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Les négociants européens et le monde. Histoire d'une mise en connexion
Chaillou-Atrous Virginie ; Klein Jean-François ; R
PU RENNES
18,00 €
Épuisé
EAN :9782753548749
Bien avant l'ère chrétienne, des négociants de tous horizons contribuèrent à la première mise en connexion globale dans l'océan Indien et en mer de Chine formant un véritable "système-monde afro-eurasien ". Au XVe siècle, les Portugais suivis immédiatement par les Espagnols et les Hollandais, puis les Anglais et les Français au XVIIe siècle viennent s'immiscer dans " ce long filet de synchronie "commercial. Ce fut alors, pour ces négociants européens, le temps d'un apprentissage pour, finalement, concurrencer ces marchés locaux. Normé ou privé, sur l'océan Indien, Pacifique ou Atlantique, ce commerce transforma le monde dans une mesure qui dépasse de très loin la sphère marchande et financière. Avec leurs marchandises, ces négociants exportèrent également des cultures, des idées et des croyances, participant tous, à leur échelle, à la mise en connexion du monde. L'histoire des négociants est, par essence, une histoire transnationale et connectée. En dépit de cela, les patrons de maisons de commerce ont été longtemps des laissés pour compte de l'historiographie. Il n'est donc pas illégitime de tenter d'évaluer la place et le rôle joué par les négociants européens dans cette mise en connexion des hommes et des territoires du XVIe au XXe siècle.
Résumé : L'enfance de Louise, dans les années soixante-dix en France, est marquée par les difficultés financières de ses parents, leur peur de l'avenir, leur désarroi et leur tristesse, une forme de désolation qui contamine tout, jusqu'à la couleur des ciels. Face à cette réalité, Louise oppose une détermination forte : elle ne vivra pas la vie de ses parents. Elle ne sera ni pauvre ni triste ni résignée. Guidée par un attachement farouche à sa liberté, rebelle à toute forme de domination, Louise est à la recherche de ce qu'elle va devenir. Elle se cogne, elle bute, elle expérimente, mais elle ne lâche pas. Elle poursuit sa quête jusqu'à ce jour d'été que rien ne distinguait... où un événement survient dans sa vie, une rencontre qu'elle attendait depuis longtemps. Un roman sur la fidélité à soi-même, l'amour et le désir de liberté.
Né à Nantes en 1930, Michel Chaillou a publié une dizaine de livres et a obtenu en 2007 le Grand Prix de littérature de l'Académie française pour l'ensemble de son ?uvre.
Au XIXe siècle, les abolitions progressives de la traite et de l'esclavage dans les colonies européennes sont à l'origine de nouvelles migrations de travailleurs dans le monde. Pour satisfaire les besoins de leur économie coloniale, les Européens - principalement les Anglais, les Français, les Portugais et les Néerlandais - font appel à des travailleurs étrangers libres sous contrat d'engagement. C'est ce que l'on appelle le système de l'engagisme. En comparaison à l'historiographie importante consacrée à la traite ou à l'esclavage, l'histoire de l'engagisme reste peu étudiée dans son ensemble. Pourtant son importance est capitale au regard de l'histoire coloniale européenne et de la construction identitaire des anciens territoires coloniaux, des pays d'origine des engagés, de l'Europe ultra-marine et même de l'Europe "en soi" .
Tant d'années depuis cet improbable mystère! Un matin de vacances, Clémence dix ans se penche à une fenêtre plus âgée qu'elle. À trois étages au-dessous de sa personne ensommeillée, quelques touristes, sac au dos, errent, flânent sur les quais d'un petit port breton à l'ancre depuis les commencements du monde. Le soleil perce d'un grand trou jaune le firmament immensément bleu. La mer, sachant que c'est dimanche et lasse de jouer son rôle éternellement écumeux, se satisfait d'énoncer quelques vaguelettes à peine lisibles. De jolis voiliers amarrés le long de la jetée frémissent jusqu'à la pointe de leurs mâts, pris par l'émotion d'un tel beau temps, rare en effet pour une fin février. Soudain... Pourquoi sur les quais ce subit mouvement de recul de la part de si paisibles promeneurs? Clémence qui rêvasse toujours à sa fenêtre n'en croit pas ses yeux. Pourquoi? se répète-t-elle, interdite. Faudrait-il qu'elle descende quatre à quatre l'escalier de l'hôtel des Embruns pour en savoir "plus, apprendre de la bouche même de tous ces gens les raisons de leur trouble, de cette presque émeute? Ses dix ans hésitent..."
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.