Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Poli N° 7 : Les imaginaires comestibles
Boudier Valérie ; Cervulle Maxime ; Coville Marion
POLI POLITIQUE
12,00 €
Épuisé
EAN :9782953454574
Le septième numéro de la revue Poli – Politique de l’image porte sur la mise en scène et en discours des pratiques et gestes culinaires. Des jeux vidéo simulant la préparation de plats du quotidien aux émissions de télé-réalité où s’affrontent des chefs en herbe, en passant par la figuration des arts de la table dans les livres de cuisine, il s’agit d’interroger les représentations par lesquelles les gestes ordinaires de l’alimentation et de la cuisine s’offrent en tant que performances sensorielles, spectacles culturels, rituels politiques et techniques du corps. Ces représentations sont en effet traversées de tensions idéologiques qui rejouent et déplacent les anxiétés sociales, qu’elles aient trait aux régimes confessionnels, à la répartition des tâches domestiques, à l’hygiène corporelle ou aux frontières culturelles. Ce numéro s’attache ainsi à détailler les recettes médiatiques selon lesquelles se forment les imaginaires comestibles.
Pour son premier album aux éditions Futuropolis, Germain Boudier s'inscrit dans la lignée des oeuvres de Pascal Rabaté (Les petits ruisseaux...), du cinéma français des années 70 et de René Fallet (Les vieux de la vieille, La soupe au chou...). France profonde et dernier petit verre pour la route sont au rendez-vous de ce sympathique premier tome d'Un tour en caravane.On connaît bien le Tour de France, sa compétition et son arrière-cour sulfureuse, mais l'on connaît beaucoup moins l'une des attraction de cette compétition: la caravane publicitaire. Un petit monde à part, deux cent cinquante véhicules publicitaires pour promouvoir le PMU, des banques, des confiseurs, et des spécialités locales comme le «vin de Surseines». Ce qui est certainement une piquette, fait pourtant la fierté du maire de Surseines. Une manière décalée en ces temps de politiquement correct de présenter sa ville. Très décalée même, puisque le «nectar» est proposée dans une camionnette d'un autre âge, par un trio de bras cassés, digne de la famille Deschiens. Ringard pour les uns, la France éternelle pour d'autres. Entre petites magouilles, et aventures sentimentales foireuses, c'est pas gagné pour que la camionnette de Surseines soit élue «meilleure caravane du tour».«Je cherchais un prétexte à un road-movie, explique Germain Boudier. Le Tour de France me paraissait idéal: connu de tous, populaire, ancré dans une culture populaire. Mais, l'aspect sportif ne m'intéressait pas. Je préfère ce qui se passe en coulisse, derrière les caméras. L'aventure humaine plutôt que l'aventure sportive. Les véhicules de la caravane m'offre un bon décor pour mon histoire. Et puis, l'aspect spectacle de ce défilé qui n'arrive pas à cacher la démarche mercantile qualifie bien notre société.»
Les livres informatiques, vous n'y comprenez rien? Rangez vos complexes, oubliez vos expériences malheureuses. Voici enfin une collection 100 % explicite... Et 200 % visuelle! Des captures larges et détaillées, des étapes claires et simples. Enfin des livres qui expliquent l'informatique, telle que vous la vivez vraiment!
Boudier Marion ; Carré Alice ; Diaz Sylvain ; Méta
Définie à partir du modèle théâtral comme la "pensée du passage à la scène" (Bernard Dort), réflexion sur les structures du texte et ses représentations possibles, ou encore mise en relation de l'action, du théâtre et de la pensée (Joseph Danan), la dramaturgie est désormais inscrite et revendiquée au sein d'autres arts scéniques, comme la danse, le cirque, les arts de la marionnette ou encore l'opéra, qui ne font pas nécessairement du texte leur centre de gravité. L'activité dramaturgique s'est élargie et déplacée. Cet ouvrage se propose donc de l'appréhender de manière extensive et transversale avec l'ambition d'analyser la spécificité de la posture dramaturgique dans tous les arts de la scène, du point de vue de leurs processus de création et en donnant la parole à leurs praticiens. Au fil des trente-cinq entrées qui le constituent, ce lexique invite le lecteur - chercheur, étudiant, artiste, spectateur à la découverte des grandes conceptions et mises en jeu dramaturgiques qui influencent : les formes scéniques contemporaines.
