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Les silences de l'apocalypse. Une église appelée Babel
Cazeaux Jacques
CERF
29,00 €
Épuisé
EAN :9782204096867
Présentation de l'éditeur S'attachant depuis longtemps à montrer comment le sens d'une oeuvre littéraire ne peut se déterminer sans une attention minutieuse à sa structure, Jacques Cazeaux nous offre ici une lecture magistrale du livre de l'Apocalypse. Cette vaste étude à la fois littéraire et exégétique de la prophétie de Jean dresse un panorama de ce texte de la révélation divine, alimentée par la Torah et les Prophètes. Il montre en quoi le procédé même de construction de l'Apocalypse défait à l'avance le mirage des visions, pour rappeler l'importance de l'audition de la Loi. Car avant les visions, qu'on retient trop souvent comme l'essentiel de l'ouvrage, le lecteur peut lire les sept lettres destinées à des surveillants de sept églises d'Asie. Celles-ci semblent placées là de manière relativement anodine. Cependant, comme le montre Cazeaux, elles prennent un sens nouveau si l'on considère que l'exhortation à écouter la Loi est la révélation ultime de l'Apocalypse. Il y est question de la présence du Mal et de l'enjeu de la vie et de la mort qui est l'affaire des sept. Les premières visions n'auront de sens que rapportées à la vie ordinaire du chrétien. Jezabel, Babylone, Grande prostituée : figure caricaturée dans l'image biblique de Babylone, violation des préceptes de la Loi ; par contraste, le pouvoir royal aboutit à la vision ultime d'une Jérusalem où le voyant ne voit pas de Temple. L'Apocalypse est ainsi proche du livre d'Ezéchiel, au moins sur le point de discréditer la vue au bénéfice de l'oreille, dont le dessein est ordonné selon une perspective : face à la volonté de puissance et de gloire des rois, le serviteur souffrant devient le guide.
Résumé : Peut-on, une bonne fois, retourner comme un gant le sentiment que laisse depuis des siècles la lecture triomphaliste des Macchabées, de Judith, d'Esther, comme de Josué et des Juges - autant d'?uvres insoutenables à nos oreilles pacifistes parce qu'elles ont pour matière la violence, la vengeance, l'exaltation nationaliste ? Des détails dans les Macchabées (le souci du renom, qui passa par une contagion fatale des Nations au peuple d'Israël, les jeux équivoques de la lumière qui brille sur les armes ou sur l'or, la façon subtilement graduée dont Judas, puis Jonathan, puis Simon, prennent un pouvoir de plus en plus personnel, ambitieux et cupide sur le mouvement de révolte) font deviner que le livre dénonce en réalité le chemin suivi par les Judéens du IIe siècle avant notre ère. De même faut-il regarder de plus près la tête de Holopherne aux mains de Judith et se demander si le livre d'Esther célèbre les Juifs et leur revanche ou ne les met pas plutôt au service de l'Empire paisible - et eschatologique - de la Perse. Cet essai propose une révolution copernicienne sur bien des préjugés : la Bible dirait la paix là où elle parle le plus de sang, elle parlerait de la misère d'Israël là où elle consigne ses hauts faits. Pour le voir, il faut renoncer aux résumés et aux pages choisies et se confier au génie littéraire de ces textes.
