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Les chemins de retour
Cervera Alfons ; Tyras Georges
CONTRE ALLEE
8,50 €
Épuisé
EAN :9782917817407
Les histoires de fiction surgissent toujours d'un lieu donné. Inventer, c'est fouiller dans ce qui existe, l'exhumer et construire d'une autre manière ce que l'on a trouvé. Le croisement de la réalité et de la fiction. Elles sont presque toujours une seule et même chose. Elles sont soeurs jumelles dans les pages d'un roman. [...] Mes romans naissent à partir d'un territoire moral qui est le lieu où je suis né, la maison où je continue de vivre tant d'années après, les personnages qui, avant d'être des êtres de fiction, ont été et sont mes amis de toute la vie." Les lieux comme un leitmotiv, au fil de chacun des romans d'Alfons Cervera Comme l'évoque le titre, Les Chemins de retour, Alfons Cervera revient sur les lieux qui sont à la fois contexte, inspiration et personnages de son oeuvre. On les retrouve régulièrement au fil de son travail. Rapprochant réalité (les vrais lieux, les lieux référentiels) et fiction (tels qu'ils apparaissent dans l'univers romanesque), comparant le passé (les lieux tels qu'ils étaient) et le présent (ce qu'il en reste), confrontant "vérité" et souvenirs, c'est à nouveau une exploration de la mémoire, ses distorsions, ses pièges que mène Alfons Cervera. Une réflexion à voix haute sur l'envers du décor dans la littérature Les photos prises par l'auteur lui-même attestent de cet univers réel ; cadrées par son oeil, elles sont déjà une reconstruction de la réalité. Elles ont en elles cette imprécision qui fait reconnaître sans vraiment reconnaître. Ce livre sur les lieux si importants pour l'écrivain est comme une mise en abîme. Ce n'est pourtant pas un ouvrage technique, mais plutôt une réflexion philosophique.
Ce roman appartient au cycle romanesque d'Alfons Cervera (né en 1947) autour de la mémoire des vaincus dans la guerre et l'après-guerre civiles espagnoles. Le premier livre, Maquis, est paru à La fosse aux ours en 2010.
Biographie de l'auteur Responsable du forum de debates à l université de Valencia, poète reconnu et journaliste attendu, c est surtout comme romancier qu Alfons Cervera s est fait un nom. Alfons Cervera n usurpe pas la voix des bannis ; il porte leurs paroles, leurs douleurs, leur engagement [...] la mémoire est rendue au peuple des sans-nom. Jean Ortiz, l Humanité
Résumé : Dans un sens, se souvenir signifie se réveiller. Et dans ce roman l'évocation du souvenir est d'une importance cruciale. Le texte commence avec Claudio endormi, sous anesthésie générale, alors qu'il va se faire opérer de la cataracte. Cette opération lui offrira-t-elle l'opportunité, à son réveil, d'un autre regard sur l'histoire ? Claudio, regarde est le livre le plus récent d'Alfons Cervera. Le Claudio du titre est son frère. Ils vivent ensemble. Ils sont très différents, mais ils partagent un passé commun (famille, enfance, amitiés, vie). Avec Claudio, regarde, Alfons Cervera vient pour ainsi dire clôturer le cycle des "voix fugitives", une littérature de l'oubli qui se déploie ici sur le versant de l'histoire familiale, une mémoire plus intime. Avec Claudio, regarde on assiste à un sauvetage de l'oubli qui ne se limite pas exclusivement à l'imaginaire de la famille Cervera, mais s'étend à une forme d'universalité, jusqu'à nos quotidiens mouvementés, nous avertissant qu'il y a des " portes " qui se sont fermées à tort. D'une manière ou d'une autre, Alfons Cervera s'oblige, ainsi que le lecteur/la lectrice, à contempler les paysages du passé. Pas en vain, comme il le dit : "le passé n'existe que lorsque nous nous en souvenons", il s'agit de récupérer la mémoire collective de l'histoire récente, activement, et ici, en l'occurrence, celle des Républicains, des vaincus, à travers la littérature.
Les enfants confiés au Conseil général, les adultes en maison de retraite ou ceux qui sont hospitalisés voire incarcérés, constituent finalement un grand nombre de citoyens à part entière. Gilles Cervera, psychanalyste et institutionnaliste, recentre l usager sur son usage citoyen de l institution, quelle qu en soit la prise en charge (soin, aide sociale ou coercition) Le diagnostic ne peut désormais se passer de la participation du malade, du réprouvé, de la personne handicapée. Un essai tonique et subservif.
D'une manière incroyablement subtile et intelligente, Amandine Dhée, en partant de sa découverte et de son expérience personnelle du désir, élargit le propos et acquiert par là-même une résonance universelle. C'est lucide et parfois grinçant. C'est beau et réjouissant aussi, cette ode à la liberté et cet appel à résister aux injonctions, quelles qu'elles soient.
LE MODULOR, UNE NOTION ARCHITECTURALE En 1945, Le Corbusier invente une notion architecturale : Le Modulor, silhouette humaine standardisée servant à concevoir la structure et la taille des unités d' habitation dessinées par l' architecte. Plusieurs habitations furent conçues sur ce mode. Parmi elles, l' Unité d' habitation de Firminy-Vert, près de Saint-Etienne. Le Corbusier décédé avant de pouvoir faire aboutir ce projet, la piscine prévue pour l' Unité d' habitation de Firminy-Vert est fi nalement pensée et construite entre 1969 et 1971 par André Wogenscky, sur les mesures du Modulor. DIALOGUE DES NORMES L' odeur de chlore est le récit d' une femme dont le corps aura évolué, année après année, dans cette piscine aux normes de l' homme parfait. La narratrice dessine son propre parcours aquatique, avec ce corps réaliste qui est le sien. Au cours de brefs chapitres, cette femme, ce "je", dialogue avec l' eau, mais aussi avec Le Modulor.
C'est ici que nous nous retrouvons tous les deux, toi et moi, comme lors de ces lentes promenades sur le Paseo de los Chopos avant que ton coeur n'éclate un midi de printemps il y a plus de vingt ans. De tout cela, père, il y a bien trop d'années, et bien trop de silence. Bien trop.
A travers la destinée de Karel Novotny, employé de banque déporté à la place d'un homonyme communiste, Le Nuage et la Valse nous confronte à une vision kaléidoscopique et panoramique du nazisme et de la guerre. Les personnages de ce roman que le cours de l' Histoire liera entre eux ne sont pas héroïques, ou alors malgré eux, sans le savoir. Ils traversent la vie, ridicules, admirables, répugnants, tragiques. Et malgré l' apparente sécheresse de ton et le refus de tout pathos, une émotion latente traverse le récit. C'est la grande histoire arrachée au plus profond de la vie, cristallisée là, dans le microcosme des camps " Hélène Belletto-Sussel, traductrice.