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Les Puritains du désert. Sud-algérien
Chalaye Gérard ; Picheral Nicolette ; Little Roger
L'HARMATTAN
26,00 €
Épuisé
EAN :9782336576770
Le terme Puritains désigne les habitants du Mzab (Sahara algérien, dont le centre est Ghardaïa). Mais qu'en est-il réellement de ces Berbères schismatiques, chassés de leur royaume d'origine ? Grand voyageur curieux, l'académicien André Chevrillon les décrit en 1924, en soulevant de grandes interrogations sur la tradition, l'histoire, la colonisation, le "progrès" , la modernité, et plus généralement le rôle des religions dans les civilisations. Sa petite-fille, Nicolette Picheral, ajoute un texte sur cette communauté depuis 1925. A la fois classique et novateur, annonciateur de révolutions conceptuelles, ce livre est un témoignage ethnologique irremplaçable. "Ne pas changer, répéter la vie des ancêtres, à la même place qu'eux, qui ont tout créé, les puits, les barrages, les jardins, la cité, la patrie, et dont on garde avec dévotion tous les ossements, c'est, au Mzab, le premier commandement de la vie sociale". André Chevrillon, Les Puritains du désert "Vous pourriez lire dix gros volumes sur l'histoire de l'islam depuis les origines, vous ne comprendriez rien à ce qui se passe en Algérie. Lisez trente pages sur la colonisation et la décolonisation, vous comprendrez beaucoup mieux". Amin Maalouf, Les Identités meurtrières
Ruscio Alain ; Bilici Faruk ; Chalaye Gérard ; Cha
La nature de l'islam, la place des musulmans, deux thèmes qui taraudent - et souvent enflamment - les débats de la société française depuis plusieurs décennies. L'ambition de cet essai est de tenter de mettre en lumière l'ancienneté des regards français - car c'est évidemment au pluriel qu'il faut s'exprimer - sur cette religion et sur cette communauté. Quatorze auteur-e-s, spécialistes de périodes et d'aires géographiques différentes, ont cherché à historiciser cette question. Et l'on découvrira, ou l'on aura confirmation, dans ces pages, que bien des jugements et attitudes d'aujourd'hui ont des racines multiséculaires, parfois venues du grand choc que furent les Croisades. Au fil des siècles, intérêt, adhésion et hostilité se croiseront. L'étude couvre la totalité de la période coloniale et s'achève donc à la guerre d'Algérie. Au lecteur du début du XXIe siècle de tirer des enseignements sur l'état actuel du débat sur ces questions.
Bintou, Jaz, Fama, Big Shoot, Blue-S-Cat, Misterioso -119... Lceuvre du dramaturge afro-européen, Koffi Kwahulé s'est construite au croisement de plusieurs fratries d'inspiration, entre théâtre et musique, entre Afrique, Europe et Amériques. Ce volume explore ces fratries artistiques et imaginaires en allant d'abord à la rencontre de la musique et de cette relation organique que l'auteur entretient avec le jazz et avec des génies de l'improvisation comme Monk, Coltrane ou encore Coleman, puis en ouvrant des chemins à la découverte de sa dramaturgie, une dramaturgie du choeur, du corps et des voix, qui invite à tisser des liens avec d'autres auteurs contemporains : Beckett, Koltès, Cormann, Kane, Bond, Novarina... L'écriture de Kwahulé résonne aussi de voix africaines et afro-américaines : James Baldwin, Toni Morrison, Susan-Lori Parks côtoyant Senghor, Kourouma, Dadié ou encore Sonv Labou Tansi et Kossi Efoui. Comme le jazz, sa poétique se nourrit de l'entre-deux culturel qui la définit. Assumant cet équilibre fragile, résolument en devenir, elle résiste à toute tentative de modélisation, fuit les identifications et se fait avant tout l'écho d'une conscience diasporique. Cette poétique, expérimentation d'un nouveau partage des voix, n'est pas sans enjeux politiques à l'ère de la mondialisation et de l'écrasement des différences. Elle puise sa radicalité dans la mémoire de l'histoire noire, mais se veut invitation à penser un avenir à la fois ouvert aux singularités et commun.
Après une quinzaine de pièces éditées pour la plupart chez Lansman, Acoria ou Au bruit des autres, et quatre romans publiés au Seuil, le théâtre de Kossi Efoui reste un O.V.N.I. pour beaucoup de critiques. C'est que le théâtre de Kossi Efoui travaille justement sur l'insaisissable, le volatile, sur l'évaporation, l'échappée... en un mot: le marronnage. Kossi Efoui revendique en effet cette posture, issue de l'histoire de l'esclavage dans la Caraïbe et les îles du Pacifique, comme un engagement esthétique et philosophique essentiel à sa démarche d'écrivain. Objet Volatile Non Identifié, son théâtre marronne donne sans cesse rendez-vous ailleurs pour mieux mettre en crise le spectateur. Ses personnages ne sont pas identifiables, ils muent, changent de peaux, perdent une à une leurs pelures comme les oignons, et laissent finalement au lecteur une coque vide: superposition de masques ou réincarnation à l'infini comme Anna, héroïne de Io (tragédie) (2005), énième réincarnation du personnage de la mythologie. Cette instabilité des corps traduit l'impossibilité de retenir la vie qui s'enfuit et se consume quelques soient les traces... Cette instabilité est l'identité même de l'humain toujours changeant et évoluant. Et il est de la responsabilité humaine de se faire volatile. Le devenir de l'homme qu'il soit d'Afrique ou d'ailleurs n'est pas arrêté à une identité close, il a droit à tous les envols. Les O.V.N.I. habitent aussi le ciel d'Afrique... Car, comme le rêve justement Kossi Efoui dans Volatiles (2006) "les oiseaux rappellent encore... avec le tracé migratoire de leur écriture labile [...] que les racines de l'homme sont aériennes".
Réflexion sur la création scénique contemporaine de la Caraïbe à travers l'analyse de la singularité archipélique du théâtre dans les Antilles, tant du point de vue des esthétiques que du point de vue des lieux et des enjeux historiques et culturels, ce volume a pour ambition de mettre les projecteurs sur la pluralité de la création artistique en Guadeloupe et Martinique. Earchipélisme suppose morcellement et diffraction, mais il apprend aussi à cultiver la diversité et surtout à entretenir les racines aériennes de toutes les hybridations. C'est ainsi l'effervescence d'une créativité ultramarine étonnante que nous avons souhaité mettre en avant en faisant entendre les voix de cette création contemporaine. Donner la parole aux créateurs comme aux opérateurs culturels qui encouragent la création contemporaine aux Antilles a été une priorité. Et il nous est apparu essentiel d'aborder les expressions dramatiques des îles comme de réels objets d'étude dans toute leur portée esthétique, historique et sociologique. Lémergence de la créativité artistique de la Caraïbe, notamment en Guadeloupe et en Martinique se veut une " é-margence " , une revendication de la marge mise en lumière. Et si l'archipélisme induit des difficultés de circulation, de transmission, de diffusion, cette singularité est aussi celle d'une pluralité assumée, d'un éclatement scintillant, qui défend métissage et mélange. Cette " é-margence " se nourrit de marronnage, et ne craint pas l'inconfort des chemins de traverse, elle est intimement liée à la naissance d'une conscience diasporique qui n'a d'autre choix que d'inventer de l'inédit.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.