Résumé : Le livre des Actes des Apôtres est lu avec nostalgie par tous les réformateurs comme l'histoire édifiante de l'Église primitive, et surtout le journal exaltant des voyages de Paul, le plus grand missionnaire. Mais son but est peut-être initialement autre Entre le témoignage du sang et celui de la mission, les Actes montrent la difficulté de l'Evangile. Autant qu'une histoire des origines, le livre tisse une prophétie destinée à réformer les communautés déjà déviées. Ces dernières, négligeant la Passion, célébraient la liberté qu'avait ouverte la Résurrection ; elles tendaient à faire des Nations un nouveau peuple élu en rejetant l'héritage d'Israël, avec un penchant pour les signes et le culte des personnalités, dont celle de Paul, précisément. Les Actes des Apôtres pourraient bien être moins une histoire qu'un montage à base d'histoire pour démystifier'l'image de Paul - non pas Paul, mais ce qu'on en faisait, c'est-à-dire le champion d'une volonté de puissance. L'auteur rappelle que la première moitié des Actes insiste lourdement sur la Passion et, avec: Étienne, sur le martyre comme mission de l'Église, sur le centre inaliénable de Jérusalem, c'est-à-dire Israël, sur le rôle de Pierre, premier messager de l'Evangile aux Nations, avec le Romain Cornélius. La seconde partie des Actes raconte les voyages de Paul, mais de telle sorte que l'inflation, l'inutilité et l'erreur y sont mêlées. Le fameux appel à César était quasi blasphématoire et inutile, Paul pouvant prendre le bateau de n'importe où et n'importe quand. Et pourquoi Rome, alors que la Pentecôte prévoyait aussi la Perse ? Tout à la fin du livre, Paul, enfin vrai, immobile, enchaîné à Rome, parle enfin du royaume de Dieu et délivre le message du Serviteur, annoncé par le Baptiste et Jésus.
Il s'agit ici de traverser la Genèse comme qui traverserait le Pacifique à la rame: en profitant de chaque vague. Le livre est volumineux? Comme son lecteur n'est pas obligé de le lire d'un trait et en suivant, mais peut l'aborder par telle ou telle page - la Création, mais aussi bien Abraham, Noé ou joseph... -, chaque section fournit un regard sur l'ensemble et l'on n'a pas économisé les reprises. Paradoxalement, la lecture en devient plus confortable. Un jour, les belles traditions historiques, des légendes, voire de vieux mythes, ont été rassemblés pour les judéens revenus d'exil. On pouvait être tenté de réveiller en eux l'orgueil nationaliste et par exemple, le désir d'indépendance ou celui d'une royauté. Mais le livre de la Genèse leur propose au contraire un tableau des origines des Nations et d'Israël plus nuancé. Un homme est blessé. Israël est blessé, et si l'on annonce son rôle parmi toutes les Nations, ce sera celui du service joseph et ses frères finissent exilés en Égypte. Les rois désirent deux choses, un bon territoire et un fils aîné? La Genèse écarte l'un et l'autre au profit d'une sorte d'abdication: elle veut purger en l'homme la volonté de puissance. Le vide ainsi obtenu est alors rempli de l'heureuse Présence de Dieu et du frère. Ce que les Prophètes disent d'une voix terrible, la Genèse le monnaie avec lenteur, par des récits à la fois populaires et sages. Et les vieilles légendes, les mythes, les souvenirs historiques sont reliés, patinés, unifiés par une conscience littéraire très sûre. C'est précisément cette finesse, cet art simple et subtil en même temps, que Le partage de minuit voudrait donner à saisir.
