aujourd'hui de percevoir des savoir-faire et pratiques sous un jour nouveau. Quatre critères proposés par l'UNESCO dans ladite convention invitent à analyser le concept de pédagogie sous un angle nouveau. Est-elle une pratique ? Se transmet-elle de génération en génération ? Est-elle un héritage vivant et évolutif ? Dispose-t-elle de communautés garantes ? L'auteur s'appuie notamment sur l'exemple de la pédagogie créée par l'un des fondateurs de nos écoles maternelles actuelles : Jean-Frédéric Oberlin (1740-1826).
François Lefort et Carmen Bader nous font partager les aventures de El Hôr, enfant de la rue : ses joies, ses peines, ses terreurs. Nous le suivons dans sa difficile survie quotidienne. A douze ans, et parfois bien avant, les vols à la tire, mais aussi les sollicitations troubles des touristes _ hommes et femmes _ et la tentation de la drogue, masquent mal une immense détresse affective. Excédés, les policiers sombrent facilement dans une violence qui n'est qu'un aveu d'impuissance. Alors, les enfants se réfugient dans les bandes. Là aussi, nous allons suivre El Hôr et rencontrer ses compagnons de misère. Peu à peu, émerge une autre figure d'adulte qui donne sans rien demander en échange. Nous apprenons à reconnaître la grosse voiture poussiéreuse du Père Lefort et une voix qui se voudrait bourrue. Sans aucun doute, l'un des meilleurs ouvrages sur les enfants de la rue. Une écriture dont l'intérêt ne faiblit pas un instant, au service d'une exceptionnelle connaissance d'un des drames de notre temps. Un livre courageux qui ne choquera que ceux qui veulent se cacher la vérité. François Lefort, 44 ans, prêtre et médecin, est depuis de longues années spécialiste des jeunes en danger moral et de la toxicomanie. A la suite d'un tour du monde d'où il a ramené une enquête sur la prostitution infantile, il est allé s'enfouir comme ermite médecin dans le désert mauritanien. A son initiative, s'est créée une action pour venir en aide aux petits enfants vivant sans famille dans les rues de Nouakchott. Il a su s'entourer de Mauritaniens qui, avec le feu vert des autorités, ont adhéré à ce vaste projet. Carmen Bader, 43 ans, journaliste à RFI, est spécialiste de l'Afrique.
Voici le livre de l'incroyable. Un incroyable devenu vrai. Une adolescente innocente, une enfant (quinze ans) détenue en camp de rééducation, et cela au Laos qui est peut-être le pays le plus convivial de notre temps agité! Il n'est ni respect ni estime sans vérité. Ceux qui aiment le Laos, ceux qui aiment son peuple, c'est-à-dire tous ceux qui ont eu la chance de connaître l'un et l'autre, comprendront qu'il fallait aussi que cette vérité soit dite. Les autres, ceux qui luttent pour le respect des droits de l'enfant, puiseront dans ce témoignage bouleversant de fragilité, une raison nouvelle de ne jamais baisser la garde : si un pays comme le Laos n'est pas à l'abri, qu'en est-il des autres, infiniment plus durs ? Au-delà d'un quotidien insupportable, raconté au jour le jour, l'auteur nous fait pénétrer dans les méandres d'une idéologie sans nuances lorsqu'elle échappe à ses promoteurs pour se perdre dans une incontrôlable logique interne. Personne n'a intérêt à enfermer des gamines dans des camps de rééducation pour y subir les traitements et les humiliations que raconte l'auteur. Ainsi, ce livre prend une place exceptionnelle parmi ceux, nombreux, qui ont été publiés sur cette période et dans cette partie du monde. Il ne faut plus que de toutes jeunes filles puissent être détenues dans des pays comme le Laos. L'inimaginable, parce qu'il s'est pourtant produit, doit ouvrir les yeux. Pour cela, il faut accepter de regarder la vérité en face. Il faut remercier l'auteur d'avoir eu le courage de nous y contraindre. Souvannavong V. , née au Laos en 1960, est originaire d'une ancienne famille de la capitale. En 1975, elle est encore élève au lycée de Vientiane lorsque les forces communistes prennent le pouvoir. Arrêtée lors de la rafle du 29 septembre, elle sera maintenue captive, sans jugement, durant presque quatre ans. Elle effectuera quatre séjours dans différents camps de rééducation avant de s'enfuir en Thaïlande en traversant le Mékong à la nage. Après une année passée dans les camps de réfugiés, elle retrouve sa mère à Paris le jour de Noël 1979. Grâce à une longue et courageuse tentative d'intégration à la vie française, elle occupe aujourd'hui un poste dans une société multinationale.