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Claudio, regarde
Cervera Alfons ; Tyras Georges
CONTRE ALLEE
21,00 €
Épuisé
EAN :9782376651444
Dans un sens, se souvenir signifie se réveiller. Et dans ce roman l'évocation du souvenir est d'une importance cruciale. Le texte commence avec Claudio endormi, sous anesthésie générale, alors qu'il va se faire opérer de la cataracte. Cette opération lui offrira-t-elle l'opportunité, à son réveil, d'un autre regard sur l'histoire ? Claudio, regarde est le livre le plus récent d'Alfons Cervera. Le Claudio du titre est son frère. Ils vivent ensemble. Ils sont très différents, mais ils partagent un passé commun (famille, enfance, amitiés, vie). Avec Claudio, regarde, Alfons Cervera vient pour ainsi dire clôturer le cycle des "voix fugitives", une littérature de l'oubli qui se déploie ici sur le versant de l'histoire familiale, une mémoire plus intime. Avec Claudio, regarde on assiste à un sauvetage de l'oubli qui ne se limite pas exclusivement à l'imaginaire de la famille Cervera, mais s'étend à une forme d'universalité, jusqu'à nos quotidiens mouvementés, nous avertissant qu'il y a des " portes " qui se sont fermées à tort. D'une manière ou d'une autre, Alfons Cervera s'oblige, ainsi que le lecteur/la lectrice, à contempler les paysages du passé. Pas en vain, comme il le dit : "le passé n'existe que lorsque nous nous en souvenons", il s'agit de récupérer la mémoire collective de l'histoire récente, activement, et ici, en l'occurrence, celle des Républicains, des vaincus, à travers la littérature.
C'est ici que nous nous retrouvons tous les deux, toi et moi, comme lors de ces lentes promenades sur le Paseo de los Chopos avant que ton coeur n'éclate un midi de printemps il y a plus de vingt ans. De tout cela, père, il y a bien trop d'années, et bien trop de silence. Bien trop.
Cet ouvrage est une invitation à penser avec plutôt que sur Miguel Abensour, parce que le meilleur hommage que l'on puisse rendre à un maître n'est pas d'arpenter en long et en large le chemin qu'il a déjà parcouru, mais de reprendre le flambeau pour l'amener plus loin. La pensée de Miguel Abensour n'est pas un objet d'étude. Elle est une force vive, une source d'interrogations continûment renouvelées, une puissance intempestive inquiète de l'ordre des choses et qui pourtant ne s'en accommode jamais. Composer avec elle, c'est recomposer notre façon d'envisager le monde. Parce qu'il a été leur professeur, leur éditeur, leur directeur de thèse ou simplement un inspirateur, tous les contributeurs et toutes les contributrices de cet ouvrage ont une dette envers Miguel Abensour. La meilleure façon d'honorer cette dette n'est pas de rendre au créancier - et que lui rendrait-on, d'ailleurs ? - mais de préserver le souffle de ce qu'il a transmis. Le souffle insurgeant de la démocratie, le souffle imaginatif de l'utopie, le souffle révolutionnaire de l'émancipation, le souffle vivant de la philosophie. Des souffles qui se mêlent, s'emmêlent et se démêlent. Des souffles désordonnés qui ont la vertu de nous désarçonner. Nous n'avons ni voulu domestiquer ces souffles, ni les mettre à l'unisson, mais avons, chacun et chacune à notre manière, choisi de nous laisser porter, et emporter, tout simplement, par le souffle d'une pensée.
Ulthar ainsi que ses environs ploient sous l'emprise d'un froid intense et mystérieux, créant l'inquiétude chez les notables et vénérables de la cité. C'est à leur appel que répond Randolph Carter, nanti de son expérience dans les pérégrinations oniriques
Pour avoir des perspectives, il est nécessaire de passer par l'introspection. La négociation, audelà des techniques et méthodes, c'est tout d'abord une aventure humaine. Ce livre, au rythme d'un voyage, vous amène à vous découvrir afin de mieux connaître l'autre. Le succès d'une négociation ne se résume pas à fa signature d'un contrat ; c'est plutôt l'établissement d'un lien fort entre les deux partenaires commerciaux, outil indispensable de survie dans un monde ultra-concurrentiel.
La traduction n'est pas seulement mon travail alimentaire. C'est mon métier, et je suis attachée à ce mot avec tout ce qu'il connote de soin, de savoir faire, de travail minutieux sur la trame de l'écrit. La traduction est mon métier, elle a forgé ma personnalité, y compris en tant qu'autrice ; j'écrirais sans doute autre chose et autrement, si je ne passais pas une partie de mon temps à traduire depuis deux langues étrangères, si j'étais ancrée dans une seule langue, une seule culture, un seul territoire. Cesser de traduire, ce serait renoncer à ce qui m'a faite telle que je suis.
De Buenos Aires à Madrid, en passant par Paris et le Kent, ce roman nous entraîne au coeur des questionnements sur l'identité, la transmission, l'exil et l'écriture. Fils d'un immigré roumain installé à Buenos Aires, le narrateur, écrivain, décide de partir vivre à Paris. C'est dans un café qu'il prend l'habitude de lire les lettres que son père lui envoie, se remémorant l'histoire de sa famille. Quand il apprend que son père est lui aussi en train d'écrire un livre, il se sent dérouté. Et voilà que vient s'intercaler une autre histoire, celle de Józef et de son épouse, Jessie, tous deux installés en Angleterre. Tiens donc, Józef est écrivain lui aussi, d'origine polonaise, exilé en Angleterre : l'immense écrivain Joseph Conrad pourrait bien être le personnage du prochain roman de notre narrateur argentin. Avec ces histoires qui s'imbriquent, Eduardo Berti tisse une toile particulièrement fine et prenante. Son sens de la formule et son humour créent une narration dynamique qui emporte le lecteur.
Mon voyage intérieur vers l'Europe commença dès l'instant où, m'étant inscrite à un cours d'allemand à Tokyo, j'ouvris le manuel. Prononcer l'alphabet autrement que pendant les cours d'anglais eut un effet libérateur. Mozart sonnait enfin comme Mozart puisque je ne prononçais plus le z comme dans zéro, mais comme dans pizza, donc plutôt d l'italienne, et par conséquent à l'européenne. [...] Mon insolence juvénile me donnait l'illusion d'avoir parcouru déjà la moitié du chemin vers l'Europe."
Puisque j'étais occupé à rompre le lien organique qui m'unissait à Rougeville, nous serions sous peu appelés - la ville et moi - à nous installer dans une crise sans fin : moi dans une crise d'identité aux multiples rebondissements, pour cause d'impostures successives ; et la ville, de son côté, dans une longue agonie économique (suite à l'arrêt de l'exploitation de ses puits de mine au milieu des années 1970)."