Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Voix et voies pédagogiques en Europe. Héritage, continuité, émancipation
Chalmel Loïc
L'HARMATTAN
20,50 €
Épuisé
EAN :9782343144481
Le présent ouvrage fait suite au symposium "Itinéraire Héloïse" (Université de Haute-Alsace, 9-10 avril 2015), dont le but était de préparer la labellisation d'un Itinéraire culturel du Conseil de l'Europe autour des grands pédagogues. Ce sont des pédagogies audacieuses que ce volume veut défendre : Léonard Guillaume et Jean-François Manil analysent ainsi les méthodes pratiquées dans deux écoles prônant l'Education nouvelle ; Jean Rakovitch et Xavier Riondet, de leur côté, se penchent sur des pédagogies ayant pour fondement le " bien-vivre ensemble ", et s'inscrivant dans la tradition des usages éducatifs développés par Anton S. Makarenko et par Elise et Célestin Freinet ; Dominique Kern et Bernhard Schmidt-Hertha, pour leur part, mettent en valeur les formations destinées aux adultes ; et Marie Vergnon présente la pensée de Robert Owen sur l'éducation des très jeunes enfants. Mais c'est aussi la question de l'accessibilité universelle de l'éducation qui est ici posée : Ioana Ungureanu évoque la figure de Comenius, Gilles Ubrich celle de Ferdinand Buisson (avec sa théorie de l'apprentissage intuitif), et France Roy celles de Tolstoï et Grundtvig. Pour conclure, Johann Chalmel s'interroge sur l'avenir de ces pédagogies singulières, qui, sans doute aucun, sont dignes d'être intégrées au " Patrimoine Culturel Immatériel " de l'Unesco.
Le schisme provoqué par monseigneur Lefèbvre est un événement douloureux pour l'Eglise catholique. C'est aussi un thème de réflexion pour qui s'intéresse aux mouvements de notre société. En arrière-fond, des querelles nées du Concile Vatican II. Beaucoup y voient un des effets lointains de la Révolution française, d'autant que les initiateurs du schisme eux-mêmes ne manquent pas de s'y référer. Mais, par-delà les querelles théologiques et les analyses sociologiques savantes, des hommes et des femmes généreux ont souffert et continuent à souffrir... Patrick Chalmel nous fait pénétrer au coeur même de ce monde finalement bien mal connu. Il nous montre comment un jeune lycéen, un peu frondeur et surtout plein d'idéal, peut se retrouver en soutane dans un séminaire marginalisé par la hiérarchie de l'Eglise catholique. Très vite, il s'apercevra des lourdes ambiguïtés qui grèvent une démarche qui se voulait toute spirituelle. Alors, il tient son journal sans imaginer que ce document prendra un jour un intérêt exceptionnel. Pourtant, les prémisses du drame sont déjà là. Au-delà de l'intérêt anecdotique de ces pages rédigées par un jeune homme emporté dans une aventure qui le dépasse, le livre est accablant pour les responsables d'une dispute qui, à force d'occasions perdues, allait se terminer dans le schisme. Lorsque le pape Jean-Paul II - entouré de quelques collaborateurs vraiment mus par l'amour de l'Eglise - voudra éviter le pire, il sera trop tard. Cette autobiographie, parce qu'elle nous fait rencontrer les principaux acteurs - non pas à travers les déclarations officielles, mais dans la vie de tous les jours - fait plus pour aider à comprendre ce qui s'est passé que bien des traités héoriques.
Ce livre s'adresse à tous celles et ceux qui, au sein de l'institution scolaire, ressentent une tension entre ce qui se dit dans les textes officiels, ce qui se fait dans les pratiques éducatives et ce qui se vit dans l'ordinaire du quotidien. Des valeurs revendiquées dans les lois d'orientation ("bienveillance" , "confiance") aux pratiques associées, comment en arrive-t-on à un fonctionnement des institutions "susceptible en lui-même d'induire ou d'amplifier les violences faites aux enfants dont elles ont la charge" (Toubon, 2019) ? Les micro-violences, "petits rien" qui ne sont pas "rien" , si aisées à minimiser et à banaliser, ne constituent pas des accidents : elles émergent là où une organisation institutionnelle travaille dans l'implicite au service, non pas de l'intérêt supérieur de l'enfant, mais de sa propre pérennité (#pasdevague). Les auteurs montrent que les micro-violences, lesquelles ne sont ni nécessaires ni fatales, relèvent d'une culture marquée par un déni de responsabilité des agents (avec les stratégies de banalisation associées), ainsi que par des normes institutionnelles (uniformité, centralisation et mode de gouvernance "topdown") qui méritent d'être interrogés de manière critique. Adossé à des analyses interdisciplinaires, l'ouvrage propose de faire un pas de côté non seulement pour penser, mais aussi pour comprendre et lever ces obstacles ordinaires à l'épanouissement des élèves, des éducateurs, afin d'oeuvrer au service du devenir humain.
Le nom de Jean-Frédéric Oberlin, pasteur et pédagogue, citoyen des lumières, reste indissociablement lié à celui du Ban de la Roche, modeste vallée vosgienne, au coeur de laquelle il exerça son ministère pendant quelque soixante années. Au confluent des XVIIIe et XIXe siècles, il y développe, loin des cercles intellectuels des capitales européennes, un projet socio-éducatif global sans précédent, bâti dans le quotidien d'une action pastorale fondée sur les principes intangibles d'exigence morale et d'amour du prochain.Considéré comme un précurseur de l'éducation préscolaire institutionnelle en Europe, Jean-Frédéric Oberlin esquisse à travers les "poêles à tricoter" les contours d'une synthèse paradoxale, exemplaire de l'ensemble de son oeuvre, entre valeurs chrétiennes et humanisme républicain, science et spiritualité, action et méditation, orthodoxie luthérienne et dissidence piétiste, romantisme germanique et classicisme latin.L'originalité des méthodes pédagogiques adaptées à l'éducation de la petite enfance mises en oeuvre par cette grande figure du protestantisme en Alsace, constitue un apport décisif au débat toujours d'actualité dans l'Europe contemporaine sur les modalités de garde et d'éducation des enfants les plus jeunes.
La relation étroite entre un pédagogue, dont le nom et la renommée dépassent le cadre temporel du siècle des Lumières, et la capitale industrielle de la Haute Alsace, a de quoi surprendre à première vue. Pourtant, Mulhouse apparaît comme un microcosme, révélateur du double échec apparent d'une tentative de métamorphose de l'éducation populaire à partir de l'éducation domestique. De l'alliance d'une cité nouvellement réformée avec ses voisins suisses, à son inclusion dans la République Française, les liens organiques unissant Mulhouse à l'helvetica matrix, se tissent patiemment. La part prise par ses citoyens au rayonnement de la Société helvétique, la fréquentation de l'Ecole préparatoire au commerce par le fils unique du couple Pestalozzi, le soutien d'une industrie en plein essor à l'institut d'Yverdon, doublé de la tentative d'une implantation durable de la Méthode dans le tissu éducatif local, constituent autant de pièces à verser au dossier d'une helvétitude mulhousienne. L'espace-temps dans lequel s'inscrivent ces échanges dialectiques et mutuels, est révélateur du malentendu entretenu autour du concept de méthode. Que dire au final de l'influence d'une cité considérée par le maître d'Yverdon comme le tremplin idéal pour une conversion pédagogique des esprits francophones ?
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.