Résumé : Dans une région bien délimitée, la légation de Bologne et le duché de Milan, à la même époque, autour des années 1580, trois artistes, Vincenzo Campe, Bartolomeo Passerotti et Annibale Carracci, vont se mettre à peindre un nouveau type de représentations, ce que l'on nommera a posteriori des scènes de genre. Une simultanéité étonnante, d'autant plus que ces nouvelles peintures ont une autre caractéristique commune : elles représentent toutes des personnages aux gestes et aux formes d'action dictés par la présence de la nourriture. Comprendre le rôle de l'aliment dans l'émergence même de la peinture de genre en Italie est ce à quoi s'attache ce livre. D'Anvers à Bologne et Crémone, des tableaux de boucherie à la littérature macaronique de Folengo, du musée d'Ulisse Aldrovandi aux écrits des diététiciens italiens de l'époque, des Zanni de la Commedia dell'arte à la figure emblématique de la Cula, ce texte analyse les liens entre peinture et nourriture, mis en perspective dans la culture italienne du Cinquecento. Basé sur un riche corpus iconographique et un ensemble de textes artistiques, ce livre tire son originalité de l'exploitation de toute une production littéraire et théâtrale de la Renaissance ayant trait à la nourriture, mais aussi de traités de diététiques, de livres de cuisine et de textes relatifs à la théorie des humeurs. Au croisement de l'anthropologie et de l'histoire de l'art, ce travail de recherche éclaire l'apparition de la peinture de genre en Italie par l'analyse des motifs alimentaires qui y sont représentés. Chargée à la fois de significations traditionnelles et de sens nouveaux, la nourriture représentée génère, de toute évidence, un dispositif créateur organisant ces peintures de genre.
Historiens et penseurs contemporains se passionnent toujours davantage pour les liens étroits qui unissent la science à l'imagerie. Encore s'agit-il de préciser ce que ces deux termes désignent. Mathématiques, chimie, histoire de l'art, sociologie ? Cartographies, esquisses, métaphores, photographies ? Ce sont l'ensemble de leurs relations possibles qui intéressent les contributeurs et les contributrices de ce numéro, consacré à la visualisation de la pensée scientifique sous ses formes les plus diverses et les plus inattendues. A l'instar de la reproduction ordinaire médiatisant l'oeuvre d'art, l'imagerie scientifique est parfois restée discrète, voire transparente. Des films mettant en scène experts, laboratoires et prototypes, aux expositions déployant des dispositifs pour rapprocher la science des publics, la représentation du savant dans la culture populaire ou celle du savoir dans la culture muséale sont autant de visibilités restées dans l'ombre, auxquelles ce numéro prête une attention particulière. Il s'agit de montrer qu'au-delà de la scientificité même, l'image et le regard ont toujours été à la pointe de la culture scientifique. Ils en sont les indispensables compléments, un constat que les développements médiatiques et techniques les plus récents ne cessent de conforter.
Qu'ils soient rendus invisibles par les mécanismes de ségrégation urbaine ou qualifiés de «minorités visibles» par les institutions publiques chargées de la régulation des médias, les groupes sociaux les plus vulnérables au racisme semblent pris au piège de la dialectique du visible et de l'invisible. Appréhendée ainsi, la catégorie de «race» elle-même peut être conçue comme une «image persistante», une trace sédimentée des cultures coloniales qui aurait perduré en imprégnant les nombreuses médiations sociales et techniques qui se superposent au regard. L'enchevêtrement des régimes de visibilité et du racisme se manifeste à divers niveaux : dans les modes de production de l'information et de mise en récit du monde social, dans la distribution différenciée des espaces et temps sociaux, voire dans les techniques mêmes de production du champ visuel et perceptif, qui sont issues d'une histoire racialement marquée. C'est ce dernier aspect que ce dixième numéro de la revue Poli souhaite appréhender : penser la recomposition permanente du visible et de l'invisible à partir de la question de la production et reproduction technique de la «race». Ce numéro propose d'interroger les formes d'intensification du racisme permises par la technologie. Si le sens commun pare la technologie d'une aura de neutralité, sa conception et ses usages se trouvent toutefois configurés par les différents aspects de la conflictualité sociale. Aussi peut-on se demander dans quelle mesure la «race» n'est-elle pas le funeste fantôme dans la machine ?