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Poli N° 6 : Les promesses de l'archive
Cervulle Maxime ; Martinez Barat Sébastien ; Merze
POLI POLITIQUE
12,00 €
Épuisé
EAN :9782953454550
Des bases de données institutionnelles aux archives personnelles, des stratégies d'encodage aux albums de familles, le sixième numéro de la revue POLI questionne le rôle de l'archive dans les pratiques culturelles contemporaines. Longtemps restée une profession de l'ombre, l'archiviste est désormais un rôle culturel ordinaire. Depuis l'avènement des environnements numériques, la recherche de document et la sauvegarde en ligne, sur des réseaux sociaux, dans "les nuages" ou sur des plateformes sécurisées, sont aujourd'hui des actions quotidiennes qui témoignent de nouveaux rapports à l'information. Archives périssables, indéchiffrables ou partielles, les promesses de l'archive relèvent de l'incertitude. À leur fragilité matérielle répond une fragilité sémiotique, car archiver c'est anticiper la pertinence à venir d'un récit dont la signification future est pourtant sans garantie. La chronopolitique de l'archive consiste alors en une mise en ordre du présent. Instrument d'écriture de l'histoire, les archives produisent activement les mondes qu'elles documentent, constituent les traces qu'elles prétendent préserver. Le mode opératoire de l'archive est celui d'une externalisation de la mémoire. Qu'ils peuplent les étagères des institutions ou occupent l'espace de nos disques durs, les documents archivés apparaissent comme autant d'injonctions à l'oubli ouvrant à de possibles redécouvertes. L'archive n'inviterait-elle pas à substituer l'architecture du récit institué aux mouvements frénétiques de la mémoire ? L'archive n'inciterait-elle pas à figer un souvenir déjà presque oublié ? Ne manifesterait-elle pas une tentation de clôture de la perception ? La dissonance entre archive et mémoire ouvre à la relativisation des réalités qu'elles modèlent. C'est cet état de tension qui anime ce numéro de POLI, qui s'essaye à faire promettre à l'archive que nos mémoires vivent.
Résumé : Qu'est-ce que la culture ? Et quels sont les ressorts culturels du changement social ? Le projet critique des Cultural Studies, qui émerge en Grande-Bretagne dans les années 1960 avant de s'internationaliser, est sous-tendu par ce questionnement. L'un de ses traits distinctifs est une définition anthropologique de la culture, mobilisée pour embrasser une multitude d'objets : des représentations médiatiques aux pratiques des publics, des modes de vie aux styles, des identités aux performances. Ces objets sont appréhendés comme autant de lieux de conflictualité, qui activent et déplacent les rapports sociaux de classe, de genre, et de sexualité. En dressant un panorama des multiples champs d'étude qui se sont développés dans le sillage des Cultural Studies, cet ouvrage rend compte de leurs apports théoriques et méthodologiques pour les sciences humaines et sociales.
Cervulle Maxime ; Kergoat Danièle ; Testenoire Arm
Quels sont les effets des rapports sociaux de genre, de classe et de race sur les subjectivités ? Comment celles-ci se frayent-elles des voies pour résister et permettre à un savoir collectif d'émerger ? Autant de questions qui empruntent les chemins reliant le sujet individuel au sujet collectif.
L'absence de diversité sur les écrans et les planches est régulièrement décriée. Où sont les visages, les accents, les récits multiples qui composent le pays ? Et comment agir pour élargir les imaginaires cinématographiques, télévisuels et théâtraux ? Pour répondre à ces questions, Maxime Cervulle et Sarah Lécossais ont mené l'enquête. Leur étude rend compte des expériences de ces comédiennes et comédiens que l'on désigne encore comme "issus de la diversité" et permet de comprendre la manière dont les pratiques professionnelles en matière de distribution artistique conduisent à les écarter. Le constat qu'ils dressent est saisissant. Il donne à voir la manière dont les assignations configurent les trajectoires professionnelles des actrices et acteurs perçus comme non blancs, dessinant simultanément les contours d'opportunités et d'obstacles, les frontières des rôles prescrits et proscrits. Du temps de la formation aux phases du recrutement, des plateaux de tournage aux coulisses de théâtres, leur carrière se trouve sous l'emprise de catégories ethnoraciales dont il est difficile - et rare - de pouvoir se défaire. C'est ainsi la mécanique des discriminations dans les industries culturelles, et leur profonde banalisation, qui se trouvent exposées : entre assignations à des rôles stéréotypés, relégation à des places subalternes et racisme ordinaire sur les plateaux.
DiAngelo Robin ; Cervulle Maxime ; Viennot Bérengè
Pourquoi est-il si difficile de parler de racisme quand on est blanc ? La sociologue américaine Robin DiAngelo a passé vingt ans à étudier cette question dans des ateliers sur la diversité et le multiculturalisme. Elle en a tiré un concept fondamental pour comprendre le rapport des Blancs au racisme : la fragilité blanche, un mécanisme de défense ou de déni qui permet de détourner la conversation, empêchant d'identifier le racisme systémique qui persiste dans nos sociétés. Et donc de le combattre. Dans ce livre devenu un phénomène aux Etats-Unis, en tête des meilleures ventes depuis deux ans, Robin DiAngelo nous donne les clés pour être véritablement antiraciste.
Boudier Valérie ; Cervulle Maxime ; Coville Marion
Le septième numéro de la revue Poli – Politique de l’image porte sur la mise en scène et en discours des pratiques et gestes culinaires. Des jeux vidéo simulant la préparation de plats du quotidien aux émissions de télé-réalité où s’affrontent des chefs en herbe, en passant par la figuration des arts de la table dans les livres de cuisine, il s’agit d’interroger les représentations par lesquelles les gestes ordinaires de l’alimentation et de la cuisine s’offrent en tant que performances sensorielles, spectacles culturels, rituels politiques et techniques du corps. Ces représentations sont en effet traversées de tensions idéologiques qui rejouent et déplacent les anxiétés sociales, qu’elles aient trait aux régimes confessionnels, à la répartition des tâches domestiques, à l’hygiène corporelle ou aux frontières culturelles. Ce numéro s’attache ainsi à détailler les recettes médiatiques selon lesquelles se forment les imaginaires comestibles.
Coville Marion ; Couillard Noémie ; Schlageter Kar
Ce numéro 12 de la revue POLI propose un détour par les coulisses et souhaite investir l'espace muséal par les pratiques quotidiennes des professionnel-le-s, restées dans l'ombre en raison de leur caractère usuel et routinier. C'est par une attention particulière au caractère matériel et situé de ces activités et de ce qu'elles produisent que ce numéro souhaite interroger leur rôle dans la manière dont les musées s'énoncent, se représentent, et établissent un rapport particulier avec leurs publics.