Résumé : Que connait-on du livre des Rois, de cette saga des souverains d'Israël et de Juda ? Révélée par Jacques Cazeaux, exégète de renom, l'épopée fantastique, brutale et douloureuse des douze tribus d'Israël nous donne à comprendre l'action de Dieu au coeur de l'histoire. Les trois premiers règnes de Saül, de David et de Salomon occupent les deux tiers des livres de Samuel-Rois, appelés Premiers Prophètes. Mais à ces trois noms tristement exemplaires ont succédé une série de rois. Les livres des Rois les ont suivis sur plus de trois siècles, jusqu'aux exils en Assur et à Babel. Cette chronique n'est pas le fait d'historiens mais de prophètes, et ils n'ont guère retenu des règnes que des apostasies, des crimes, des alliances folles, leurs luttes fratricides après un schisme dû à la folie de Roboam, le fils de Salomon, bref, leur course vers l'abîme - l'Exil, finalement libérateur. Leur acharnement paraît étrange. Mais la Bible soude religion et vie en société. Or, aux nations férues de volonté de puissance sous la forme de la royauté orgueilleuse et destructrice, Israël devait donner le modèle d'une fédération de douze tribus sous la royauté du seul YHWH Dieu. Israël serait l'exemple pour les nations du refus de la volonté de puissance qui défie la divinité et aboutit à l'homicide depuis Caïn. Au contraire, en copiant la royauté des nations, les Israélites ont rompu le maillage et la liberté des tribus, des clans, des familles, de chacun. Ils ruinaient l'essence d'Israël et sa mission dans le monde. Mais à même l'horreur, les prophètes rédacteurs de la Bible ont cru à la persévérante présence de YHWH Dieu dans les ruines : de génération en génération Il aura suivi, repris, châtié, béni pour mieux perdre, exténué, réduit à quelques prophètes ce monstre chéri et nécessaire au monde, Israël. Ce second livre de Jacques Cazeaux sur la royauté en Israël entreprend de faire suivre un tel féroce et sublime compagnonnage. Féroce, par ce qu'on ne rabat pas sur l'absolu ; sublime, par la force de la pensée comme par la subtilité et la grandeur du style.
Résumé : SI vous cherchez encore la notice d'utilisation de votre bible, ou si elle prend gentiment la poussière ; SI votre seul souvenir de Moise, ce sont les chansons du Prince d'Egypte ; SI vous pensez qu'avec de nouveaux mots comme pentateuque, sapientiaux ou psaltérion, vous pourriez enfin battre votre grand-mère au scrabble ; SI vous voulez comprendre pourquoi Jésus nous compare sans cesse à des moutons ; SI vous n'avez jamais lu le Nouveau Testament jusqu'au bout parce que l'Apocalypse, ça fait vraiment trop peur ; Voici le kit de survie pour apprendre à lire la Parole de Dieu.
Livre le plus mystérieux de la Bible, l'Apocalypse suscite les interrogations et les interprétations les plus folles. Mais comment la lire, la décrypter et la comprendre pour ce qu'elle dit vraiment ? Un volume très spécial des " ABC ".C'est Régis Burnet, ancien élève de l'École normale supérieure et professeur à l'université catholique de Louvain, qui se fait ici votre guide pour entrer dans le livre de l'Apocalypse.Identification de l'auteur, contexte scripturaire, historique, culturel et rédactionnel, analyse littéraire, structure et résumé, examen détaillé des grands thèmes, étude de la réception, de l'influence et de l'actualité, lexiques des lieux et des personnes, chronologie, cartes géographiques, bibliographie : un grand spécialiste de l'Écriture se fait votre tuteur sur l'un des textes les plus mystérieux de l'histoire humaine." Mon ABC de la Bible ", ou la boîte à outils d'une lecture informée et vivante du Livre des Livres.
Lorsque Jésus veut parler de, Dieu et de ce qu'il espère des humains, pourquoi choisit-il de raconter des histoires ? Les courts récits fictifs, à portée symbolique, que sont les paraboles sont ciselés pour ouvrir de nouveaux champs de réflexion. Elles visent à secouer l'apathie et susciter une action fraternelle selon une visée universelle et attentive aux plus faibles, aux plus pauvres, aux bannis de la société. Camille Focant présente ici une interprétation des 32 récits paraboliques des évangiles, offrant au lecteur un commentaire complet des différents genres de paraboles que l'on y rencontre. Un livre indispensable pour mieux comprendre l'enseignement de Jésus.
Le texte de la Bible de Jérusalem. Des explications théologiques. Des clefs pour comprendre le sens. Des propositions de lectures pour mieux l'aborder. Des questions pour en débattre. Des pistes pour prier en groupe ou seul. L'évangile de Jean, souvent considéré comme le plus mystique des évangiles, forme le cinquième titre de cette collection. Un véritable compagnon pour lire la Bible, réunissant les meilleurs spécialistes au service d'une pédagogie pour tous.