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Les circulations européennes à l'âge des empires coloniaux au XIXe siècle. Une identité genrée ?
Chaillou-Atrous Virginie ; Le Jeune Françoise
PU RENNES
22,00 €
Épuisé
EAN :9782753580107
Le présent volume intéresse aux circulations européennes à l'âge des Empires coloniaux au XIXe siècle, au prisme d'une lecture genrée. Les auteures croisent l'étude d'objets de recherche longtemps négligés : le rôle des femmes dans l'histoire coloniale, avec l'histoire des mobilités au sens large. Elles partent du constat que l'histoire des Empires européens s'est d'abord écrite sans tenir compte de l'identité genrée des acteurs et actrices qui les ont construits ou que les mobilités ont longtemps été décrites comme un phénomène éminemment masculin, positionnant les femmes au rang de suiveuses passives. Cet ouvrage s'inscrit dans l'historiographie récente qui cherche à réévaluer la place des femmes et l'impact des assignations de genre sur les déplacements féminins et masculins en situation coloniale. Les auteures se proposent ainsi d'observer et d'analyser les mobilités d'Européennes dans les espaces coloniaux, puisque les Empires constitués par les métropoles européennes sont ici envisagés dans toute leur diversité. Les contributions s'appuient ici sur des études de cas qui portent sur le déplacement de femmes dans le cadre de l'expansion des empires européens au XIXe siècle. Les auteures cherchent à proposer un nouvel éclairage sur la notion de " circulation " dans l'espace colonial, de la métropole vers les périphéries, voire entre les empires. Ces formes de déplacements plus ou moins pérennes vont du simple voyage d'agrément jusqu'au départ définitif pour les colonies, départ forcé ou choisi selon les individus ou les groupes de femmes étudiés.
Ecrire comme on tâtonne, frissonne, entrer par effraction dans la nuit de la langue, pressentir un espace, des sites à reconnaître de mémoire, c'est cela le sentiment géographique, sentiment que toute rêverie apporte sa terre, ici celle du Forez, basse plaine entre Roanne et Saint-Etienne, basse prose qui s'élabore à partir des trois premières pages de L'Astrée, roman dix-septième siècle d'Honoré d'Urfé, premier berger (j'allais dire écrivain) à s'engourdir de son troupeau (ne compte-t-on pas les moutons pour s'endormir ? ), à se couvrir de sa laine pour accéder au sommeil levant d'une fable dont l'herbe pousse, l'eau déborde (le rut des ruisseaux qui s'accélèrent), histoire de nous-même lisant, marchant, ruminant notre lecture dans un pays aussi un livre, région intime qu'écornent les pierres, le soupçon divagant d'un horizon reporté perpétuel à la phrase prochaine". Michel Chaillou.
Ouvrir ce livre c'est tomber sous la férule d'un maître impitoyable. Ne pas l'ouvrir c'est s'exclure à jamais du "Collège Vaserman", communauté secrète et théâtrale dont l'incomparable programme vise à régénérer votre esprit, perverti depuis des siècles par un usage immodeste de l'imprimerie. Au cas où l'aventure vous tenterait, sachez que cet ouvrage se veut méthodiquement incohérent. Attachez vos ceintures. Apparemment il s'agit de théâtre. Des comédiens entrent, sortent. Des intrigues se nouent (que pourraient-elles faire d'autre ? ). Apparemment un magister à la voix de stentor vous initie dans un dialecte inconnu, le chitien, à l'univers du spectacle. Apparemment... Mais laissez vos yeux s'aiguiser, votre odorat devenir subtil, votre toucher, votre ouïe s'accroître. Que lisez-vous maintenant ?
Chaillou-Atrous Virginie ; Klein Jean-François ; R
Bien avant l'ère chrétienne, des négociants de tous horizons contribuèrent à la première mise en connexion globale dans l'océan Indien et en mer de Chine formant un véritable "système-monde afro-eurasien ". Au XVe siècle, les Portugais suivis immédiatement par les Espagnols et les Hollandais, puis les Anglais et les Français au XVIIe siècle viennent s'immiscer dans " ce long filet de synchronie "commercial. Ce fut alors, pour ces négociants européens, le temps d'un apprentissage pour, finalement, concurrencer ces marchés locaux. Normé ou privé, sur l'océan Indien, Pacifique ou Atlantique, ce commerce transforma le monde dans une mesure qui dépasse de très loin la sphère marchande et financière. Avec leurs marchandises, ces négociants exportèrent également des cultures, des idées et des croyances, participant tous, à leur échelle, à la mise en connexion du monde. L'histoire des négociants est, par essence, une histoire transnationale et connectée. En dépit de cela, les patrons de maisons de commerce ont été longtemps des laissés pour compte de l'historiographie. Il n'est donc pas illégitime de tenter d'évaluer la place et le rôle joué par les négociants européens dans cette mise en connexion des hommes et des territoires du XVIe au XXe siècle.
Résumé : L'enfance de Louise, dans les années soixante-dix en France, est marquée par les difficultés financières de ses parents, leur peur de l'avenir, leur désarroi et leur tristesse, une forme de désolation qui contamine tout, jusqu'à la couleur des ciels. Face à cette réalité, Louise oppose une détermination forte : elle ne vivra pas la vie de ses parents. Elle ne sera ni pauvre ni triste ni résignée. Guidée par un attachement farouche à sa liberté, rebelle à toute forme de domination, Louise est à la recherche de ce qu'elle va devenir. Elle se cogne, elle bute, elle expérimente, mais elle ne lâche pas. Elle poursuit sa quête jusqu'à ce jour d'été que rien ne distinguait... où un événement survient dans sa vie, une rencontre qu'elle attendait depuis longtemps. Un roman sur la fidélité à soi-même, l'amour et le désir de liberté.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.