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Africultures N° 77-78 : Fratries Kwahulé : Scène contemporaine choeur à corps
Chalaye Sylvie ; Soubrier Virginie
L'HARMATTAN
24,00 €
Épuisé
EAN :9782296093966
Bintou, Jaz, Fama, Big Shoot, Blue-S-Cat, Misterioso -119... Lceuvre du dramaturge afro-européen, Koffi Kwahulé s'est construite au croisement de plusieurs fratries d'inspiration, entre théâtre et musique, entre Afrique, Europe et Amériques. Ce volume explore ces fratries artistiques et imaginaires en allant d'abord à la rencontre de la musique et de cette relation organique que l'auteur entretient avec le jazz et avec des génies de l'improvisation comme Monk, Coltrane ou encore Coleman, puis en ouvrant des chemins à la découverte de sa dramaturgie, une dramaturgie du choeur, du corps et des voix, qui invite à tisser des liens avec d'autres auteurs contemporains : Beckett, Koltès, Cormann, Kane, Bond, Novarina... L'écriture de Kwahulé résonne aussi de voix africaines et afro-américaines : James Baldwin, Toni Morrison, Susan-Lori Parks côtoyant Senghor, Kourouma, Dadié ou encore Sonv Labou Tansi et Kossi Efoui. Comme le jazz, sa poétique se nourrit de l'entre-deux culturel qui la définit. Assumant cet équilibre fragile, résolument en devenir, elle résiste à toute tentative de modélisation, fuit les identifications et se fait avant tout l'écho d'une conscience diasporique. Cette poétique, expérimentation d'un nouveau partage des voix, n'est pas sans enjeux politiques à l'ère de la mondialisation et de l'écrasement des différences. Elle puise sa radicalité dans la mémoire de l'histoire noire, mais se veut invitation à penser un avenir à la fois ouvert aux singularités et commun.
Petite comédie du fameux Dorvigny, jouée à Versailles en 1775 pour Louis XVI et Marie-Antoinette. Le Nègre blanc est une curiosité théâtrale qui mérite bien de figurer dans la collection " Autrement Mêmes ". De retour des Amériques, Valère veut revoir Angélique dont il est amoureux. Mais sa mère, Mme Simplex, doit la marier à un Procureur. Or celle-ci ne jure que par son cabinet de curiosités. Afin d'introduire son maître dans la maison, Crispin se fait alors passer pour un capitaine de vaisseau qui revient du Mexique avec dans ses bagages un " nègre blanc "... drôle de phénomène dont s'entiche bien sûr Mme Simplex. Si la comédie s'amuse des cabinets de curiosités tant à la mode à la cour de Louis XVI, et tourne en ridicule les coquetteries des dames de la haute société qui se piquent d'exotisme, ce n'est pas sans un réel enjeu prémonitoire, de ceux qui annonceront l'histoire de la " Vénus hottentote ". Mais surtout, sous couvert d'un divertissement léger, Dorvigny amène à penser le préjugé de couleur et la construction mentale qui infériorise l'Autre et conduit au plus stupide des aveuglements.
Peut-on parler de cultures noires en France ? L'artiste noir est assigné à produire de la culture noire, de l'ailleurs et, au même moment, on soupçonne de communitarisme les manifestations tournées vers les expressions afro-caribéennes. Ce double numéro interroge ce paradoxe en donnant la parole aux acteurs culturels pris dans ces contradictions bien françaises. Et d'abord qui sont-ils ces artistes noirs de la scène française ? Qui sont-ils les acteurs ou les réalisateurs noirs des écrans de France ?
Objet de consure ou instrument de propagande, le nègre est un presonnage dramatique aux aventures économiques et politiques trépidantes. Mais comment s'est-elle fabriquée, cette gangue de préjugés et de clichés qui a peu à peu enfermé le Noir dans l'image du nègre? Et coment cela a-t-il pu s'opérer dans la société française qui partage plusieurs étapes de son histoire avec l'Afrique. Un ouvrage de référence essentiel qui a obtenu en 1996 le prix Georges Jamad, mais aussi une histoire de l'image du Noir qui se lit comme un roman.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !